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 (klamille) Say something or just stay here one a moment, please

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vampires
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MessageSujet: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Jeu 3 Mar - 20:10

Say something or just stay here
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Klamille
Il m’arrivait encore de douter. Devais-je vraiment être là ? Je n’avais plus aucun endroit où vivre et être à ma place. Je crois que j’avais envie d’être proche de mes défunts. J’avais envie de me recueillir sur leurs tombes. Mais, malgré moi, je n’avais pas la foi qu’avait mon oncle. J’ignore s’ils m’entendent encore, peuvent me voir. Si c’est le cas, ils doivent être affligés de ce qu’ils voient. Contrairement à eux, mes atrocités viennent de mes choix, de mes actes. Aujourd’hui, je pensais exister pour une personne, pourtant, c’est cette dernière que j’ai abandonné. Avant, je pensais que mon choix était de rester sur cette Terre pour faire le poids contre les monstres tapis dans l’ombre. Aujourd’hui, le monstre, c’est moi et le repentir semble inaccessible. Le pardon n’existe que si on commence à se l’accorder soi-même et je ne souhaitais pas me l’accorder. Après toutes ces années à chercher qui avait fait tant de mal à ma famille, combien de temps mettrait les personnes que j’ai fait souffrir à travers mes actes avant de me trouver à leur tour ?

Je n’étais pas Klaus, je ne serai jamais Klaus. Peu importe ce qu’il pouvait me dire déjà à l’époque, bien que pendant plusieurs années ma nouvelle condition semblait mieux me convenir. Je n’avais pas son passé, son histoire, son vécu, son ressenti. Ma part d’ombres venait de moi et de moi seule, personne n’avait conduit mes actes au travers d’un passé douloureux. Bien avant la mort de Sean je sentais ces démons en moi. Les démons de mon frère sont devenus les miens. Je le sais, je le sens et j’ai encore envie de prendre la fuite. Mais rien ne sert de courir lorsque l’on ne sait pas où on veut aller. Un choix douloureux s’était posé à moi et contrairement à n’importe quelle autre femme avec qui aurait pu finir Klaus, je ne l’ai pas consulté. J’ai fait ce choix pour moi, égoïstement. Du moins, c’est comme cela que je le vois maintenant… Je pensais le protéger, je pensais que rester serait pire, avais-je vraiment raison ? Il m’est même traversé l’idée de finir ce qu’avait commencé Marcel sans le vouloir. Aurais-je du mourir pour de bon au lieu de finir ma transformation ? Mais une partie de moi me disait que Klaus ne pourrait jamais être serein après un autre épisode tragique dans sa vie. Non, je ne pouvais pas lui faire ça. De plus, moi morte, les principes de la famille O’Connell mourraient avec moi.

Au Mystic Grill, sur une table seule, je songeais soudain à Marcel. En plus de vingt ans, je ne l’avais pas revu. Il avait dû fuir aussi la Nouvelle-Orléans. Un jour, ces sorcières viendraient peut-être se venger de ma propre vengeance. A ma droite se trouvait le dernier journal des news sur la Nouvelle-Orléans. Je suivais de près le procès de l’homme que j’avais hypnotisé pour me venger. La sorcière était à ce jour dans le coma. Mais ce n’était pas le papier qui avait le plus mon attention sur le moment. Je remplissais les papiers pour ouvrir mon cabinet de psychanalyste à Mystic Falls. Le seul souci, c’est que si je décidais d’aller jusqu’au bout de la démarche, au-delà des frais énormes, Klaus et les Mikaelson en général se rendraient rapidement compte que je venais de nouveau de mettre les pieds en ville. Mon regard fixait étrangement mon verre de bourbon. Quand j’étais humaine, rapidement l’alcool finissait par me monter à la tête, plus maintenant. Je prenais une profonde inspiration avant de me masser les tempes. Il devait être plus facile de vivre, humain ou vampire, lorsque l’on était bête. Je me prenais trop la tête, je réfléchissais trop. Défaut que je partageais avec Klaus. Lui aussi se prenait trop la tête et cela le rendait paranoïaque. Penser à lui était douloureux mais me permettait bien souvent de retrouver mes esprits dans ce genre de crise d’angoisse en public.

Dans un soupir, je me calais un peu plus contre la banquette. La solitude n’était finalement pas une bonne idée. Enfin, je crois. D’un signe de la main, j’appelais un serveur.

« Bon retour parmi nous… Je vous sers un autre verre ? »

D’un sourire en coin amusé, je confirmais d’un mouvement de tête. Puis me vint un léger gloussement quand il s’éloigna. C’était mauvais signe non, quand on n’était pas barmaid mais qu’après plusieurs mois d’absences, le barman vous reconnaissait ? Qu’importe, il fallait sans doute mettre cela sur le fait que ma nouvelle condition de vampire me poussait à boire plus. Ça et puis… Je pensais, à tords je le savais, qu’il fallait que je me comporte de nouveau comme une humaine. Je ne marchais et ne courrait qu’à vitesse « normale ». J’essayais de tester mes limites par rapport au besoin de sang… Je n’hypnotisais personne, je payais tout ce que je devais payer. Redevenir normal en étant anormal était mission impossible et pourtant je m’y risquais. Pour le meilleur, ou plutôt pour le pire…
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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Lun 7 Mar - 18:33

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camille
&
niklaus
" Heuh... vous êtes sûr que c'est légal tout ça ? " " Mais oui, t'inquiètes ! " " Je sais pas vous mais, je n'ai pas envie d'être arrêté pour mauvaise conduite ? surtout pas cette année... " " D'ailleurs, vous vous rappelez du vampire qui a été jugé publiquement il y a plus de vingt ans ? " " Evidement ! " " Ils ne feraient jamais une chose pareil à l'un d'entre nous, t'en fais pas ! " " Tu crois ? " " Evidement que non... il ne sait même pas de quoi il parle. Il ne fait que répéter ce qu'on lui a dit, ce qu'il a lu dans les livres... mais jamais, oh grand jamais, ces gamins ne savent ce que le monde était il y a à peine vingt ans. " Bon... tu t'occupes de prendre ta voiture ? " " Ouais ! et n'oublie pas les flyers ! " Leur mission secrète ? Recouvrir la porte de la mairie -ainsi que celle du tribunal- de flyers autocollants, proclamant la non-acceptation de la paix et le refus des festivités qui approchent pour l'honorer. Ils ont tous entre 15 et 19 ans mais, à les écouter, le monde était bien meilleur avant... lorsque les "buveurs de sang" chassaient et que les chasseurs de vampires avaient alors une bonne raison (légale) pour les exterminer.
Souvent, ce sont des jeunes imbéciles qui ne savent pas le danger qu'ils évitent de ci peu. Si seulement les choses étaient autrement, ils ne seraient sûrement plus de ce monde... si les temps étaient autres, cela ferait longtemps que leur envie de chasser du vampire leur serait passé. Ils ne portent même pas de verveine ! Devant tant d'amateurisme, Klaus ne peut s'empêcher de sourire... d'un sourire triste et las. Assis à une des tables du fond du Mystic Grill, il écoutait la conversation des jeunes depuis leur entrée dans le bar. Avec leurs badges et leurs têtes à claques, ils savait pertinemment qu'avec eux, il n'allait pas s'ennuyer et, bingo ! Ils avaient réussi à lui être d'être excellente distraction. Si bonne qu'il est maintenant déçu de les voir repartir... même si, au fond, il sait que cela ne sera pas la dernière fois qu'il les voit. Il leur rendra une petite visite ce soir, pendant leur tournée nocturne. Il leur fera peut-être qu'une simple frayeur ou, peut-être qu'il en kidnappera un pour servir d'exemple sur les autres. Non, il ne sait pas trop encore ce qu'il leur réserve comme surprise mais, une chose est sûre : s'ils sont avides de chasse et de sang, ils vont en avoir. Mais cela ne sera certainement pas le genre de chasse auxquelles ils s'attendent...

Un des avantages de cette fichue paix, c'est sans doute cela... la banalité qu'est devenu la verveine. Persuadés que les vampires sont "gentils" et "ne peuvent plus leur faire de mal", beaucoup d'inconscients ne pensent même plus/pas à en porter (ou en boire) et, ça, c'est un réel plaisir pour Niklaus. Quelques années auparavant, les cafés de Mystic Falls étaient infestés de verveine -sans même que les gens s'en aperçoivent- et même les eaux avaient été traitées pour protéger ses habitants et éloigner les vampires. Aujourd'hui, la ville est peuplée de vampires qui vivent en "harmonie" avec les humains et, en plus de révolter intérieurement l'hybride, cela lui donne envie de vomir. " Un autre verre, monsieur Mikaelson ? " Il hoche la tête, l'air grognon. Je regard perdu dans celui qu'il vient de terminer, il ne prend même pas la peine de lever les yeux vers le serveur qui, adorable à souhait, lui sort par les trous de nez.
Avant, tout le monde redoutait sa réputation et tremblait à la simple annonce de nom prénom... Aujourd'hui, ces mêmes personnes le regardent en coin ou lui font de grands sourires hypocrites. Il les aurait déjà massacré s'il le pouvait mais trop de corps à dissimuler et, pas assez de forêt. Tant de personnes à cacher nécessite une grande organisation et, il a beau s'être déjà débarrassé d'un nombre incalculable de corps, en temps de Paix, c'est un peu plus compliqué... Beaucoup se poseraient des questions et, viendrait le jour où tous les regards se tourneraient tous vers le grand méchant loup. " Tenez, voici votre bourbon. " Mais non... maintenant que Hope est son seul miroir, il ne peut pas se permettre que son reflet soit abimé aussi bêtement. Il lui faut être minutieux, plus rusé et encore plus stratégique qu'avant... et les personnes qui osent penser que la verveine est inutile de nos jours sont devenues ses cibles -faciles certes mais- favorites.

Les gamins sont déjà partis lorsque une odeur attire son attention. Non pas qu'elle soit trop forte ou désagréable mais, la dernière fois qu'il l'a sentie, c'était dans sa chambre... après que Camille se soit volatilisé. Elle s'était introduite chez lui, était venue jusqu'à sa chambre et lui avait même volé un de ses pulls. Oui oui oui... Niklaus hésite encore à ce jour entre rire ou en pleurer. Certes, il se sent soulagé de la savoir en vie et encore attachée à lui mais, d'un autre côté, il lui en veut énormément. Elle est partie... deux fois, pas une. La première fois, il avait considéré cela comme une erreur. Etant bien placé pour savoir que nos erreurs ne sous définissent pas toujours, il lui avait pardonné. Il lui avait même fait comprendre que leur relation n'était pas si fragile, qu'elle n'avait pas à avoir peur de ce qu'elle était devenue : une vampire. Après tout, qui mieux qu'un Originel pour vous expliquer comment gérer cette nouvelle vie ? Klaus pensait sérieusement avoir été capable de la rassurer mais, le jour où il retrouva la maison vide de nouveau, il baissa complètement les armes. S'il était incapable à ce point de rassurer la femme qu'il aime, à quoi bon faire semblant d'être gentil et attentionné avec ceux dont il en a rien à faire ? ...bref. Il se met à la chercher du regard dans le bar et la trouve aussitôt. Elle n'a pas changé d'un poil. Malgré lui, il hume son parfum à nouveau ; délicat et discret, il le reconnaitrait entre mille.
Le serveur fini par la servir. L'hybride reste là un moment, à la regarder, avant de se décider à venir la rejoindre. Nonchalant, il se lève, récupère son verre, s'approche de la table de la jolie blonde et pose ses deux mains sur la table. Le choc entre celle-ci et son verre est tel que les gens assis sur la table qu'à côté sursautent et le dévisagent d'un air désapprobateur. " Il y a un problème mademoiselle ? " Sans un mot, il fusille le curieux du regard, l'invitant à se tourner vers son propre verre. L'hybride n'est vraiment pas d'humeur à jouer les "gentils" mais, il tente tout le même de faire bonne figure devant un public visiblement intéressé. Faisant signe au serveur, il demande à ce qu'on leur apporte carrément la bouteille. " Il va me falloir une sacrée dose d'alcool si on doit se dire les choses telles qu'elles sont... et surtout avant que tu ne disparaisses à nouveau. " marmonne-t-il, plus pour lui que pour elle. L'œil méfiant et plein de défi, il s'assoit en face d'elle, pose ses coudes sur la table et croise les bras. Il l'examine sur toutes les coutures pendant un instant, quelques secondes de silence et de malaise. Puis, l'air de rien, il lui adresse son plus beau sourire et "recommence son entrée" comme si ce qu'il venait de se passer n'avait été qu'un mauvais songe. " Bonjour, love... "

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Mar 8 Mar - 3:34

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Klamille
Il y a ce moment où on craint de croiser le regard de l’être aimé. Plusieurs raisons en sont la cause. Dans mon cas, l’une de ses explications ne viendrait que plus tard. Il y a des moments où l’on fait des choix tout en sachant que cela risque de ne pas plaire à la personne qui compte vraiment. Pourtant on les fait, pour les protéger, les protéger de nous, de ce qui pourrait être détruit par notre faute. Je me rappellerais toujours mes excès de colère, sans un seul mot plus haut que l’autre. Le pire quand on est une personne qui connaît l’esprit humain, c’est que l’on peut réparer comme détruire. Il était tellement facile, d’autant plus, de faire du mal à ceux que l’on aimait. Qui étais-je au fond ? Dans tous les cas, il m’arrivait encore de me poser la question, même aujourd’hui. Est-ce que Klaus n’était resté avec moi que pour le fantôme de la personne qu’il avait connu ? L’humaine et non le vampire ? J’avais hésité à achever ma mutation, je m’en souviens clairement. Dans un monde parfaitement humain, ce serait comme accrocher une photographie de plein de pieds dans son appartement d’un proche décédé. N’est-ce pas souffrir qu’un peu plus chaque jour ? J’avais cet espoir de redevenir celle qu’il avait connu tout en sachant qu’il ne serait jamais réellement possible de le faire. Ce temps été révolu, je l’avais prévenu, la mort d’un proche ne serait pas quelque chose qu’il accepterait. Alors qui suis-je aujourd’hui ? Un souvenir ou une personne ? Malgré tout je devais reconnaître que si je croyais à ma propre mort de façon certaine, j’aurai laissé les sorcières m’attraper à la Nouvelle-Orléans.

A vrai dire, j’en avais conscience, j’avais fait le choix de revenir, mais je n’étais pas sûre de moi, de mes sentiments. Oh, bien sûr, pas au niveau de Nik… Non, mes excès de colère. J’avais tué. Je ne pouvais pas revenir en arrière. Dès que je fermais les yeux, c’était Klaus que je voyais, son visage, ses traits. Je me rappelais du touché de sa peau sous mes doigts ou encore de la caresse de ses lèvres contre les miennes. Plus que tout, je devais le reconnaître, je me souvenais la première fois où j’avais enfin accepté d’être un vampire et ces sentiments qui n’étaient que plus… Impressionnants. Il y a des choses, au-delà de la pureté d’un sentiment, qui se décuple en perdant son humanité pour devenir un vampire. Seulement, quand le visage de Klaus et son sourire m’échappait, je me souvenais de la terre sous mes mains. Ces moments où ce qui restait de Cami en moi se réveillait et frottait ses ongles sous l’eau chaude à s’en brûler les doigts en priant pour que ce sang soit le mien et pas celui d’une personne que j’avais dû enterrer. Mes prières ne pouvaient malheureusement plus être entendues. J’aurai aimé avoir plus de foi, mais je sais que d’après l’opinion de mon oncle, être un vampire n’est pas une bonne chose en soi. J’aurai aimé avoir une discussion avec lui pour avoir son point de vue. J’avais dû faire le deuil de Shaun, celui de Kieran, maintenant celui de ma mère et je détestais qu’un peu plus encore ce que j’étais.

Alors que je m’efforçais de me concentrer que sur mes papiers, je ne pouvais pas empêcher mes sens de ressentir un regard insistant sur moi. Cela dit, naïvement, je dois l’avouer, je ne pensais pas que ce serait celui de Klaus. En même temps, à part le croiser, je ne pense pas que j’aurai fini par prendre les choses en main et essayer d’avoir une discussion avec lui. D’autant plus que j’étais persuadée qu’il n’avait pas dû savoir que j’étais rentrée dans sa chambre. Relevant brusquement mon regard au geste de colère de la personne qui venait à ma table, mon sang ne fit qu’un tour, avant qu’un frisson ne parcours mon échine. Un réflexe parfaitement humain aurait été de cacher tout de suite le journal sur les nouvelles de la Nouvelle-Orléans. Je n’avais pas envie qu’en plus de me revoir, il s’aperçoive que mon escapade m’avait amené à faire des choix dont je ne devrais pas être fière. Non, il fallait que je trouve le moment où le geste de masquer le journal ne paraîtrait pas maladroit ou suspect. Dur de penser que j’arrivais à penser à ce simple détail alors qu’il se montrait face à moi ? A vrai dire, pleins de choses me passent par la tête, mais sa colère fait que je suis sur le point de me lever. Craignant qu’il n’égorge l’homme qui demandait si j’avais besoin d’aide. Un simple sourire me suffit pour rassurer la personne en question et qu’elle se retourne. Je me crispais soudain à la première pique de l'originel. Je me retenais de lui répondre quoi que ce soit. De lui reprocher quelque chose qui était déjà venu sur le tapis. Comme, à tout hasard, le fait qu’il n’avait pas voulu m’entendre quand je l’avais prévenu que si j'achevais ma mutation, je ne pouvais pas être sûre d’être … Moi. Prenant une profonde inspiration, je marquais quand même mon agacement tout en me retenant de répondre.

J’étais partagée, partagée à l’idée de faire ce dont j’avais envie et ce qui serait mieux pour lui. Mais puisqu’il semblait vouloir parler, autant mettre les cartes sur la table. D’un sourire crispé, plus perturbée de le voir que ce que je pensais, je parvins quand même à rentrer dans son jeu… L’ombre d’un instant. « Bonjour Klaus, comment vas-tu aujourd’hui ? » Mais le supplice de revoir réellement son visage était trop dur et je détournais rapidement mon regard sur la bouteille d’alcool que l’on venait de nous déposer. C’était comme de se brûler les yeux, oui, c’était comme être amoureux du soleil et savoir qu’un simple regard vers ce dernier brûlerait la rétine des yeux qui osent se poser sur lui. En fait, c’était bien plus complexe que cela. J’avais envie de le voir, de le regarder, de le toucher pour m’assurer qu’il était bien là. Mais du temps était passé, j’avais fait des choix et je n’étais pas encore certaine de ce qui était le mieux pour lui. C’était alors le bon moment. Rangeant mon stylo dans mon sac, je repoussais mes papiers pour les placer au-dessus du journal, mine de rien. « J’imagine qu’il serait plus courtois de ma part de commencer… Au risque de commencer par t’énerver, la première fois je t’ai prévenue et je ne t’ai pas empêché de me voir non plus. Tu n’es pas seul Klaus et tu ne le seras jamais… » Il était inutile que je t’amène dans ma chute. « Je suis revenue il y a quelques jours et j’accepte d’avoir cette discussion avec toi ici si… Tu es sûr que peu importe la discussion, tu arriveras à garder un minimum de calme. Ce qui vaut aussi pour moi, cela dit. » Tout était bon pour éviter de le regarder vraiment, comme si je ne l’avais pas vu depuis des millénaires. Mon regard se posait sur le serveur avec ses allers-retours, ou encore l’étiquette de la bouteille ou même les détails de mon propre verre, comme la goutte qui glissait le long du verre. « Pour être parfaitement honnête, je ne sais pas si c’était une bonne idée de faire ce que j’ai fait, mais je ne pense pas forcément que revenir soit bien pour toi non plus. Ou pour toute autre personne de ta famille… » Parce que finalement, avais-je vraiment ma place dans cette famille ? Hope avait une mère, les autres membres de la famille étaient rattachés par le sang. La mienne de famille était presque complètement sous terre et je restais debout, toujours, sans même prendre une ride. Croisant soudain son regard, je vérifiais qu’il gardait une certaine maîtrise, tout en sachant que s’il ne s’énervait pas par de la violence, ses mots risquaient d’être tranchants à mon égard et douloureux, mais il fallait bien qu’à un moment j’y fasse face. « Je sais qu’avant de te laisser la parole, cette phrase te paraîtra bien hypocrite, mais si je me montre sincère en te disant ces choses, c’est pour éviter de faire quelque chose que je regretterais et que je t’ai moi-même dit de ne pas faire. Eviter de blesser les personnes auxquelles on tient par crainte de les voir s’éloigner. » Malgré l’apparence que je me donnais, j’avais dû mal à rester réellement calme ou maître de moi. Le vampire avait envie d’être agressif et de l’éloigner pour éviter de le faire souffrir encore plus ou, dans la même veine, lui reprocher injustement qu’il ait encore sa famille alors que ce n’était plus mon cas… Il n’y était pour rien, mais c’était un effort surhumain de se maîtriser, bien que j’apportais une grande importance à mon dessous de verre.

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Lun 28 Mar - 10:31

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camille
&
niklaus
" Bonjour Klaus, comment vas-tu aujourd’hui ? " C'est surement difficile à croire mais, en cet instant précis, Niklaus ne sait absolument pas ce qu'il fait... ni ce qu'il va dire. Plongé dans une bulle d'amertume, il regarde Camille droit dans les yeux, hésitant méchament entre lui coller son coin dans la figure en public ou l'attirer dans un coin discret pour l'embrasser fougueusement. Cruel dilemme... si cruel qu'un long soupire lui échappe. Soupire presque théâtral, qu'il ne cache certainement pas à la jeune femme qui lui fait face. Oh que non... au contraire ! il cherche à percer le cœur de la belle d'une flèche de bois, il veut la mettre encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'est déjà, il veut la faire souffrir autant qu'il a souffert lors de son départ précipité... Cela n'était pourtant pas la première fois qu'elle décidait de disparaitre dans la nature mais, justement, c'est bien cela le problème. Elle aurait dû savoir que -cette fois ci- il ne lui pardonnerait pas aussi facilement que la première. Elle aurait dû savoir qu'il lui en voudrait un peu plus chaque jour, jusqu'à ce que sa peine se transforme en haine pure et simple. Et dieu sait que ce Klaus est capable de faire lorsqu'il tient quelqu'un dans sa ligne de mire...
Cela dit, malgré tout ce qu'on peut prétendre savoir sur l'hybride et sa rancune mauvaise, il faut avouer que Camille lui a drôlement manqué. Oui, c'est le moins que l'on puisse dire mais, elle a trahit sa confiance et il y en a qui sont morts pour beaucoup, beaucoup moins que ça. Bon nombre de fantômes venus de l'au-delàs il y a plus de vingt-ans peuvent d'ailleurs le confirmer. Combien d'entre eux ont essayé de s'en prendre à lui sous prétexte d'être devenus "immortels" ? Klaus a fini par ne plus les compter mais, au fil du temps, ces lâches se sont visiblement calmés. Cela fait un moment que plus personne n'a essayé de s'en prendre aux Mikaelson et, cela aussi, c'est assez frustrant pour un originel qui a passé sa vie à fuir puis à terroriser pour sa survie. Est-ce que cette tranquillité est encore une de ces choses que l'on doit remercier à cette fiche paix ? Qu'importe... Klaus déteste la tranquillité et tuerai père et mère -si ce n'était pas déjà fait- pour un peu d'action dans cette ville monotone.

" J’imagine qu’il serait plus courtois de ma part de commencer… Au risque de commencer par t’énerver, la première fois je t’ai prévenue et je ne t’ai pas empêché de me voir non plus. Tu n’es pas seul Klaus et tu ne le seras jamais… " " C'est pourtant l'impression que j'ai eu. " répond-il au tac au tac, comme si ce que lui a dit Camille l'avait piqué au vif. Il a bien évidement repéré le journal qu'elle tente de dissimuler, ses mains crispées ainsi que son regard de biche apeurée -juste avant qu'elle ne reprenne le dessus sur ses émotions- mais, pour Klaus, ce ne sont que des détails insignifiants. " Mais lorsqu'on y réfléchit, tu as raison : je n'étais pas seul... Ma famille était là pour moi. Chose que, visiblement, tu es incapable de faire. " " Je suis revenue il y a quelques jours et j’accepte d’avoir cette discussion avec toi ici si… Tu es sûr que peu importe la discussion, tu arriveras à garder un minimum de calme. Ce qui vaut aussi pour moi, cela dit. " Il ne peut s'empêcher d'avoir un sourire moqueur. " Je ne peux te promettre une chose pareille et tu le sais parfaitement bien. Les dommages collatéraux ont toujours été le dernier de mes soucis. " Oh que oui... Klaus ne s'est jamais soucié des conséquences de ses actes, surtout lorsque ces deniers étaient soumis à sa colère. Alors que Camille cherche coute que coute à éviter son regard, il essaye de regarder par dessus elle pour apercevoir ce qu'elle tente de lui cacher... en vain. " Pour être parfaitement honnête, je ne sais pas si c’était une bonne idée de faire ce que j’ai fait, mais je ne pense pas forcément que revenir soit bien pour toi non plus. Ou pour toute autre personne de ta famille… " Klaus coupe Camille d'un revers de la main. " Arrête de te chercher des excuses. " Puis... plus rien. Il aurait voulu ajouter quelque chose mais, absolument rien ne vient. " Je sais qu’avant de te laisser la parole, cette phrase te paraîtra bien hypocrite, mais si je me montre sincère en te disant ces choses, c’est pour éviter de faire quelque chose que je regretterais et que je t’ai moi-même dit de ne pas faire. Eviter de blesser les personnes auxquelles on tient par crainte de les voir s’éloigner. " Pfff... Il prend le verre de Camille de ses mains et le fini d'un coup sec. Ce qu'elle vient de lui dire lui semble si ridicule qu'il ne sait pas par où commencer. Hypocrite ? C'est le terme qui convient le mieux à cette conversation en effet...

Après avoir crié au serveur s'il était en train de souffler le verre de la bouteille -pour que cela mette autant de tant à arriver- Klaus replonge ses yeux dans le regard fugitif de la jeune vampire. " Si je comprends bien... tu es partie pour éviter de nous faire du mal. " Un sourire triste le trahit mais, aussitôt que Klaus s'en rend compte, ce même sourire devient narquois. " Tu sembles oublier que ma famille a surmonté bien plus de mal que tu ne pourras jamais nous faire. On vit beaucoup de choses en plus de mille ans mais, tu le sais mieux que quiconque puisque tu connais ma vie de fond en comble. " Il la fusille du regard un instant, avant de le radoucir de manière exagérée. " Mais ton ambition est assez mignonne à voir... C'est vrai quoi. C'est beaucoup te surestimer que de croire qu'une simple vampire comme toi pourrait nous causer autant de tord. " Ses mots sont durs mais, malicieusement bien choisis. Quelque part, il essaye de lui faire comprendre qu'il a mal, qu'il lui en veut terriblement -certes- mais qu'il a envie qu'elle comprenne à quel point il a souffert depuis qu'elle n'est plus là. Oui, il lui en veut mais... il s'en veut surtout à lui même d'être aussi heureux et rassuré de la revoir. Ce sentiment de faiblesse ne lui avait plus fait défaut depuis que la haine avait doucement commencé à prendre place dans son cœur. Qu'est-ce qu'elle attend donc de lui aujourd'hui ? Encore le pardon ? ou des baisers d'amour qui lui feraient oublier ses craintes ? Et ses craintes à lui, elle y pense ?  " Tu as été lâche. Point. " Le serveur accourt avec la bouteille. Klaus ne lui laisse pas le temps de poser deux verres sur la table qu'il lui prend la bouteille des mains et lui fait signe de disparaître au plus vite. " J'avais confiance en toi, Camille... et c'est une chose que même les membres de ma famille ne peuvent pas s'en vanter. Qu'attends-tu de moi ? que je te pardonne d'être parti ? jusque quand, la prochaine fois que tu te décideras à voir du pays ? " Cette fois-ci, et étrangement, il n'y a aucune méchanceté dans sa voix. Il en frissonne lui même.

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Lun 28 Mar - 16:27

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Dans ma fuite, je n’aurai pas dû vouloir renouer avec tout ce qui avait fait de moi un être humain. Si je ne l’avais pas fait, peut-être aurais-je pris moins durement sa remarque. J’aurai dû m’arrêter sur sa remarque selon laquelle je n’avais pas su être là pour lui, mais c’est entendre de sa bouche que sa famille avait été là pour lui qui me vint droit au cœur. Une main sur la table, l’autre sur mon genou, mes doigts se crispèrent pour que mon visage, lui, n’exprime pas ce que je ressentais à l’instant. C’était le lot de tout vampire, c’était le lot de ceux qui avaient fait le choix de le devenir et celui des autres aussi. Je me considérais dans cette seconde catégorie. Ma mort avait été un accident, le fait que du sang de vampire coulait dans mes veines à ce moment précis était aussi un accident. J’avais de nouveau cette colère muette qui montait en moi et pourtant je ne laissais rien transparaitre. Vingt ans… C’est tout ce qu’il avait fallu pour que je comprenne mes réticences à achever ma mutation. Maintenant je faisais face à la raison principale, voir la seule raison, qui m’avait précipité vers le choix d’achever ma mutation. Il avait gagné, à cet instant précis, même si c’était moi qui étais en tort, je lui en voulais aussi. C’était tellement humain pourtant. Quand quelqu’un fait une erreur, on ne retient que cela de la personne, pas ce qu’elle a fait avant. Il ne reste plus qu’amertume et douleur et on oublie tout. J’avais fait du chemin et alors que mon cœur avait choisi ce qu’il voulait, celui de Niklaus avait fait le choix de s’éteindre me concernant. Je le connaissais assez bien pour savoir que chacun de ses mots allaient me blesser et je pourrais lui rendre la pareil tellement facilement, mais j’allais devoir prendre sur moi. Si nous étions deux à se blesser, cette discussion n’aurait aucun sens. Mon choix de revenir aussi. Cela me brûlait les lèvres de lui dire que sa plus grande erreur, c’était peut-être de ne pas m’avoir écouté quand je lui avais dit de trouver une autre thérapeute. Ou encore, que l’accident n’était pas ma chute – chose qu’il ignore à propos de l'accident avec Marcel… - mais le fait d’avoir pris du sang humain pour achever ma mutation. Toute cette colère qui résultait d’une seule chose. Il n’y avait plus qu’un membre de ma famille encore en vie et je ne pouvais même pas aller le voir parce qu’il m’identifiait comme un démon.

Son regard de prédateur était braqué sur moi et sur personne d’autres, alors quand il me parla des dommages collatéraux, mes lèvres trahirent ma première pensée. « Alors je ne risque rien. » Il n’y avait aucun sourire, aucune expression sur mon visage. S’il devait tuer quelqu’un, ce serait moi et personne d’autre. Pourquoi tuer les pions quand la reine est à portée de main ? Lâchant mon verre sans résistance, maintenant il me semble beaucoup moins dur de le regarder dans les yeux. Niklaus avait annoncé la couleur et ses pensées me concernant, c’était à moi d’y faire face, peu importe les conséquences. Alors qu’il ne fait qu’émettre des évidences pour me blesser, des évidences que j’avais déjà pu me répéter un million de fois… Mes ongles s’enfoncèrent dans ma chair pour que je garde le contrôle, je sentais mon cœur battre dans mes oreilles et mes yeux n’étaient plus que sur une seule et même personne. Oui tu as raison Klaus, seulement, ce que tu oublies, c’est comment les vampires sont décrits dans les livres. Ces derniers sont condamnés à voir mourir la moindre personne à qui ils s’attachent. Toi tu as ta famille, moi je n’ai plus personne. Alors oui, je suis devenue insignifiante et je le sais mieux que personne. Se taire, garder ces mots dans sa tête, c’était un exercice des plus délicats. Mais ces derniers dit de cette façon me ferait passer pour une victime et je n’en étais pas une. J’avais fait mes choix et je les assumais pleinement. J’espérais naïvement qu’en revenant, peut-être que je pourrais regagner ce que j’avais perdu, mais les choses étaient claires. « Lâche ?... » Répétais-je avec un rire nerveux. Fébrilement, je retirais mes ongles de ma peau, m’essuyant discrètement sur la serviette qui se trouvait sur la banquette. « Partir et ne jamais revenir aurait été lâche. Me lever de cette table immédiatement pour décider d’éviter que tu me blesses aurait été lâche… Ou prudent, ça dépends de la vision de chacun. Mais je t’en prie, peut-être qu’après tout je ne suis revenue que pour ça. Pour que tu puisses me dire tout ce que tu as sur le cœur… » Et que tu tournes une page définitivement sur nous… « Mais ne t’attends pas à ce que je te souhaite quelque chose que je n’ai pas envie de te souhaiter. » Comme refaire ta vie avec une autre femme. Vannée, je pense qu’à cet instant précis, on venait de me rouler dessus avec un rouleau compresseur pour essayer de voir ce qui en ressortirait.

Rassemblant ma colère et essayant de la rendre plus humaine et moins sanguinaire, j’attrapais un document que j’avais mis de côté. Intérieurement, la seule chose que j’avais envie de faire, c’était de pleurer. Mais en public et face à Niklaus, c’était d’autant plus exclus. Pourtant, contrairement à n’importe quelle femme, je ne regrettais à cet instant aucun de mes choix. Pour redevenir le plus humaine possible, il fallait que j’enterre celle que je n’avais pu enterrer. Cette jeune barmaid qui voulait des réponses et qui n’a pas eu celles qu’elle souhaitait. Elle les avait maintenant et s’il fallait revenir en Nouvelle-Orléans pour faire face aux monstres qui étaient réellement responsable de son désespoir, elle le ferait. Mais la nouvelle Camille pouvait choisir de mettre tout cela de côté, s’en tenir là, devenir meilleur. Parce que l’on ne peut pas dire que jusqu’ici, j’ai été un bon vampire. Au-delà du fait que j’avais blessé – peut-être – Nik, ou même les autres. Me prendre des coups sur des coups n’était pas plaisant et pourtant, je ferai ce que j’avais dit depuis le départ en revenant à Mystic Falls. « Voilà… » Fis-je en découpant maladroitement le document qui était nécessaire à ouvrir mon cabinet. Cela n’avait vraiment aucune importance à ce moment précis. « C’est mon adresse. N’importe qui peut entrer, après tout je suis morte. Sauf si tu sais déjà ce que tu veux faire me concernant… Tu n’auras qu’à me le dire le jour où tu voudras que je quitte ta ville ou si tu préfères me tuer… Après tout, je ne peux pas deviner à l’avance ce qui te sera préférable. » Posant mon regard sur mes papiers qui me semblaient bien futiles à l’instant, je reprenais le temps de retrouver un minimum mes esprits. Prenant une profonde inspiration sans pour autant regarder l’originel, je poursuivais. « Tu as raison Klaus, qu’est-ce que j’espérais en venant ici ? Sans doute une fin de conte de fées. » Après avoir vu tant d’horreurs ces derniers mois, sans doute étais-je revenu chercher la douceur d’un foyer et ce que je trouvais à l’instant me donnait envie de m’arracher le cœur. « Mais la vie est dure et froide… Je suis partie, je pourrais prétendre que je regrette ce choix, ce qui a été le cas de nombreuses fois. Je pourrais te dire que j’aurai aimé que tu sois avec moi… Ce qui serait vrai. Mais je pense qu’il fallait que je vois toutes ces choses. » Je me taisais, comme braquée par ces choses que je citais sans rentrer dans les détails. Je ne peux pas parler pour lui, mais Klaus m’aurait sans doute protégé et alors la vérité m’aurait été encore voilée. Le monde était laid et pourtant je campais sur mes positions d’avant ma transformation. Ce monde est froid, mais le mal à proprement parlé n’existe pas. « Je ne peux te faire qu’une promesse. » Revenant un peu plus sur Terre, je reportais mon regard sur le prédateur qui me faisait face. « Si je pars une nouvelle fois, c’est parce que tu me l’auras demandé. Je n’ai plus rien à régler maintenant. J’apprendrai à vivre, même si cela veut dire… Sans toi. Il n’y aura plus de choix égoïste, revenir ici sera le dernier. » C’était cruel mais vrai. J’étais revenue pour lui, pour me sentir de nouveau proche de lui, sentir ses lèvres sur les miennes. Seulement quand on aime quelqu’un, il faut aussi savoir le laisser partir, même si tout ce qui nous reste après son départ nous parait fade et vide de sens. De toute façon, dans ces secondes ou je lui tendais le papier, je n’avais qu’envie de me mettre à l’écart pour laisser tomber ce masque sur mon visage et laisser les larmes couler.

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Lun 28 Mar - 22:17

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" Voilà… " Il fronce les sourcils et baisse les yeux vers le papier qu'elle lui tend. " C’est mon adresse. N’importe qui peut entrer, après tout je suis morte. Sauf si tu sais déjà ce que tu veux faire me concernant… Tu n’auras qu’à me le dire le jour où tu voudras que je quitte ta ville ou si tu préfères me tuer… Après tout, je ne peux pas deviner à l’avance ce qui te sera préférable. " " Ma ville ? " Un ricanement nerveux lui échappe. " Ma ville, comme tu dis, j'ai dû la quitter... ou la fuir, si tu préfères, il y a longtemps. Elle n'est plus sûre pour personne comme nous et, pour être honnête avec toi, je me demande pourquoi tu traines ce journal avec toi. " Désignant l'endroit où Camille cache le dit journal, il hausse les épaule en soupirant. " Peu importe. On en reparlera plus tard. " A vrai dire, une autre chose le chiffonne d'avantage mais, jamais il n'osera lui en faire part, pas tout de suite. Pour l'instant, il est trop en colère pour être honnête à cent pour cent et, dans sa dégringolade de pics vengeurs, il n'a pas envie de laisser transparaitre sa surprise. D'après elle, il n'y aurait que deux solutions à leur histoire : soit son départ définitif de cette ville, soit la mort. Mais pourquoi ? Pourquoi voudrait-il la tuer ? Si seulement c'était le cas, elle serait déjà morte et enterrée, voir brulée... vive peut-être... bref ! Il n'a absolument pas l'intention d'en finir avec elle et, pour cause, la jeune femme est encore la seule à savoir le calmer. Elle ne s'en rend surement pas compte mais, depuis qu'ils discutent, l'intonation de voix de l'hybride s'est calmé et ses muscles se sont peu à peu relâchés. Le type de la table d'à côté ne fait même plus attention à eux, pour dire ! Leur conversation a beau être tendue, elle ne regarde qu'eux. La belle a beau l'avoir trahit et déçue, faut croire que les sentiments qu'elle réveille en lui sont toujours présents. Refoulés certes, mais bel et bien présents.

" Tu as raison Klaus, qu’est-ce que j’espérais en venant ici ? Sans doute une fin de conte de fées. Mais la vie est dure et froide… Je suis partie, je pourrais prétendre que je regrette ce choix, ce qui a été le cas de nombreuses fois. Je pourrais te dire que j’aurai aimé que tu sois avec moi… Ce qui serait vrai. Mais je pense qu’il fallait que je vois toutes ces choses. " Malgré lui, il baisse les yeux. Oui, pour la première fois depuis qu'il la reconnue et rejoint à cette table, l'hybride originel baisse la garde et le regard par la même occasion. Oui, la vie est cruelle et, il le sait mieux que quiconque. Voilà une chose sur laquelle cette prétendue paix ne peut mentir: les temps sont durs, et pour tout le monde d'ailleurs ! Les gens ont beau jouer le jeu, on sait tous très bien que cela ne durera pas éternellement. Cela ne dure jamais...
Seulement voilà, il aurait justement aimé être à ses côtés pendant ces mois difficiles mais, elle ne lui a pas laissé le choix. Elle est partie, sans lui, sans donner de nouvelles ! Il ne l'aurai jamais laissé partir seule et elle le sait. Et la simple et bonne raison de ne pas avoir réussi à la pister le rend fou de rage... mais contre lui même. Avait-elle besoin d'un break ? Etait-il devenu trop ennuyant, collant, mauvais amant... ? Il n'a jamais eu une relation qui dure aussi longtemps -aussi fou que cela puisse paraître- donc, il se pose un millier de questions et ne sait pas vraiment quoi en penser. Peut-être qu'il avait dit quelque chose de mal ou... peut-être est-ce encore son côté égocentrique du parle. Quoi qu'il en soit, cela a eu le don de gifler son égo et, c'est surtout cela qui le fait réagir ainsi, aussi sèchement.

" Je ne peux te faire qu’une promesse. Si je pars une nouvelle fois, c’est parce que tu me l’auras demandé. " Il ne peut s'empêcher de lever les yeux vers elle à nouveau. " Je n’ai plus rien à régler maintenant. J’apprendrai à vivre, même si cela veut dire… Sans toi. Il n’y aura plus de choix égoïste, revenir ici sera le dernier. " Un long moment se passe avant qu'il n'ouvre la bouche. Faisant tourner le fond de la bouteille en verre sur la table pour s'occuper les mains, il réfléchit à quelque chose d'intelligent à dire mais, rien ne vient. Elijah aurai surement trouvé les bons mots. C'est lui l'orateur, pas Niklaus... " Tu peux rester. " est finalement la première chose qui lui vient à l'esprit. Il ne veut absolument pas la voir partir de nouveau mais, ça, il est bien trop fier pour l'avouer, que serait-ce à lui même... " L'idée d'ouvrir ton cabinet est aussi une excellente idée donc, n'y renonce surtout pas. " Faudrait être fou pour s'opposer à une chose pareille. Non seulement Camille est excellente dans son domaine -et il en sait quelque chose-  mais, en ayant un tel rôle en ville, elle serait un atout majeur en ville. Un pion important, pas seulement pour ce qu'elle représente pour lui mais, pour ce qu'elle pourrait lui apporter stratégiquement parlant. Un sourire le trahit mais, il ne s'en rend même pas compte. Cela peut paraître malsain et manipulateur mais... on ne change pas un loup en agneau, c'est bien connu. Klaus a beau tenir énormément à la jeune femme, il n'est pas fou au point de lui sauter dans les bras dés qu'elle revient vers lui les cils battants. Il lui faudra regagner sa confiance... " De quoi as-tu besoin exactement ? Un financement, des patients ? " Heuh... un peu trop direct ? Surement. " Si cela peut t'aider à rester en ville de manière définitive, je suis prêt à y mettre le prix. Seulement tu dois me promettre de ne plus jamais partir sans prévenir. " Il la fixe droit dans les yeux, la jugeant. " On dit "jamais deux sans trois" mais, si jamais tu me refais ça.... je peux t'assurer que tu vas le regretter. " Il ne la quitte toujours pas des yeux. " Et ce n'est pas à la mort que je songe. Evidement. " Ce serait bien trop doux comme vengeance. " Maintenant que les choses sont claires. T'as quelque chose de prévue ce soir ? "

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Lun 28 Mar - 23:38

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Le sujet était glissant et c’était de ma faute, j’avais employé des mots qui ne se voulaient pas être blessant et qui l’avait été au final. Alors qu’une fine lame empoignait mon cœur pour lui avoir fait remonter de très mauvais souvenirs, je m’apercevais soudain que je me comportais typiquement comme un tueur en série. Mon regard se tourne alors de nouveau vers le journal et une légère angoisse à mon propre propos monte. Bien que je n’ai tué personne depuis mon retour, ais-je ce profil de tueuse en série ? Peu importe. « Ce n’est pas important. » Disais-je alors qu’une main trahit par des tremblements cache le dit journal dans mon sac à main. Je m’arrêtais une seconde, le dire de cette façon serait comme mentir et bien que je n’avais pas envie d’en parler à Klaus, seulement à Elijah pour le moment, je ne devais pas lui mentir. « Disons que ce n’est pas un sujet que je souhaite aborder, ce serait plus juste. » Il y avait un temps où j’aurai pris simplement sa main dans la mienne, j’hésitais même à le faire, mais dans l’instant, cela aurait été déplacé. Me contentant de le regarder droit dans les yeux, je voulais revenir sur ce qu’il venait de dire plus tôt. « Je sais que tu tenais à la Nouvelle-Orléans et j’en suis sincèrement désolée Klaus… Mais ta ville sera celle où tu auras ton foyer, où il y aura les personnes auxquelles tu tiens et là où tu voudras vivre. Si c’est vraiment la Nouvelle-Orléans que tu veux et aucune autre ville, ça prendra du temps, mais un jour tu la retrouveras. Contrairement à toi, les sorcières sont mortelles. Rappelle-toi que tu l’as déjà récupéré une fois. » Malgré le fait qu’il m’avait blessé, ce qui était amplement mérité, je tentais tant bien que mal de réparé par des mots le mal qu’on lui avait fait. Même si une autre partie de moi me rappelle que, justement, j’ai mal agis là-bas et que je suis peut-être une cible potentielle…

Le laissant réfléchir à sa décision, je laissais mon regard courir à droite et à gauche. Pensant que bientôt, nous allions sans doute nous séparer et que je pourrais réellement partir dans un coin pour me laisser aller à mes sentiments. Mais quand il reprend la parole, je ne peux que montrer mon étonnement. Par contre, quand il évoque mon cabinet et son sourire qui vient juste après. Je ne peux qu’afficher aussi mon sourire qui en disait long. Je n’étais pas idiote, et je me doutais bien ce qui lui passait en tête. Seulement, j’étais sous secret professionnel. Bien sûr, je ne sais pas du tout ce qui arriverait dans le cas où quelqu’un me sous-entendrait qu’il prévoit quelque chose contre la paix en ville, mais je n’en étais pas encore là. Bien sûr, je lui en parlerai, mais alors je serai la pire psychologue au monde. Quoi que, lorsqu’il s’agit de la vie d’autrui… Le silence professionnel n’a plus lieu d’être… « Tu lis à l’envers ? » Ne pouvais-je m’empêcher de demander après le coup du journal et du cabinet, bien que j’avais arraché la partie de l’adresse où j’habitais pour la lui tendre. Tu as du scotch dans ce cas ? Aurait pu être la seconde question. Mais bon, je m’arrangerais avec mon agent immobilier pour avoir une copie de la première page que je venais de déchirer avec soin.

Alors qu’il me propose même de me donner de l’argent, je me sens effroyablement coupable. « Non, Klaus… Tu ne me dois rien, vraiment, je m’arrangerais avec la banque. Je proposerai à la faculté la plus proche de donner parfois des cours de psychologie, ça me servira à rembourser le prêt. Enfin, s’ils veulent bien de moi. » Concluais-je avec un léger sourire. « Pour les patients, j’espère qu’ils viendront d’eux-mêmes, sinon je serais bien embêtée, mais j’avoue ne pas avoir réfléchis à la question. » Un véritable sourire éclaira mon visage et je me sentais soudain idiote de me rendre compte de tout ce que j’avais laissé derrière moi en partant plusieurs mois. C’était la première fois depuis très longtemps que j’avais l’impression d’être moi, pour une fois. Le regardant droit dans les yeux, je lui reforme en bon et due forme mes dires de tout à l’heure. « Je ne partirai plus jamais, je te le promets. Si un jour la question se pose, et ce ne sera plus jamais pour les raisons précédentes, je t’en parlerai et on prendra la décision ensemble. Je ne partirai plus. » C’était encore une chance que la table me retienne, sinon j’aurai été assez stupide pour m’approcher un peu trop près de lui dans l’instant. Me faire rejeter ne m’aurait pas aidé à garder pour moi ce qui me restait encore sur le cœur. Alors, quand il me demandait si j’avais des projets pour ce soir, un sourire s’afficha. Bien que je pensais dans ma tête à quelque chose comme : m’enfuir dans les toilettes des filles et pleurer comme une adolescente de quatorze ans qui a découvert qu’être amoureuse ne voulait pas forcément dire être heureuse tout le temps ?  « Qu’aimerais-tu faire ? » Je n’hésitais pas une seule seconde, tant pis, je remettrai mon programme de larmes avec de la crème glacée à plus tard.

Prenant mon courage à deux mains, je ravalais malgré tout ma salive pour ce que je préférais lui dire tout de suite. « Avant… Même si cela impliquera peut-être que tu reprendras ton invitation, je pense qu’il serait plus juste que je t’explique pourquoi… Je suis partie quelques mois. Malgré mes années de psychologie, je ne vois pas comment le dire sans que cela puisse être… Choquant. Quand j’étais encore humaine, j’ai voulu te démontrer que tu avais peur de la mort et que c’était pour cela que tu t’entourais d’immortels. Je me suis peut-être en partie trompée… Le matin de ma fuite, j’ai croisé Hope. » Ma gorge se serrait, je me souvenais de chaque seconde de cette matinée. « J’ai réalisé qu’elle avait grandi. J’ai réalisé qu’elle aurait bientôt la même apparence physique que moi et … J’ai compris que je ne changerais plus jamais. J’ai trouvé cela injuste d’envié Hope qui n’y était strictement pour rien, de me demander à quoi je devrais réellement ressembler aujourd’hui, tout en sachant que je ne le saurais jamais. » Je faisais une pause parce que les mots se perdaient dans ma gorge et que ce serait idiot de craquer maintenant. « J’ai pris alors conscience que j’agissais comme une mère pour elle alors que je n’en avais pas le droit. » J’ai pris conscience que je ne pourrais jamais te donner une famille à nous… Mais cela, non, ce n’était vraiment pas le bon endroit ou même le bon moment pour en parler. « J’avais l’impression que si je restais, vous comprendriez par vous-même que je n’avais pas ma place. » Tristement, je le pensais encore, je ne savais pas comment me comporter sans être la personne en trop. « Je ne voulais pas que tu vois la même chose que je vois depuis que je suis devenue un vampire. Une femme qui se préoccupe plus d’elle-même que des autres. Une femme qui est capable d’en vouloir à tous ceux qui ont ce qu’elle a perdu. Je ne voulais pas être cette personne, alors j’ai tout fait pour me battre contre ça. J’avoue même avoir pensé un instant à éteindre mes sentiments. Je pense que c’est cela qui m’a convaincu définitivement de partir, avant que je cède à la solution de facilité. Bien que je commence à comprendre pourquoi certains vont jusque-là… Tout en voyant avec le recul qu’il était inutile de se mettre dans de tels états pour ça. Je suis désolée… Mais je ne devais pas le garder pour moi alors que, même si ce n’était pas volontaire, j’ai mal agis envers Hope, bien qu’elle l’ignore. Je te présente mes excuses… » Je ne savais pas comment formuler les choses autrement ou encore s’il fallait expliquer que j’avais tué durant mon voyage et que je n’avais même pas d’excuses puisque j’étais consciente dans ces moments ? Je me sentais de nouveau sale en y pensant, mais j’étais convaincue qu’il ne fallait pas que je garde cette bombe pour moi.


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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Jeu 31 Mar - 16:20

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Il faut être fou, ou totalement désespéré, pour croire une femme qui vous promets qu'elle ne partira plus jamais sans prévenir - surtout lorsque celle-ci vous a déjà fait faux bond deux fois... Cela dit, l'hybride préfère ne rien ajouter lorsque Camille lui assure qu'elle s'en ira plus jamais. A quoi bon ? Il pourra dire ce qu'il voudra, il ne peut pas -et ne le veut surtout pas- la tenir en laisse. Non, pas elle... Il sait pertinemment qu'elle en fera qu'à sa tête et, c'est justement en l'obligeant à rester près de lui qu'il la verra déguerpir au plus vite. Il le sait, et il n'a pas envie de tenter le coup. Ils se ressemblent bien plus qu'ils ne veulent s'avouer à eux mêmes et, au plus profond d lui, Klaus est parfaitement conscient que ce n'est pas en tenant un animal enfermé pour l'obliger à rester sage qu'il le restera forcément. Bien au contraire. Et il en sait quelque chose...
Changeant de sujet volontairement, Niklaus demande à la jeune vampire si elle a quelque chose de prévu pour la soirée mais, à son grand désespoir, il ne peut pas lui proposer son plan machiavélique avant qu'elle ne change elle-même de conversation. Dommage... Lui, qui tenait tant à suivre les jeunes ambitieux rencontrés plus tôt... peut-être qu'il arrivera à temps pour leur jouer un mauvais tour quand même mais, en attendant, l'hybride se réinstalle confortablement sur sa chaise et reprend une gorgé de bourbon. " Malgré mes années de psychologie, je ne vois pas comment le dire sans que cela puisse être… Choquant. " Il lève un sourcil, légèrement amusé. " Tu peux y aller. Il y a peu de choses qui peuvent encore me choquer à ce jour. " Puis il l'invite à poursuivre. " Quand j’étais encore humaine, j’ai voulu te démontrer que tu avais peur de la mort et que c’était pour cela que tu t’entourais d’immortels. Je me suis peut-être en partie trompée… " Niklaus ne peut cacher sa petite moue inquiète. Il ne sait pas du tout où elle souhaite en venir et, plus Camille avance dans ses explications et moins il se sent en "total contrôle". " Le matin de ma fuite, j’ai croisé Hope. " Perdant patience, il met ses coudes sur la table et se penche en avant, vers elle. Cela voudrait-il dire que Hope savait depuis tout ce temps où Camille était partie et pourquoi ? Rien qu'à cette suggestion pensive, il en avait la chair de poule. Sa propre fille aura-t-elle trahit sa confiance ? Bref. Il fixa Camille avec encore plus d'attention. " J’ai réalisé qu’elle avait grandi. J’ai réalisé qu’elle aurait bientôt la même apparence physique que moi et… J’ai compris que je ne changerais plus jamais. J’ai trouvé cela injuste d’envier Hope qui n’y était strictement pour rien, de me demander à quoi je devrais réellement ressembler aujourd’hui, tout en sachant que je ne le saurais jamais. " Visiblement, Hope ne l'a trahit en rien et, ce que lui dit Camille n'ajoute rien de nouveau à ce qu'elle lui a dit juste avant. Perdue dans ses pensées, elle perd momentanément la voix et, il en profite pour essayer tant bien que mal d'alléger la conversation... " Bienvenue dans ta nouvelle vie, love... " ...en vain. Les yeux de la vampire ne se lèvent même pas vers lui, ce qui l'incite à détourner le regard à son tour. " J’ai pris alors conscience que j’agissais comme une mère pour elle alors que je n’en avais pas le droit. " Pour le coup, il n'y comprend plus rien. Au contraire ! Le fait que Camille et Hope s'entendent s'y bien ne l'a jamais dérangé. C'est une chose qui lui faisait fondre le cœur, de voir sa fille aussi proche de celle qu'il aime mais, apparemment, Camille a une toute autre vision des choses. Cette idée l'attriste mais, il se garde bien de le lui montrer. Si seulement Hayley vivait mal cette situation mais... même pas ! Comment Camille peut-elle penser une chose pareil ? Il l'interroge du regard, conscient qu'elle le lit pas dans ses pensées. " J’avais l’impression que si je restais, vous comprendriez par vous-même que je n’avais pas ma place. " C'en est trop ! Il lâche un soupire, fou de frustration. Il ne tient pas à couper Camille dans son discours mais, si elle continue à dire de pareilles choses, il ne pourra pas s'en empêcher très longtemps. " Je ne voulais pas que tu vois la même chose que je vois depuis que je suis devenue un vampire. Une femme qui se préoccupe plus d’elle-même que des autres. Une femme qui est capable d’en vouloir à tous ceux qui ont ce qu’elle a perdu. Je ne voulais pas être cette personne, alors j’ai tout fait pour me battre contre ça. J’avoue même avoir pensé un instant à éteindre mes sentiments. Je pense que c’est cela qui m’a convaincu définitivement de partir, avant que je cède à la solution de facilité. Bien que je commence à comprendre pourquoi certains vont jusque-là… Tout en voyant avec le recul qu’il était inutile de se mettre dans de tels états pour ça. Je suis désolée… Mais je ne devais pas le garder pour moi alors que, même si ce n’était pas volontaire, j’ai mal agis envers Hope, bien qu’elle l’ignore. Je te présente mes excuses… " Pendant que Camille parlait, Klaus se prit la tête entre les mains. Se malaxant doucement les tempes, il ferme les yeux et essaye d'oublier ce qui les entoure pour n'entendre que la voix de Camille. A le regarder comme ça, on pourrait croire que ce qu'elle lui dit l'ennuie terriblement mais, c'est tout le contraire. Il l'écoute, l'étudie. Pour tout dire, il perçoit même la détresse qu'elle dégage...  
Autour d'eux, le bar s'est vidé peu à peu. Pendant que les serveurs finissent doucement leur service, Klaus en profite pour se lâcher et prendre les mains de Camille dans les siennes. Il sent bien qu'elle ne cherche qu'à être rassurée -après tout ce qu'elle semble avoir vécu, quoi que plus normal- mais, ce qu'elle ne semble pas comprendre, c'est que lui aussi a besoin de l'être. Son naturel parano n'est pas légendaire pour rien et, il a la légère tendance à voir le noir partout... elle doit certainement le savoir. Elle lui a peut-être fait part de ses propres angoisses, des motivations qui l'ont fait partir mais... étrangement, il ne se sent pas plus rassuré pour autant. Cela l'aide à réévaluer les actes de la jeune femme, certes mais, comment peut-il la croire à cent-pour-cent ? Fixant les mains de Camille, il soupire malgré lui. " Tu pourras t'excuser mille fois, je sais ce que j'ai souffert et personne ne m'enlèvera ça de la tête. Je sais que tu pensais bien faire mais, crois-moi, cela nous a fait plus de mal que de bien. " Autant être honnête, non ? " Je ne parle pas seulement de nous, nous. " Il désigne tour à tour, elle et lui. " ...mais nous, notre famille. Tu en fais partie entière et, Hope sera la première à te le dire... tout comme moi. " Oui, parce que malgré tout -et il ne peut le cacher- elle a sa place dans son cœur et c'est une chose qu'on ne lui enlèvera pas non plus de la tête. " Je sais à quel point ta transformation t'a affecté et à quel point cela te hante. Nous sommes tous passés par là. Le temps qui passe, l'éternité qui nous tombe dessus à en nous donner le vertige... je sais ce que c'est, même si les temps où cela me préoccuperait encore datent d'il y a longtemps. Seulement voilà, j'aurai aimé que tu viennes m'en parler plutôt que de fuir alors que j'avais le dos tourné. " Il lâche ses mains et se lève en apercevant les serveurs revenir vêtus de leurs manteaux. Ils n'ont certainement pas osé les déranger et se sont rhabillés avant de venir leur dire qu'il fallait partir. " Tu viens ? " demande l'hybride en tendant une main à Camille.

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Jeu 31 Mar - 22:15

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Alors qu’il me prenait les mains, mon regard se posa de nouveau sur Niklaus. Juste après les menaces et les mises au point, je ne m’y attendais pas. A vrai dire, je pensais que les choses allaient devenir aussi compliquées que lorsque nous nous tournions autour pour la première fois. Son geste me vint droit au cœur alors que j’écoutais ce que lui avait à me dire maintenant. Le regardant dans les yeux, je gardais pour moi mes pensées. Oui, mon choix n’avait pas forcément été le bon, mais il était nécessaire pour tout ce que j’ai découvert par moi-même. Bien que je prenne pleine mesure du fait que j’avais été foncièrement égoïste. Autant, je mesurais bien la peine que Klaus avait dû avoir, à cause de moi. Je ne pourrais pas réparer ce mal que je lui avais fait, mais essayer de compenser la blessure de mon absence avec le temps. Il était inutile de penser à Elijah qui, lui, avait réussi à me demander un minimum de nouvelles, alors que j’en prenais aussi de mon côté. Le vrai souci résidait ailleurs. Je n’avais pas revu Hayley et c’était une position délicate. Je comprenais aussi que Hope n’ait pas dû apprécier mais… Parfois il faut savoir laisser les personnes seules pour qu’elles réalisent qu’elles n’ont pas réellement besoin de vous. Hope était une magnifique jeune fille qui faisait maintenant de la peinture. Peut-être avait-elle été blessée par mon départ, mais ce qui l’avait vraiment touché, c’était de voir la peine de son père. Bien sûr, j’étais responsable, mais… Non, je n’étais pas vraiment importante. Ou, pour être plus exacte, je l’étais parce que j’étais importante pour Klaus. Bien sûr, je me mentais peut-être à moi-même pour soulager le fardeau que je mettais mise sur le dos.

La famille était un point épineux, mais je ne voulais plus parler de moi. Je garderai pour moi le fait que, non, ce n’était pas ma famille au sens premier du terme. Cette dernière je l’avais perdu et bien que je tienne énormément à cette seconde famille qu’était les Mikaelson, je me voyais encore beaucoup trop dans le rôle de la psy. L’amie éventuellement, mais pas un membre de la famille…  C’était peut-être le mot famille en lui-même qui me perturbait finalement. Parce que j’avais perdu les miens, tout simplement et que même en étant un vampire, le deuil était long. Accepter les évidences les plus simples de ma nouvelle condition de vie me semblait compliquées. Tout semblait se complexifier avec le temps. Depuis que j’avais perdu Sean, tout ce que je savais ou pensait savoir s’était métamorphosé.  Néanmoins, Klaus avait raison sur un point. Je n’avais pas à fuir ceux auxquels je tenais alors que je me reprochais encore aujourd’hui de ne pas avoir pris la même route que mon frère jumeau. Sans doute que vivre à la Nouvelle-Orléans m’avait aussi habituée à devoir me débrouiller seule. Je n’avais alors pas les mots pour aller dans son sens, pas encore. J’étais revenue, revenue pour lui, mais ce que j’avais vu durant mon voyage ne m’avait donné qu’une seule envie : redevenir humaine. Le plus possible. Je me nourrissais de moins en moins et c’était pour le mieux, du moins, c’est ce que je pensais pour l’instant. Je savais qu’en rentrant à l’appartement, je n’y couperais pas, mais pour le moment, j’avais le droit de paraitre humaine.

Les serveurs était en train de fermer, je me sentais un peu coupable de les avoir presque oubliés. Les pauvres avaient le droit de rentrer chez eux et j’en savais quelque chose. Je rangeais mes affaires dans mon sac avant de le glisser sur mon épaule droite alors qu’avec un sourire non dissimulée, je prenais la main de Klaus, le suivant vers la sortie. « Tu as raison, j’ai mal agis et je n’ai pas non plus réagi de façon rationnelle. J’aurai dû venir t’en parler et essayer de voir si les choses pouvaient se régler d’elles-mêmes. » Bien que dans le fond, à part faire tout pour les accepter, rien ne pouvait être réparé. Ce qui était fait était fait. Aussi bien pour ma nouvelle condition que ma fuite. « Mais je sais aussi que ce ne sont pas des mots que tu veux entendre, pas cette fois en tout cas. » Affirmais-je avec un sourire en coin. « Si tu le souhaites encore, je suis à toi pour le restant de la soirée ou même la nuit. » Lançais-je avec un sourire enjôleur pour adoucir les récentes discussions. « Tu veux faire quelque chose en particulier ? » J’aurai pu l’inviter à expliciter son ressenti, mais c’était à lui de choisir s’il voulait vider son sac avec moi ce soir ou non. Il fallait que ça vienne de Klaus et non de moi, bien qu’il ait déjà tout dit en quelques mots. Tout ce que je pouvais faire, c’était agir plutôt que de continuer avec des mots qui n’auraient aucun sens alors que je venais de rentrer.



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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Mer 27 Avr - 19:34

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" Tu as raison, j’ai mal agis et je n’ai pas non plus réagi de façon rationnelle. J’aurai dû venir t’en parler et essayer de voir si les choses pouvaient se régler d’elles-mêmes. " Les yeux perdus dans le vide, un sourire apparaît sur les lèvres de l'hybride sans qu'on ne sache pourquoi... C'est vrai qu'elle a mal agit, qu'elle n'aurait pas pu partir sans prévenir, sans laisser de trace... mais Klaus a toujours su -ou espéré plutôt- qu'elle lui reviendrait vers lui d'elle-même. Comme la première fois qu'elle a ressenti le besoin de partir, il savait que leurs chemins finiraient par se croiser un jour ou l'autre ; si bien que la voir, ce soir, au Mystic Grill ne le surprend qu'à moitié. Il n'est pas surpris, non, seulement en colère. Juste un peu. Beaucoup. Mais cela reste supportable... parce qu'il s'agit de Camille. Bref ! Secouant la tête pour chasser ce début de conflit intérieur, il ouvre la porte du bar restaurant pour la laisser passer - et repose alors les yeux sur elle avec un soupire.
Comment lui en vouloir ? Niklaus n'est pas connu pour ses actes irréfléchis et impulsifs sans raison. Il est le roi en termes de réactions imprévisibles et idiotes et, même s'il ne l'avouera jamais, partir sans rien dire à la personne qu'il aime est tout à fait le genre de choses idiotes qu'il serait capable de faire. Quitte à ce qu'on le déteste et on le maudite pour cela... Oui, ce serait bien son style et, une fois encore, un sourire marque ses lèvres sans qu'il ne tente de le cacher. Cela prouve qu'ils se ressemblent, non ? qu'ils se ressemblent vraiment trop pour que cela reste une coïncidence du moins...

" Mais je sais aussi que ce ne sont pas des mots que tu veux entendre, pas cette fois en tout cas. Si tu le souhaites encore, je suis à toi pour le restant de la soirée ou même la nuit. " Voilà qui le sort aussitôt de ses pensés. La jugeant du regard, il lui rend son sourire. " L'éternité m'aurait suffit mais puisqu'il faut choisir... " Et comme si ce qu'il venait de dire était d'une banalité sans nom, l'hybride sort les clefs de sa voiture et se dirige vers elle en la désignant à Camille. Le sourire charmeur de la jeune vampire en dit long mais, pour Niklaus, il est surtout temps de la tester, de voir où sont ses limites. Elle lui a dit avoir été témoin de la monstruosité du monde mais, était-elle sûre et certaine de savoir à qui elle parle... ? " ...disons qu'une nuit nous suffira. Pour l'instant. ". Installé derrière son volant, il insère les clefs et les tourne d'un geste assuré - jusqu'à ce qu'un vroum se fasse entendre. " Tu veux faire quelque chose en particulier ? " " Tu le sauras bien assez tôt. "


Niklaus profite du moment du trajet pour essayer de se calmer lui-même. Trop de doutes, trop de questions se bousculent dans son esprit et, en temps normal, c'est un état d'âme qui le rend très vite nerveux, installe et complètement imprévisible. Et la présence de Camille -dans la même voiture que lui, si près et si loin à la fois- n'arrange rien. Discrètement, il cherche à la regarder mais tout en évitant son regard... Oui, ce n'est pas chose simple dans une telle situation. Accélérant alors pour combler sa frustration, il tourne à gauche à un croisement. Là, du coin de l'œil, il la sent remettre une mèche derrière son oreille et, rien que ce geste lui fait remonter son parfum aux narines. " Comment va la Nouvelle Orléans ? " demande-t-il innocemment. Il avait vu le journal, reconnu le nom de ce dernier... et même s'il s'agit d'un hasard -chose qu'il ne croit pas le moins du monde- il est clair qu'elle est toujours liée à cette ville d'une manière ou d'une autre. Tout comme lui... " Des nouvelles de Marcel ? " Cette fois, sa voix n'a plus rien d'innocent. Garant la voiture sur le parking de la mairie, où règnent pénombre et silence, il ose enfin tourner son visage pour affronter le regard de Camille. " Ne trouves-tu pas étrange qu'il ne donne plus signe de vie ? " Les mots ne sont évidement pas choisis au hasard mais, ça, il n'y a que lui qui le sache. Il en a presque le sourire aux lèvres mais, pour garder un semblant de sérieux face à Camille, il fronce les sourcils e se concentrant sur ce qu'il fait. Lorsque la voiture est enfin réduite au silence, Niklaus détache sa ceinture -bien qu'on se demande à quoi elle sert- et se tourne totalement vers la jolie blonde, baissant inconsciemment son regard jusqu'à son sac posé à ses pieds. Il a décidément beaucoup trop de questions à lui poser...

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Ven 6 Mai - 15:36

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Au fil du temps, des jours, des semaines, des années, je m’étais construite en tant qu’être humain. J’avais mis du temps, mais finalement, j’étais fière de ce que j’étais devenue. Tout c’était brisé en un instant. Encore il y a quelques jours à peine, je m’étais organisée ma vendetta personnelle. Même en Europe, j’essayais de faire disparaitre de ma tête les images ensanglantées de victimes qui ne méritaient pas de croiser un vampire. Quelqu’un comme moi. Finalement, ne pouvant que compatir à la douleur quotidienne de Klaus, je m’en étais rapprochée. J’avais fuis. J’étais partie, le laissant là sans un mot et je me permettais de revenir comme si de rien n’était. En avais-je le droit ? Bien sûr que non, ce n’était pas correct. Mais partir à jamais l’aurait-il été ? Non plus. J’étais perdue entre mes propres envies et le fait que, finalement, je ne faisais que blesser un peu plus l’homme que j’aimais. Il était impossible de revenir en arrière de toute façon, il m’avait vu. La suite des événements me montrera très certainement si j’avais eu tords de remettre les pieds à Mystic Falls. Mais revoir son visage, entendre le son de sa voix, cela n’avait pas de prix.

Pour une fois, il venait de me clouer sur place. J’entrouvrais la bouche dans l’espoir de lui rétorquer quelque chose quand il se mit à parler d’immortalité, mais il fila aussitôt vers sa voiture. Clefs en main. Mes propres mains dans mes poches de veste, je le suivais, bien silencieuse. Il y avait-il un sens dissimulé dans sa phrase ? Il était dur de le dire après des retrouvailles qui auraient pu se montrer encore plus volcanique qu’elles ne les avaient été. Machinalement et surtout fidèle à mes nouvelles résolutions, j’attachais ma ceinture en prenant la place du mort. Quoi de plus énigmatique lorsque l’on a vraiment goûté à la mort soi-même ? Mais c’était sans importance dans le moment présent. Lui demandant directement ce qu’il souhaite faire, sa réponse me laisse perplexe. Mon regard s’attarde un premier temps sur ses mains, puis ses lèvres et enfin ses yeux. Je me méfiais. J’aimais cet originel, mais je n’en étais pas idiote ou naïve pour autant. Surtout après l’avoir déçu en fuyant Mystic Falls. Rester finalement encore quelques temps sur mes gardes ne me semblait pas si superflu finalement.

La paranoïa semblait aller de pair avec l’immortalité. Finalement, ce que j’avais tant de fois reprochée à Klaus commençait à me ronger les sens. Je me contentais alors de regarder finalement la route, essayant de me vider la tête plutôt que de me préoccuper de ce qui pouvait se passer dans la tête du tout premier hybride de l’histoire. M’attardant futilement sur mes cheveux, je glisse une mèche derrière mon oreille et la question de l’homme qui était au volant parvint à avoir toute mon attention. Silencieuse, je ne répondais pas, mais je ne pouvais m’empêcher de ne le regarder que lui, lui et lui seul. Pourquoi cette question ? J’avais l’impression d’être une enfant qui sait qu’elle a fait une bêtise mais est prête à subir tout un interrogatoire sans jamais rien dire de cet enfantillage. La seconde me fit froncer les sourcils. Pourquoi me parler de Marcel ? Le son du craquement de ma nuque de ce soir-là me revient en mémoire. Machinalement, sans même m’en rendre compte, je pose une main sur cette dernière, comme si je craignais qu’elle se brise à nouveau.

Même morte, je pouvais sentir mon cœur tambouriner à vive allure contre les parois qui le gardait en sécurité et au chaud. « Tu n’es pas sérieux ? » Contrairement à lui, il était hors de question que je le regarde. Il insinuait que j’étais retournée à la Nouvelle-Orléans pour Marcel ? « Je veux bien t’accorder que cette fois-ci, j’ai provoqué ta paranoïa… Mais insinue encore une fois que je suis retournée à la Nouvelle-Orléans pour retrouver Marcel et je sors de cette voiture aussi vite que j’en suis rentrée. Ce n’est pas une menace Niklaus, mais une promesse. » Mon regard se faisait soudain mauvais, parce que j’étais blessée, même s’il pouvait vouloir dire tout autre chose de par ses questions. Il ne savait rien de ce qui s’était passé entre Marcel et moi. Il ne savait pas quel accident il s’était réellement produit le jour de ma mort. Le regardant dorénavant dans les yeux, je cherche le moyen de me calmer. Le fait de ne pas avoir bu depuis longtemps ne m’aide pas à maîtriser la montagne russe que sont devenus mes sentiments. « Il ne s’est jamais rien passé avec Marcel, ni avant, ni maintenant, ni plus tard. Jamais. Quant à la Nouvelle-Orléans… Il n’y a plus rien qui vaille la peine là-bas… » Je le pensais, plus aucun membre de ma famille ayant mis les pieds dans cette ville était encore en vie.

Cette scène, je la connaissais par cœur malgré moi. J’essayais de la taire, mais un frisson me parcourait l’échine. Ce bruit, ce noir, ces cris juste avant… Ce reproche d’en avoir choisi un autre que lui. « Marcel ne m’a jamais pardonné de t’avoir ouvert la porte ce jour-là… Ni les suivants. Alors que j’avais promis que je resterais neutre et que vous étiez deux idiots qui ne devaient pas vous taper dessus. » Marquant une pause, expirant calmement, je détachais à mon tour la ceinture de sécurité. Calant l’une des jambes sur le siège, je me mettais sur le côté pour regarder droit dans les yeux ces yeux noisette qui m’avaient toujours fasciné. « Il fait partie de ta famille… Malgré vos différents. Il a compté énormément pour toi, comme tu comptes énormément pour lui. Mais une ville et peut-être aussi une fille vous a amené à vous prendre la tête… » Disais-je avec un demi-sourire pour essayer de dédramatiser les choses. Je posais ma main sur le genou de l’originel, le caressant à l’aide de mon pouce. « Toute famille à ses disputes et Marcel a un fort caractère, peut-être un peu trop… Il a sans doute fuit rapidement la Nouvelle-Orléans et il reviendra sûrement vers toi de lui-même… » Il pouvait rejeter ce geste d’affection, mais je me penchais vers sa joue pour lui déposer un simple baiser avant de reprendre ma place dans le siège.




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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Ven 6 Mai - 22:28

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C'est vrai que lors de son retour à la Nouvelle Orléans, l'hybride originel de s'attendait pas à devoir se battre aussi férocement avec son protégé... pour une fille. Il savait que ce dernier lui avait volé sa ville, c'était un fait et il s'était promit d'y remédier mais, il ne s'était pas préparé à ce que Camille devienne aussi importante dans leurs conflits perpétuels. Il ne s'était pas préparé à ce qu'elle devienne aussi importante -pour lui- tout court. Mais doit-il s'excuser pour cela ? Non, pas vraiment...
Non seulement ce n'est pas dans les habitudes de Niklaus mais, il ne regrette absolument rien. En bon vieux coq qui se respecte, il se devait de montrer à son cadet qui était le meilleur, le roi, le plus fort à ce jeu là. Il voulait montrer à Marcel -et se prouver à lui même- qu'il pouvait non seulement ravoir sa ville comme il le souhaitait mais, aussi, qu'il pouvait avoir la fille. Oui, aussi matériel et machiste que cela lui paraître...
Seulement voilà... Camille s'est avéré plus intéressante et maligne qu'elle en avait l'air. Et magnifique qui plus est ! Aussi intrigué que séduit, il ne lui en a pas fallut plus pour s'y prendre au jeu... Lui, qui comptait l'utiliser comme l'un de ses nombreux pions habituels, a fini par tomber dans son propre piège et a commencé à vouloir en savoir plus, à la connaître d'avantage. Il lui en fallait un peu plus chaque jour, sa petite dose quotidienne. Jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il était bel et bien tombé amoureux... Bref !

" Je veux bien t’accorder que cette fois-ci, j’ai provoqué ta paranoïa… Mais insinue encore une fois que je suis retournée à la Nouvelle-Orléans pour retrouver Marcel et je sors de cette voiture aussi vite que j’en suis rentrée. Ce n’est pas une menace Niklaus, mais une promesse. " Sans dire un mot, Niklaus sent une bouffée réconfortante lui arracher un sourire. Elle est en colère et vexée... et cela l'amuse. Il ne quitte pourtant pas la route des yeux et sent le regard de Camille lui bruler la joue. " Il ne s’est jamais rien passé avec Marcel, ni avant, ni maintenant, ni plus tard. Jamais. Quant à la Nouvelle-Orléans… Il n’y a plus rien qui vaille la peine là-bas… " " Je ne t'ai pas demandé de te justifier... mais c'est toujours bon à savoir. " Il se permet un regard furtif vers la jeune vampire pour lui sourire sincèrement. " Marcel ne m’a jamais pardonné de t’avoir ouvert la porte ce jour-là… Ni les suivants. Alors que j’avais promis que je resterais neutre et que vous étiez deux idiots qui ne devaient pas vous taper dessus. " Il fait claquer sa langue dans un réflexe de désaccord. " Nous n'avions pas besoin de toi pour cela. Marcel a toujours eu le don pour me mettre hors de moi, pour tester mes limites. Si tu l'aurais pas été là, j'aurais fini par trouver un autre sujet de discorde, ne t'en fais pas. " Avec un sourire non dissimulé, il ajoute : " Tu as été la cerise sur le gâteau. Rien de plus. " Mais une cerise pour laquelle cela vaut la peine de se battre. Et c'est exactement ce que Niklaus a fait. Il s'est battu... autant pour gagner la confiance de Camille qu'avec Marcel mais, une fois encore, il ne regrette rien. Absolument rien.

Coupant le contact, l'originel jette un œil à la façade de la mairie devant eux. Tout est si calme, si sombre, que tout devient aussitôt intime... ce qui n'est pas pour lui déplaire. Lorsque Camille détache sa ceinture pour se tourner vers lui, il fait de même et se cale contre son siège comme un adolescent qui drague dans la voiture de son père - sauf que Niklaus a une auto familiale. Heureusement que le siège auto n'est plus nécessaire... " Il fait partie de ta famille… Malgré vos différents. Il a compté énormément pour toi, comme tu comptes énormément pour lui. Mais une ville et peut-être aussi une fille vous a amené à vous prendre la tête… " Cela vient résumer ce qu'il pensait jusque là... mais ce n'était pas vraiment ce dont il avait envie de parler. Lâchant un soupire, il répond tout de même au sourire de la vampire. Elle n'a pas tord... mais elle ne sait pas tout. Non non non... elle ne sait pas qu'il sait ce qu'elle pense qu'il ignore. " Toute famille à ses disputes et Marcel a un fort caractère, peut-être un peu trop… Il a sans doute fuit rapidement la Nouvelle-Orléans et il reviendra sûrement vers toi de lui-même… " Cette fois, il ne peut s'empêcher de faire une grimace mais, dans le noir, Camille n'arrive certainement pas à la percevoir. Heureusement.

L'entendre dire que Marcel fait partie de sa famille n'est pas vraiment le problème - bien que Klaus ne le pense pas vraiment. Freya était de sa famille. Klaus mit du temps à l'accepter (pas tant que cela finalement...) mais, il avait fini ar admettre qu'il la concidérait comme membre à part entière de sa famille... Marcel, lui, n'était qu'un gamin qu'il avait adopté et éduqué de son mieux. En grandissant, ce même garçon a changé et devenu quelqu'un d'autre. Il est devenu un homme avec des convictions autres que les siennes et, peu importe ce que dit et pense Camille, Niklaus est conscient que Marcel fera toujours tout pour s'assurer de sa propre survie - à lui. Pas celle de la famille Mikaelson... mais pas le temps de dire tout haut ce qu'il pense que le baiser de Camille le ramène à la réalité.
Avant qu'elle ne s'installe correctement sur son siège, il la tire vers lui par le bras. Surement un peu trop violemment, de manière trop brute. A trois centimètres de son visage, il penche ses lèvres vers son oreille et murmure doucement. " Ils sont là. Prête ? " Niklaus veut la destabiliser, la rendre folle. Oui, il veut l'embrasser depuis le moment même où il l'a revu dans le Mystic Grill mais... là, tout de suite, dans cette voiture, dans le noir quasi-le-plus-total... non, l'occasion était bien trop belle. Et il ne peut pas -et ne veut surtout pas- être aussi prévisible...

Devant eux, cinq ou six jeunes font les cent pas devant la maire. Reculant son visage pour regarder Camille dans les yeux, il lui lance un sourire moquer, enjôleur... avant de l'embrasser tout de même. Parce qu'il en a tout simplement -et follement- l'envie. Au contact de ses lèvres, il sent comme un électrochoc le long de sa moelle épinière. Il ne peut s'empêcher de prolonger le baiser, plongeant l'une de ses mains dans les cheveux de la jolie blonde... et sans s'en rendre compte, il lui tient toujours le bras de son autre main - et le serre un peu plus lorsqu'il détache ses lèvres des siennes. " Ca suffit, on y va ! " Et sans aucun commentaire, il sort de la voiture et disparaît aussitôt. Du haut du toit de la mairie, il évalue la hauteur et regarde s'affairer les jeunes militants, vus un peu plus tôt au Mystic Grill - en attendant que la vampire le rejoigne.  

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MessageSujet: Re: (klamille) Say something or just stay here one a moment, please   Ven 20 Mai - 10:45

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Non, bien sûr, Klaus ne m’avait pas demandé de me justifier. Marcel non plus ne m’avait jamais demandé de me justifier. Seulement les sous-entendus devenaient pesants, encore plus sous le poids des années. Mais à mesure que je reprenais pleinement possession de me sentiments, je réfléchissais aux remarques de Klaus, autrefois, bien qu’il ne l’aurait pas reconnu, ça aurait été là le signe d’une pointe de jalousie. Aujourd’hui, alors que l’on vient juste de se retrouver, pourquoi évoque-t-il Marcel ? Néanmoins, avant de me rapprocher de Klaus, j’avais pensé donner sa chance à Marcel Gerard qui m’avait dragué ouvertement. J’avais plutôt considéré Klaus comme un bon ami qui voulait vendre le mérite du vampire qui avait cherché à me séduire en premier. Je ne pense pas qu’à un seul moment, au début où nous faisions connaissances, je pensais devenir amoureuse et complètement imprégnée de cet homme. Cela devenait presque étonnant que j’ai pris la fuite, non une fois, mais deux… Parce que maintenant j’en étais persuadée, même si nous nous prenions la tête et à juste cause : je n’avais pas la moindre envie de vivre sans lui.

Histoire d’allégé mes propos et les siens concernant le fils adoptif de Klaus, j’ajoutais avec ironie à la réponse de l’originel : « Vraiment ? Seul Marcel a le don de te mettre hors de toi ?... » Prétendre qu’à l’époque où l’on avait commencé à se fréquenter il n’y avait que Marcel qui l’énervait m’amusait beaucoup. Qui ne l’énervait pas finalement ? Même moi, bien qu’à juste titre, je devais l’énerver. Il fallait cependant l’avouer, c’était désagréable pour moi de parler de Marcel. Je faisais tout pour ne pas avoir de rancune envers lui, ce n’était qu’un accident… Mais c’était désagréable de penser au fait qu’il ne s’était jamais présenté pour s’excuser. Il m’avait quand même privé de mon existence humaine, pire encore, il aurait pu me conduire tout droit à la mort et il n’était même pas resté pour voir si l’on pouvait me sauver. Jamais je ne m’étais posé la question jusqu’ici… Mais si ma chute n’avait pas directement été mortel ?... Non, le sang de Klaus m’aurait soigné dans ce cas-là. A mesure que je réfléchissais, je gardais quand même mon regard posé dans celui de l’hybride. Marcel faisait partie du passé, à quoi bon se torturer ? Ce n’était pas la peine, ce qui était fait, était fait. Bien que j’aurai aimé que la décision de devenir un vampire vienne de moi, plutôt que d’un accident.

Dans un geste que je voulais être réconfortant, je déposai mes lèvres sur sa joue. Une petite partie de mon esprit reconnaissait cependant que c’était aussi égoïste et que j’avais besoin de créer un contact avec Klaus, bien que je n’en avais pas vraiment le droit. Sans doute m’avait-il laissé faire seulement parce qu’il était perdu dans ses réflexions. Sa réponse fut sans appel, m’attrapant par le bras, je ne pus que suivre le mouvement, prise par surprise. Bien que sa poigne soit des plus désagréables, la proximité maintenue ne pouvait que me perturber. Je sentais malgré moi mon cœur traduire mes émotions alors que je faisais tout pour garder la tête froide. J’ignorais les réelles ambitions de Klaus me concernant, surtout après un tel départ et une discussion des plus enflammées. Si bien que même le simple fait qu’il souffle à mon oreille me déstabilise, me retenant malgré tout d’accumuler un nouveau geste de tendresse. Mon regard glisse sur la droite pour découvrir des jeunes adolescents devant la mairie. Je plisse les yeux soudainement, me demandant sincèrement ce que Niklaus a en tête. Impossible d’y réfléchir plus de quelques secondes que son regard rappel le mien. Je devine que cette situation l’amuse, le fait qu’il puisse jouer avec mes sentiments en me maintenant aussi près de lui. Pourtant, au moment où j’aurai pu hésiter à avoir une quelconque réaction, il finit par m’embrasser. La douceur de ses lèvres contre les miennes, son parfum ou simplement le fait de sentir sa respiration sur ma peau m’avait cruellement manqué. Évidemment, j’en avais rêvé plusieurs fois dans ma fuite, mais une pensée n’est comparable en rien à la réalité. Ma main qui était posée sur son genou glisse doucement sur sa cuisse, sous laquelle je m’appuie. Autant le dire tout de suite, je n’avais pas réellement envie de quitter cette voiture, encore moins dans l’instant présent. Seulement Klaus aime toujours avoir le dernier mot et il rompit le baiser avant de s’envoler. Il n’y avait pas d’autres mots. Cette faible frustration m’amuse finalement, je me permets même de rire dans la voiture avant d'en claquer les portes une fois sortie.

Une nuit, cette nuit, je la lui avais accordée. Ce serait l’exception et surtout, je n’avais pas envie de me prendre la tête avec lui quant à mes nouvelles résolutions. Alors seulement pour ce soir, je me comporterais comme un vampire, mais après, il est hors de question que je cours au-delà de la vitesse d’un être humain normal. Je le rejoignis donc sur le toit, mais même à cette distance des humains, je ressentais mon manque. J’aurai dû rentrer ou prendre sur moi une poche de sang, en même temps, j’aurai pu difficilement deviner à quoi je devais m’attendre. Alors que le vampire en moi prend le dessus sur mes résolutions, je sens mon regard se changer, mes veines me tirer. Maître de la situation, je me contente de leur faire dos, comme si je voulais intentionnellement regarder uniquement Klaus. Finalement, ma faiblesse n’aura pu être visible que l’espace de quelques secondes à peine. « Tu le sais, n’est-ce pas ? L’importance et l’espoir que je mise dans cette paix. Qu’est-ce que tu veux faire ? Si tu me dis que tu veux leur parler calmement, tu imagines bien que je te rirais au nez. » J’affichais pourtant un air amusé et plutôt détendue, sans doute encore un peu trop prise dans l’euphorie du baiser. Cela ne devrait pas être amusant, c’était dangereux, je ne savais pas combien de temps mon esprit pourrait se battre contre la faim qui commençait à me tenailler. Puis, soudainement, les mots exactes de l’hybride me reviennent et me font tiquer. « Klaus… Pourquoi parler de signe de vie concernant Marcel ?... Il s’est passé quelque chose que je devrais savoir ? » Je n’étais pas suspicieuse, mais soucieuse. Finalement, ce n’était pas une affaire de jalousie, j’étais maintenant persuadée qu’il y avait autre chose. Même si, après tout, cela pouvait n’être qu’une rumeur qu’il avait entendu.





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