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 (cami) Evil is not a diagnostic

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vampires
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morsures : 100
inscrit(e) le : 02/03/2016
célébrité : Leah Pipes
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MessageSujet: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:30

CAMILLE SARAH O'CONNELL



NOM : O'ConnellPRÉNOMS: Camille, SarahÂGE : Vingt-sept ans en apparence physique, mais proche de la cinquantaine.MÉTIER / ÉTUDE : Psychanalyste, elle donne aussi parfois des cours à la faculté.SITUATION FINANCIÈRE : MoyenneSITUATION CIVILE : Elle se considère toujours en couple, bien qu'elle soit partie. Cela dépendra de ça décisions, elle sait qu'elle n'a pas son mot à dire.ORIENTATION SEXUELLE : HétérosexuelleGROUPE : VampiresCÉLÉBRITÉ : Léah Pipes





What about you ?
What about supernatural ?
Behind the screen




Cami’ est devenue psychanalyste et elle cherche à démontrer que le mal n’existe pas. On peut s’écarter du droit chemin, mais personne n’est réellement mauvais. Il ne faut pas oublier que même dans les moments les plus sombres, il suffit de se rappeler d’allumer la lumière. Eternelle optimiste, elle peut paraitre avoir un côté naïf. Mais elle a une redoutable personnalité. Elle sait ce qu’elle veut, où elle va et fera tout pour rétablir la justice et défendre ceux qu’elle aime. Au péril de sa vie. Longtemps hantée par la mort de son jumeau, elle estime qu’il est temps pour elle de faire son deuil. Son inquiétude est d’avoir perdue la seule raison qui ferait qu’aujourd’hui, elle doive être immortelle : Niklaus. Elle l’aime d’un amour qui ne s’éteindra jamais. Mais la jeune femme ne forcera pas sa porte, si Nik ne veut plus d’elle, elle devra l’accepter et le comprendre.

Déjà humaine, elle savait se défendre. Elle a toujours son côté indépendante et parfois sûre d’elle qui rends parfois la relation avec Klaus compliqué, parce qu’elle peut le blesser par son autonomie et s’en rendre compte que seulement après. Peut-être que cette fois il est trop tard. Gentille et compatissante, Cami veut avant tout être présente pour son prochaine et l’aider au mieux. Seulement, depuis qu’elle est un vampire, elle rejette sa condition et sait très bien que plus elle se rejette, plus elle devient dangereuse. Sans le vouloir, il lui ait arrivé d’avoir des actes plus que violent et n’arrive pas à vivre avec cette culpabilité qui la ronge de jour en jour.


Cami voit d’un très bon œil le conseil ! Elle espère que ce dernier saura rester fort et soudé. Pour elle, c’est inespéré et elle est vraiment à 200% derrière eux. Si elle ne pensait pas que Klaus risquerait de le voir sous un mauvais œil, elle pourrait même proposer de l’aide à ce conseil pour s’assurer qu’il créé vraiment la paix et non des manigances dans le dos des autres. La psychanalyste n’a aucun préjugé ! Peu importe la race, pour elle, seule l’âme compte. Finalement, le seul préjugé qu’elle a vraiment est envers elle-même. Elle pense qu’elle devient mauvaise et commence à aller contre ses propres principes. Elle ne sait pas si elle fait bien de vouloir revoir Klaus, mais elle en ressent le besoin. La jeune femme sait que l’originel saura la repousser s’il la pense mauvaise pour lui. Dans ce cas, elle ignore encore quel sens elle pourra donner à une éternité vide de sens. Toute sa famille est presque morte, elle a dû mal à s’accrocher à de l’espoir dans les années qui se profile si elle doit s’éloigner une bonne fois pour toute de la famille Mikaelson. Elle pense néanmoins qu’elle ira peut-être au travers le monde pour tenter d’apporter son aide à qui le demandera. Se tourner vers Dieu pour chercher des réponses semble bien hypocrite depuis qu’elle est vampire.


PRÉNOM/PSEUDO : Marie/TayaÂGE: 24 ansFRÉQUENCE DE CONNEXION: 7/7j COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Il y a longtemps, par une amie qui était dessus bien avant moi UN DERNIER MOT : Je vous aime et le Klamille m'avait vraiment manqué

Code:
LEAH PIPES <pris>✜</pris> camille o'connell




Dernière édition par Camille O'Connell le Jeu 3 Mar - 0:54, édité 2 fois
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vampires
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:30

« Je ne partirai plus… Sauf si tu me le demande. »



« J’ai besoin de me voir dans tes yeux pour voir qu’une partie de moi existe encore… Parce que c’est tout ce qui me reste, tout ce qui compte, la façon dont tu vois. La façon dont j’existe à travers toi. Je ne vis et n’existe que pour toi, Niklaus… »

C’était le début de lettre qu’elle avait écrit à Klaus avant de s’en aller, de partir une nouvelle fois. Elle se souvenait encore de l’enfer qu’elle lui avait fait vivre quand elle était devenue… Ce qu’elle était devenue. Camille savait que dans sa famille, il y avait certaines pulsions. Elle se prenait un peu pour Batman parfois. Une fois, elle avait mis un homme à terre pour venger l’une de ses amies et ce qui l’avait effrayé le plus, c’est qu’elle avait adoré cela… Devenir un vampire avait amplifié ce trait de sa personnalité, ce trait qu’elle ne voulait pas voir, celui qu’elle rêvait d’effacer. Plus le temps passait, plus elle se trouvait égoïste et non légitime auprès de Klaus. Elle lui avait toujours dit que le mal n’existait pas et maintenant… Elle était persuadée l’être, en avoir envie, ressentir le pouvoir de vie ou de mort sur un être humain. Elle aussi, avait été humaine, autrefois. Pliant soigneusement la lettre, le regard dans le vide, elle rangea cette dernière dans sa propre veste et partie comme une voleuse. Non, elle ne lui refait pas revivre ça, jamais. Il l'avait appelé pour l'aider lui, il n'avait pas à subir ses soucis psychotiques.

Prélude

Un jeune couple qui semble amoureux attende dans une salle d'attente médicale. Le médecin les accueil chaleureusement. La femme du couple est blonde et rayonnante à l'idée d'être maman. Le jeune mari plaisante souvent en disant qu'il espère que ce sera un garçon. C'est la toute première fois qu'un petit être, dans quelques mois, va les appeler papa et maman. L'émotion est palpable au moment de l’échographie, le tout est de savoir si le bébé va bien. Il est trop tôt pour apprendre le sexe de l'enfant. Le futur père aux cheveux châtains clair se pince les lèvres et ne peut se retenir de mettre en bataille ses cheveux. Sa compagne lui sert tendrement la main.
Le docteur agit alors de façon curieuse. Il fixe l'écran avec intensité. Dans la salle d'attente, tout est calme. Ce calme est brisé au moment même où des éclats de rire se font entendre. Le jeune couple rejoins leur voiture, un large sourire sur leurs visages. Ils sont l'heureux couple qui attendent deux jumeaux.

Les neuf mois sont passés. Les jeunes parents courent partout, mais ils sont tous les deux comblés. Les jumeaux se portent bien et semblent inséparable comme lorsqu'ils étaient dans le ventre de leur mère. Le jeune couple a une fille et un garçon. Ils sont d'origine catholique et les prénoms des bébés ont donc une résonance religieuse. Camille et Sean s’épanouissent donc dans le cadre d'une famille heureuse. Aucune fausse note et des parents comblés.

Une vie normale

Que ce soit en cours ou à la maison, mon frère et moi étions fusionnels. Nous n'étions pas des vrais jumeaux à proprement parlé, notre code génétique n'est pas identique. Pourtant nous avons développé un don. Comme n'importe quels jumeaux, nous nous ressentons l'un l'autre de façon inexplicable. Toute ma vie est liée à mon frère. Tous deux nous étions intelligents, aussi avions nous développer un code entre nous. Pour n'importe qui, il s'agissait seulement de dessins ou de gribouillages futiles. Pour nous, c'était un message codé.
A l'adolescence on a finit par laisser ce code de côté. Nous avons toujours été proche. On partageait tout. Il était à la fois mon frère mais aussi mon meilleur ami. Nous partagions la même religion, mais à des degrés différents. Si bien que l'on a commencé à se séparer sur le plan de l'espace. Sean a décidé de devenir séminariste. C'est tout naturellement qu'il ai allé rejoindre notre oncle Kieran à la Nouvelle Orléans. Quant à moi, mon esprit à toujours été partagé. Non pas que je ne suis pas catholique, seulement, j'ai aussi un côté scientifique. J'ai un besoin fondamental de comprendre les gens qui m'entourent. Je me suis tournée naturellement vers la psychologie.
Mon rituel préféré de cette époque-là ? C'était nos appels du soir entre mon frère et moi. C'était agréable de pouvoir entendre sa voix malgré la distance. A chaque vacance, nous trouvions toujours un moyen de nous voir. Quant à nos parents, ils sont partis. En voyant à quel point nous étions débrouillard, ils ont pris la liberté de s'éloigner. Ils ont décidés de rejoindre l'Europe. Au début, ils nous donnaient des nouvelles tous les soirs, puis une fois par semaine, pour finir inéluctablement sur une fois par mois.

De nature calme et patiente, j'ouvrais mon esprit au monde. Bien que mon frère n'était plus là pour partager ma marche, j'avançais d'un pas assuré. Nous avions trouvé un nouveau moyen de communiquer ; les photographies. Nous avions estompés nos appels petit à petit, grandissant ensemble tout en étant chacun de notre côté. Toute les villes dans lesquelles je passais, je prenais quelques clichés ; de tout ce qui pouvait éveiller ma curiosité, qui me faisait sourire ou qui plairait tout simplement à Sean. Mon frère faisait la même chose pour moi. C'est de cette façon que je découvris pour la première fois la Nouvelle Orléans, à l'aide de clicher photographiques sur ordinateur.
J'aimais sortir, côtoyer le plus de monde. Les parents à l'étranger, mon oncle Kieran m'aidait à arrondir les fins de mois. Il était venu le temps de l'indépendance complète. Je participais à plusieurs soirées, restant toujours plus sobre que mes amis, ce qui faisait mon hilarité, tant que ça ne donnait pas dans l'excès. En ramenant l'une de mes amies de l'époque, en psychologie aussi, nous avons échangés. Qu'es-ce qui me correspondrait le mieux comme job à côté des études ? Nous avons discutés, parlé garçons comme à son habitude quand elle était bourrée, et puis, je l'ai laissé à la porte de chez elle. Au lieu de rentrer chez moi, dans mon appartement, j'entrepris de photographier trois lieux. Bien que j'avais déjà fait mon choix, je voulais laisser Sean le trouver par lui-même. Le matin à son réveil, mon jumeau avait trois établissements sous les yeux : Un bar, un restaurant et un cinéma. Il me répondit aussitôt avec un point d'exclamation que j'avais du prendre le bar. Il avait raison.

Le bar était un endroit stratégique. J'aime vraiment côtoyer un maximum de personne. Pour moi, une personne n'est pas mauvaise, elle cherche tout le temps à faire le bien. Il se trouve que certains événements peut mettre fin à cette bonté naturelle. J'ai aussi un fort caractère, maîtriser des clients ou stopper une dispute n'est pas un problème pour moi. Je postulais en tant que barmaid et on me prit presque tout de suite ; pour mon éloquence, mon calme, mon charisme et le fait que j'étais ceinture noir en karaté, je savais donc me défendre.
Ma vie allait bientôt basculer et je n'en savais rien. Au lieu de ça, je vivais pleinement le bonheur du moment. Sean était très bien dans sa voie et moi dans la mienne. J'avais eu mon diplôme. Il ne restait plus que ma thèse à faire et je serais officiellement professionnel. Comme n'importe quelle diplômée, je ne peux me retenir d'exposer à voix haute les cas que j'observe. Mes pas m’emmènent toujours de plus en plus vers les expositions d'Arts en tout genre. J'aime les artistes, leurs œuvres parlent toujours pour elles-mêmes. Je partageais cette passion avec mon petit ami du moment ; Nathaniel. Je ne peux pas dire que j'étais amoureuse de lui, mais j'aimais notre relation. Seulement, quelque chose à mis fin à tout cela.

Aux portes du drame

Sean commençait à m'inquiéter, ça faisait déjà deux jours qu'il ne m'envoyait plus aucun message. Je me sentais mal depuis quelques jours, j'avais un mauvais pressentiment. Pourtant, ça nous était déjà arrivé de ne pas nous parler pendant une semaine. Une peur profonde me tiraillait chaque nuit. Nathaniel me rejoignait au salon et cherchait à me calmer, m'assurant que c'était autre chose qui devait m'angoisser et que je reportais cette angoisse sur mon jumeau. Calmée, j'abandonnais l'idée de contacter oncle Kieran malgré mon fort caractère. Mon petit ami devait avoir raison, je ne peux pas avoir toujours raison non plus.

Il était quatre heures de l'après-midi. J'étais dans le salon, soufflant sur le café que Nath m'avait fait. Il prenait sa douche alors que je regardais les informations. Je méditais sur mon sujet de thèse, comment allait-je aborder mon sujet. Mon mec se mit à crier de la salle de bain en disant qu'il avait oublié de prendre une serviette. Il le faisait au moins une fois par semaine, ça me faisait toujours sourire. Je cherchais alors la serviette pour le sauver et entrais dans la salle de bain pour la lui donner. On s'est embrassé brièvement et il s'en est allé vers le salon. Avec un gant de toilettes propre, je chassais la buée du miroir afin de me brosser les dents. Il m'est alors venu à l'esprit qu'il nous manquait de la nourriture pour tenir jusqu'à la fin de la semaine. J'essayais d'avoir l'attention de mon amant mais rien n'y faisait. Il semblait hypnotisé devant l'écran de télévision. Avec une touche d'ironie, je me moquais de lui en revenant au salon. Je fus désarçonnée par son regard remplis de stupeur. C'est là que mon cerveau me rendit l'information que mes oreilles cherchaient à me transmettre. Sean O'Connell. Sean ?... Je déglutissais et me forçais à regarder l'écran à mon tour.

Sous le coup de l'annonce, mes jambes étaient comme paralysées. Ma mâchoire était serrées et je retenais des larmes. Ce vide profond que je ressentais prenais tout son sens. Ce jour-là, une moitié de moi est morte. Ce jour-là, je n'ai même pas été sur place pour lui. La présentatrice télé énonçait clairement :

« Dans la journée d'hier, à la Nouvelles Orléans, Sean O'Connell a tué neuf séminaristes, étant lui-même séminariste avant de se suicider. Les détails de l'affaire ne peuvent pas encore être donné. Il semblerait que ... »

Nathaniel s'est réveillé soudain, secoué par la porte de l'entrée que je venais de claquer violemment. Je me suis mise à détaler les escaliers. Prendre l'air, pleurer, hurler, courir. Toutes ces actions me passaient en tête. Je l'ai entendu hurler mon prénom plusieurs fois à la fenêtre, mais je ne voulais pas de paroles réconfortantes, je ne voulais pas exposer la douleur qui m'envahissait. Je finis par atteindre la forêt, à bout de souffle, je suis tombée sur les genoux de fatigue. Je me rappelle avoir essayé de pousser un cri, mais ma douleur était tellement profonde que mon cri fut sourd et muet. Mes larmes ont coulées le long de mes joues alors que mon corps tremblait. Je ne sais pas combien de temps ça a duré avant que ma voix s'exprime enfin. Dans un déchirement je me suis mise à hurler. J'aurais du l'appeler, ce sentiment que j'avais eu, je n'aurais pas du passer à côté. Il aurait mieux valu paraître stupide que d'apprendre la mort de son propre jumeau à la télévision.

En rentrant à la maison, je n'ai fais qu'échanger un ou deux mots avec Nath avant de m'écrouler dans notre lit. Quand le sommeil a finit par gagner enfin, d'horribles cauchemars m'envahir la tête. Je me suis réveillée en sursaut. Mon regard s'est tourné vers cet homme qui partageait le même espace vitale. Non, je n'avais plus de place pour lui, mon cœur souffrait trop. Il s'est réveillé alors que je faisais ma valise sous le coup de l'impulsion. Bien sur, il a essayé de me retenir et j'ai réussi à me calmer. On a commencé à aborder une très longue conversation. On évitait le plus possible le cas de mon jumeau qui ne faisait que m'éloigner encore plus de Nathaniel. Je suis allé à l'enterrement de mon frère à la Nouvelle Orléans, et comme je l'avais promis à mon petit ami, je suis rentrée. C'était le père Kieran, notre oncle, qui tenait la messe funéraire. Cet enterrement à presque été secret en raison de la violence possible de certains habitants de la Nouvelle Orléans. Les remords ont commencé. Sean n'avait jamais montré des signes de maladie mentale. Comment avais-je pu le laisser seul à ce point ? Les détails sanglants m'ont alors été donné. Il avait utilisé une faucille pour réaliser son forfait.

J'ai alors eu une conversation sérieuse avec celui que je ne considérais guère plus comme un colocataire depuis le massacre. On en est resté là. Je lui ai alors annoncé dans la foulée que je partais pour la Nouvelle Orléans. J'ai mis un terme à toutes mes attaches bien qu'il m'arrive de les contacter par sms ou en appel de temps en temps. Je suis une personne forte, dotée d'une grande volonté et je suis aussi têtue, pouvant camper sur mes positions si je suis sur d'être dans le vrai. Bien que mort, mon frère était toujours là-bas. Mon oncle Kieran m'a aidé à trouver une maison qui me conviendrait. Par la suite, il m'a annoncé son propre départ...

La Nouvelle Orléans

Il fallait que je me fasse à l'idée de recommencer à zéro dans cette ville. Je me suis inscrite à la fac de la Nouvelle Orléans pour faire ma thèse de psychologie. Personne dans cette ville, à part le père Kieran qui s'en est allé, sait mon histoire. Il fallait que j'en apprenne plus, alors que sur les journaux de la ville, on pouvait encore voir en titre : Neuf séminaristes tués par l'un des leurs à l'église Saint Anne.

A côté de mes études, je voulais toujours travailler. Malgré le drame qui était le mien, il fallait que je continue à me battre pour vivre. Dorénavant je vivrais pour deux. Le bar de chez Rousseau souhaitait recruter un barman ou une barmaid. J'ai posé ma candidature et, rapidement, j'ai reçu un appel de Jeanne-Anne Desveraux. Avec le sourire, je suis allée au rendez-vous et j'ai été rapidement embauchée. C'est un emploi d'autant plus intéressant, parce que, lorsque vous êtes barmaid, c'est fou ce que vous apprenez sur une ville et ses habitants en peu de temps.

Je me suis entendue tout de suite avec les deux gérantes ; Sophie cuisine comme personne. Je ne dis rien, mais j'ai très vite compris à leur comportement, qu'elles aussi, avait connu un drame il n'y a pas longtemps. Peut-être que ce silence entendu nous a aidé à nous rapprocher quelque part.
Le temps passait et avec lui, la plaie de mon cœur restait toujours aussi béante. En apparence, je redevenais celle que j'avais toujours été ; souriante, patiente, à l'écoute et fraîche et disposée à aider mon prochain. Ce qui n'enlève pas le fait que je n'aiderais que ceux qui le mérite, j'ai quand même mon petit caractère et j'ai des valeurs auxquels je tiens.

Je suis barmaid à plein temps, alors, dans mes pauses ou à la fin de mon service, j'étudie pour ma thèse à l'intérieur même de chez Rousseau. J'ai commencé à avoir mes habitudes, m'habitant de plus en plus à cette ville et son flux constant de touriste. Voir du monde m'aide à guérir, du moins, c'est que j'essaye de me dire.
Je commence à réaliser pleinement que, comme la majorité des gens, peu importe pour quelle cause je me bat : savoir ce qui s'est passé pour Sean, un flirt avec un garçon ; on s'acharne même quand on sait que l'on ne devrait pas.

Chaque nuit c'est le même schéma, je ne dors plus. A chaque fois que le sommeil me gagne, le massacre me vient inéluctablement en tête. Je crois qu'à cette époque, j'avais peur de m'endormir. Je faisais et je fais toujours des crises d'insomnies. Je rêve sans cesse de cette nuit-là. Je déteste le fait de ne pas avoir pu l'aider. Mais envers et contre tout, j'ai besoin de cette souffrance pour continuer à avancer et me battre pour moi et Sean en même temps. J'ai besoin de la solitude et de la tiédeur de mon foyer, pourtant, certains soirs, je me dis qu'avoir quelqu'un à qui parler pourrait peut-être me soulager. Seulement, ce combat, j'ai décidé de le mener seule. Mon oncle avait quitté la Nouvelle Orléans me laissant réellement sans famille. Je n'ai pas voulu me confronter à mes parents pendant des mois, surtout qu'ils n'ont pas fait le déplacement pour l'enterrement. Les connaissant, c'est que la douleur était trop fraîche pour prendre du courage et affronter le cercueil de l'un de leur deux enfants. Je ne leur en voulait pas, j'étais trop concentrée sur le fait que ça ne pouvait pas être de la faute de mon jumeau, cette histoire ne tenait pas debout.

Quand vient le moment de rentrer, je remercie à chaque fois ceux qui reste au bar et rentre seule dans la nuit. Au-delà du fait que cela me permet de souffler et me déconnecter de ma journée, je n'aime pas me sentir surprotégée. Je suis une grande fille qui a appris à se défendre.

L'hypnose et le surnaturel

Huit mois était passés alors que je me coiffais devant le miroir de ma chambre. Je brossais mes cheveux blonds et soyeux légèrement ondulés, alors que mon regard émeraude transparaissait mon passé douloureux et, au combien, récent. Je relâchais ma chevelure qui dépassait de peu mes épaules. Dans un soupir légèrement absent, je m'appliquais à mettre un maquillage léger pour ma journée de travail. Une dernière touche sur mes lèvres pulpeuses et j'étais fin prête.
Au travail, je saluais Sophie avec un grand sourire. A son expression, je ne faisais qu'échanger des banalités. Elle venait de connaître un autre drame, mais jamais je ne lui aurais demandé lequel. Elle semblait ravagée comme moi quand j'ai appris pour Sean.

La journée se passait comme d'ordinaire jusqu'à ce qu'un touriste qui se détachait du lot vienne prendre commande auprès de moi. Malgré son jeune âge, il semblait extrêmement sage mais aussi soucieux. En parlant avec lui, je compris vite qu'il se sentait responsable de son jeune frère. Il cherchait ce dernier qui semblait paranoïaque. Enfin, plus exactement, il cherchait Jeanne-Anne, mais je ne l'avais pas vu ce jour-là. Je l'ai envoyé vers Sophie. Je me rappelle avoir sourit quand il s’était mis à parler de sorcières. Son pauvre frère semblait tourmenté et ne pas avoir un esprit serein.
Le soir même, me sentant nostalgique, je passais dans le coin des artistes. Pour le plaisir des yeux, ils faisaient leurs œuvres en pleine rue. C'était une attraction touristique comme les autres. Souffrant de nouveau de l'absence de mon jumeau, je me suis arrêtée devant une toile d'un artiste qui semblait souffrir autant que moi sinon plus. C'est là que je remarquais sa présence pour la première fois. On a échangés quelques mots. Il semblait charmant et surtout sexy. Mais au moment même où je voulu lui demander s'il était un artiste aussi, il s'est évanoui dans la nature. Je me demandais si c'était à cause de la description psychologique que j'avais fait de cet artiste. On s'est seulement échangés nos prénoms. J'ai appuyé sur le fait que je voulais me faire appeler Cami, Camille est un prénom de vieille et je n'aime pas qu'on le prononce à la française. Je lui ai alors expliqué que j'aimais les artistes parce que chacun d'eux à son histoire.

La fois suivante où nos chemins se sont croisés, c'est lorsqu'il a payé deux verres pour des « amis » avec une somme considérable. Il semblait évident qu'il n'était pas dans le besoin et aimait jouir d'un certain pouvoir sur les autres. Mais malgré ses manières exécrables par moment, c'est quelqu'un d'attachant pour qui j'ai un faible.
En revenant d'une soirée qui avait mal tourné, on a un peu discuté et j'ai commencé à comprendre qu'il me cernait lui aussi. Ce qu'il m'a dit ce soir là m'a atteint en plein cœur. Depuis le massacre, je suis profondément angoissé par les personnes qui peuvent changer facilement. Klaus m'a alors dit que l'on avait du me briser le cœur, mais pas seulement, on avait aussi brisé ma confiance. Je crois que c'est à ce moment précis que j'ai souhaité que quelque chose arrive entre nous deux. Une ambiguïté s'était installée.

Pour une raison qui m'étais inconnu, Klaus Mikaelson m'invita chez lui. En voyant sa demeure, il était évident que je ne m'étais pas trompée ; il avait les moyens. Il m’accueillis et m'amena dans une pièce où se trouvait la peinture devant laquelle on s'était rencontré. Si notre relation n'était pas indéfinissable, j'aurais presque cru à un rendez-vous galant. Je me tournais vers lui et commençait à mieux comprendre pourquoi j'étais ici. Il se confia à moi, au propos de deux femmes. Il me demanda alors s'il était diabolique. Je lui ai expliqué que ce n'était pas un diagnostique. Avec l'attitude douce que j'affichais souvent, je lui expliquais qu'il était paranoïaque et avait peur d'être abandonné, entre autre chose. Une fois mon analyse faite, je lui ai conseillé de voir un professionnel. Klaus, avec son côté hautain m'affirma qu'il préférait parler à moi.

Ensuite, c'est là que tout devint des plus étranges, des plus effrayants devrais-je dire. Il m'expliqua alors que c'était sa ville. A ce moment, je me suis dis qu'il était vraiment temps qu'il consulte... Seulement, je sentis mon sang faire un tour d'effroi. Il parlait de vampires, ce qui signifiait aussi que les sorcières n'étaient pas un terme au hasard. Ils existaient et étaient partout en ville ! L'originel remarqua mon angoisse et y mit un terme en m'intimant de ne pas être effrayée. Aussitôt avait-il énoncé sa demande que ma peur s'en était allé. Je le regardais sans comprendre, trouvant cela prodigieux. Mon côté scientifique pris le pas et je l'assénais de questions à ce sujet. Il venait de m'hypnotiser et m'expliquerait comment cela fonctionnait. J'ai donc poursuivis la discussion, me disant que je saurais tôt ou tard. Il se permit alors de me poser des questions sur ma vie privée. De suite, j'ai imposé une distance, ça ne regarde que moi.
J'étais devenue la sténographe de Klaus pour écrire ses mémoires qu'il jugeait importante. Dans ma tête, c'était un homme qui ne savait plus quoi faire de son argent. Je ne réalisais même pas en son absence que je n'avais plus aucune notion du monde surnaturel. Pour moi c'était seulement un mec que je trouvais beau.
Quelques jours plus tard, alors que le bar allait ouvrir dans une demi-heure, je le revis. Je viens à sa rencontre et le salua et puis, quand mon regard plongea dans le sien, je me rappelais soudain.

« C'est bizarre. Quand vous venez me voir et qu'il n'y a personne, je me rappelle soudain que vous êtes un vampire qui manipule mon esprit. Et dés que vous partez, j'oublie. Je vous vois comme un beau mec avec un bel accent et du fric à claquer pour ses mémoires. »

« C'est l'envoûtement, love. »

« Comment ça marche ? ... »

J'avais parfaitement conscience qu'il me manipulait, pourtant, je ne le rejetais pas. Il ne me semblait pas mauvais, seulement en proie au doute et la douleur d'être seul ; comme s'il se refusait de voir qu'en se comportant autrement, il pourrait être aimé. Seulement il avait peur d'accorder sa confiance, d'où le fait qu'il me force à oublier à chaque fois.

Le temps passait et mes pas m'avaient mené une fois de plus à l'église Saint Anne. A la vue du sang et du désordre encore apparent, mon cœur se serra. Klaus s'est assis à côté de moi et, ces mots, ces pensées tellement enfouie sortir d'elles-mêmes. Je lui expliquais alors que je pouvais comprendre sa nature mais qu'il n'y avait aucune logique à ce massacre. Je répète à voix haute le fait qu'il n'y avait pas de moment prévenant le moment psychotique. Le vampire releva le fait que j'étais bien renseigné, je poursuivis en nommant son prénom à voix haute. Je lui appris qu'il s’appelait Sean et que c'était mon frère jumeau.

Klaus m'expliqua alors :

« Nous devons tous affronter nos démons seuls. »

« Et si un jour, ses démons devenaient les miens ? »

Je lui avouais l'une de mes plus grandes peurs depuis ma venue à la Nouvelle Orléans. En fait, je ne l'avais dis à personne avant Klaus. Même mes amis du passé ne l'avait appris que par mon ex. J'expliquais alors à l'originel que je n'étais venue que pour comprendre ce qui s'était passé avec Sean.

Au final, je continuais de vivre à la Nouvelle Orléans, sentant se rapprocher les démons de Sean. Mon oncle était enfin revenu en ville, ça faisait presque un an que nous n'avions pas parlé. Il semblait évident qu'il m'évitait coûte que coûte. Mes trous noirs et mes confusions commençaient à me prendre à la gorge. Allais-je avoir le même destin funeste que mon jumeau ?

De la Nouvelle-Orélans à Mystic Falls, des années bien remplies

Te soutiens-tu ? Le soir où mon regard a changé définitivement pour te choisir toi ? Te souviens-tu le jour où j’ai compris ce que signifiait réellement le fait d’aimer quelqu’un et de vouloir mourir pour lui ? C’était exactement ce que je ressentais, ce que je ressens toujours. Pour moi, la vie devait être simple et à la fois compliquée. J’avais choisi Klaus, depuis le début, c’était une évidence. J’ai toujours pensé que je vivrai, veillerais et mourrais en ayant en tête que Niklaus Théodore Mikaelson vivrait enfin heureux et apaisé. Mais il y avait eu cette nuit, cette nuit où tout a basculé.
Si ma route avait rencontré celle de Klaus, c’était à cause de Marcel Gérard, cet homme qui avait été mon meilleur ami. Je n’ai jamais révélé la vraie raison de ma mort à Klaus et je pense que c’est cela aussi qui me ronge. Je l’avais oublié, mais, plus tôt dans la soirée, on avait encore tenté de s’en prendre à Hope. Voulant bien faire malgré le fait que je sois humaine, je m’étais interposée face à un vampire. Ce dernier avait bien failli me tuer et Klaus me demanda de lui faire confiance, je bu alors de son sang pour être hors de danger. Une soirée presque banale en soi. Je crois que je peux dire que cela faisait déjà quelques jours que j’étais officiellement avec Klaus et ma vie était, pour moi, totalement parfaite et comblée. Et puis, et puis il est revenu.

« Marcel ? »

Il semblait furieux, agressif plus que de raisons.

« Qu’est-ce qui t’arrive ?... »
« Et toi ? Qu’est-ce qui te prends ?! Pourquoi l’avoir choisi lui ? Alors qu’il m’a mis à la porte de la ville !! Tu prétendais être NEUTRE CAMI ! »

Son ton de voix me fit reculer sur le coup de quelques pas. Déglutissant, je le trouvais soudain profondément injuste. Leurs querelles ne devaient en aucun cas me concerner personnellement. J’avais essayé d’ajuster les choses entre eux. Mais ils étaient pires que têtu et le fait que je sois amoureuse de Klaus ne voulait pas dire que je ne tenais pas à mon ami Marcel pour autant. Les mots fusèrent et finalement, comme Niklaus avait pu en goûter quelquefois, Marcel se prit une claque brutal et bien placée. Contrairement à l’originel, le vampire n’en resta pas là, bien au contraire. Son sang ne fit qu’un tour. M’attrapant par la nuque, je lui mis un coup de pied dans le tibia pour qu’il me lâche. Alors qu’il commençait peut-être à comprendre qu’il agissait mal, je ne voulus pas prendre de risque et lui jetait un verre d’alcool au visage. Seulement, le prenant comme une nouvelle attaque et non comme un geste de défense, Marcel me poussa… Un peu trop fort. Je fis une mauvaise chute sur une marche. Depuis étrangement, je fais souvent attention aux pièces et à leur façon d’être faite… Il se trouvait qu’entre mon salon et mon couloir il y avait une légère marche. Ma nuque se brisa sur le coup.

A mon réveil, Klaus était à mes côtés. Je n’ai plus jamais revu Marcel de ma vie. Rapidement, l’originel comprit que je n’étais plus réellement en vie. Ce fût très dur pour moi de le comprendre et je ne voulais toujours pas dire à Klaus ce qui s’était vraiment passé. Parfois je disais que quelqu’un que je ne connaissais pas avait dû m’attaquer, mais Klaus me rappelait que personne ne pouvait rentrer sans mon autorisation. Alors je ne faisais que dire que j’avais dû faire une chute, un accident du quotidien… Je ne pouvais pas l’accepter et j’avais peur que Klaus voit en ce rejet un propre rejet de sa condition. C’est seulement que je n’avais pas vu les choses comme cela. Klaus devait vivre libre, je devais juste faire mon temps et lui permettre de vivre l’éternité qui lui était dû. Je ne devais pas être un boulet à son pied.

Je découvris rapidement avec stupeur à ses côtés que ma soif de sang était insatiable. J’en voulais toujours plus. Plus je faisais du mal et plus j’aimais ça. Plus j’aimais ça, plus je me détestais. Un jour, je fis enfin attention au regard de Klaus. Non, il ne devait plus m’aimer et c’était justement pour cette raison que je ne voulais pas changer… Je voulais être l’humaine sur laquelle il s’était arrêté et non un monstre qu’il regardait avec dégoût. Je devenais paranoïaque comme lui et j’avais beau m’analyser, je n’arrivais pas à m’y faire. J’étouffais, je brûlais de l’intérieur et il y avait Hope.

« Il faut que je parte… Klaus… Il faut que je parte maintenant. »

Froide, calculatrice et mauvaise, j’aurai pu frapper Niklaus alors qu’il ne voulait que m’aider. J’acceptais alors un deal avec lui, c’était la moindre des choses. Je pouvais m’exiler quelques temps, mais je devais rester en contact avec lui et lui laisser l’opportunité de me voir au moins une fois par semaine.

Il me fallut malgré tout quelques mois avant de revenir en Nouvelle-Orléans. Il me semblait que j’étais redevenue moi à mon plus grand soulagement. Mes moments les plus douloureux depuis ma transformation reste les moments où je suis obligée de me rappeler ce que je suis devenue. Le bonheur semblait avoir de nouveau frappé à ma porte. La famille Mikaelson semblait m’accepter, malgré ma perte d’humanité. Klaus semblait m’aimer réellement. C’était peut-être la seule chose que j’aimais dans ma nouvelle condition. Klaus était le seul homme que je voyais réellement, le seul qui comptait. Je n’avais aucun doute sur mes sentiments. C’était lui ou personne. Ce serait toujours lui.
Alors, quand il annonça qu’il fallait partir pour Mystic Falls, j’acceptais sans broncher. Il avait accepté que je m’exile, j’acceptais que l’on change de vie. J’avoue que je n’aime pas vraiment cette ville. Mais j’aime ceux qui s’y trouvent et je pense que c’est le plus important. Je suis heureuse aussi qu’il y ait ce traité de paix. C’est un soulagement pour moi, mais je crains que Klaus finisse par tourner en rond ou trouver l’éternité bien longue.

Un exil précipité et des vérités dévoilées

C’est en voyant Hope un matin que mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Alors que j’arrivais de plus en plus à me mentir, à me dire que j’étais la même qu’avant. Je compris en voyant Hope jeune adulte, que je ne serai plus jamais la même. Je ne vieillissais pas, bientôt, Hope serait semblable à l’apparence de l’âge que les gens me donnaient. Rapidement, je redevenais garce, piquante, désagréable et je revis ce regard de la part de Klaus. Ce regard que je ne comprenais qu’après mon exil : un simple regard inquiet. Sans doute se demandait-il comment pourrait-il m’aider. C’est à ce moment que j’entrepris d’écrire cette lettre. Lettre où je lui expliquais que je devais encore m’éloigner. Que je ne comprenais toujours pas ce que signifiait être vampire alors que je voulais être son humaine. Je pliais la lettre, me disant peut-être qu’il fallait que je remette mon exil à plus tard. En entendant la voix de Hope dans le couloir, je disparu soudainement. Une fois dehors, j’aperçue Hayley a une fenêtre et avant que nos regards ne se croisent : je disparu.

C’est comme si on m’avait mis à la porte alors que je m’y étais mise toute seule. Je pense que j’avais besoin de me sentir de nouveau seule. Comprendre pourquoi ma vie était celle-ci et pas une autre. Mais j’étais de plus en plus perdue. Retournant à la Nouvelle-Orléans, je découvris avec horreur que mon oncle était mort. Ce dernier m’avait laissé une lettre. Je me rappelais alors qu’en suivant les conseils de Klaus, j’avais arrêté mes recherches sur Sean. Mais mon oncle semblait dire que la raison de sa mort n’était pas écartée de celle de Sean. En Nouvelle-Orléans, il était presque suicidaire de tenter quelque chose contre les sorcières. Alors, de façon perfide, une fois que j’ai trouvé la descendante de la sorcière qui avait fait tant de mal à ma famille, je m’arrangeais pour qu’un homme hypnotisé la poignarde. Je me moquais de savoir si elle était en vie ou non, j’avais au moins assouvie mon envie de commencer à faire payer à ceux qui avait tant brisé ma famille, ma vie.

Une fois mon méfait accomplie, je retournais sur la tombe de mon frère et celle de mon oncle. Tombant à genoux, je m’effondrais en larmes. Je me rendais compte alors, que même vampire, j’étais toujours la même. Il fallait juste que j’apprenne à vivre avec ma nouvelle… forme. J’aurai aimé parler à mon oncle. J’aurai aimé qu’il m’éclaire. A chaque fois que venait le moment de dormir, machinalement je regardais derrière mon épaule. Mais non, Niklaus ne serait plus à mes côtés. Je l’avais laissé. Un doute profond s’empara de moi. Les sorcières m’avaient pris tellement. Mais je venais de perdre la personne qui comptait le plus pour moi. Je commençais à faire une crise d’angoisse quand je fini par fuir aussi la Nouvelle-Orléans.

En Europe, je mis longtemps avant de retrouver mes parents. Mon cœur se fissura un peu plus en découvrant la tombe de ma mère. Quand je voulu rendre visite à mon père, ce dernier a failli faire une attaque. Oui, je devrais être bien plus vieille… Une nouvelle fois, je ne pouvais pas rentrer à Mystic Falls. J’étais redevenu un monstre qui ne pouvait pas approcher la dernière personne qui comptait et était toujours vivante dans sa famille. Plus je pleurais, plus je me sentais faible même si je me retrouvais comme une humaine. Je décidais alors de donner des cours en Europe, d’anglais ou encore de psychologie. Mais il était temps de rentrer, de savoir si je pouvais encore réparer quelque chose.

L’éternité serait tellement douloureuse sans toi

Je me sentais comme un chat qui s’est éloigné trop longtemps de la maison et qui ne sait pas s’il est toujours chez lui… Sachant déjà la réponse, je prenais un appartement à Mystic Falls. J’étais partie quelques mois sans donner signe de vie. Personne ne m’accueillerait les bras ouverts, j’étais bien la seule à pardonner aussi facilement, ou si naïvement comme diraient certains. Pourtant je pris le risque, au moment où j’accrochais dans l’appartement un tableau que Klaus avait peint. Mon cœur se brisait qu’un peu plus. C’était de lui dont j’avais besoin, le seul, j’étais partie en pensant le protéger. Mais je m’étais brisée au passage. Au moins, pensais-je, je n’avais pas détruit sa famille. Entre deux maux il faut choisir le moindre, mais n’aurait pas-t-il eu le droit de choisir lui aussi ? Si je devais rester ou partir pour le bien de tous ? Après tout, j’avais eu de bonnes raisons de m’écarter. Durant ces derniers temps, j’avais tué pas mal de personnes simplement pour essayer de panser mes plaies. Mais je ne voulais plus tuer, plus jamais. Mon âme était souillée à jamais, je m’étais trahie moi-même. J’avais fait du mal alors que je n’aurai pas dû…

Rentrant discrètement dans la demeure Mikaelson, je rentrais dans la chambre de Niklaus, mes talons foulant le plancher. Il y avait un pull sur une chaise et il peignait une toile. Machinalement, je portais le pull à mon visage, me rappelant l’odeur du seul homme que j’avais aimé que ce soit de mon vivant ou dans ma mort. Mon cœur se serra en pensant que Niklaus ne me pardonnerait surement jamais. Il aurait raison et je ne pourrais lui donner tort. J’avais eu tords. L’éternité serait bien longue sans lui et je ne saurais comment y survivre… Faisant volte-face au moindre bruit, je fuyait une nouvelle fois, prenant le pull avec moi. Seul peut-être un cheveu blond aurait pu trahir ma présence. Ce que j’aurai aimé avoir plus de courage. Mais ce n’était pas une façon de rentrer chez l’homme que l’on aimait. Rentrant chez moi, je dépliais sur la table le mot que j’avais commencé à lui écrire il y a quelques mois… Jamais, sans doute, n’aurait-il l’occasion de lire ce début d’excuse qui n’avait aucun sens pour lui. Une larme vint s’écraser sur la feuille alors que je relisais ces quelques mots. J’aurai du faire ce voyage avec lui et pas toute seule. Je t’aime Nik, je te demande pardon.





Dernière édition par Camille O'Connell le Jeu 3 Mar - 0:40, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:33

Welcome back ! Excellent choix de personnage ^^
Citation :
Elle ne sait pas comment contacter Klaus. ♣️ Elle n'a jamais une autre personne que lui. ♣️ Elle aimerait trouver une alternative pour ne plus avoir envie de sang humain. ♣️ Elle se sent toujours aussi coupable d'être un vampire.

Tu peux peut-être compter moi ? Bonne chance pour ta fiche en tout cas !



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:35

REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !!! belle maman de mon dc ptdr

Bonne chance pour ta fichette !






Salvatore Brothers:
 
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:38

Bonsoir belle inconnue, vous habitez toujours chez vos parents ?

Ok, je sors XD

Sois la rebienvenue parmi nous !


uc
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:40

Merciii beaucoup à vous deux

Haha j'ai changé mon profil depuis que j'ai lu l'histoire de Niklaus par contre je pense que Cami peut très bien vouloir se rapprocher de Freya pour lui faire part de sa peur de perdre Klaus si jamais elle a de nouveau un coup de folie à cause de sa nouvelle condition Cami a dû mal parfois à assumer sa nouvelle vie

Niklaus : Bonsoir bel homme vous pouvez toujours me proposer un rendez-vous et me ramener pas trop tard chez moi
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:48

Ah bah merde, je viens de changer mon histoire justement XD

Je trouvais que le fait que Camille doive se rapprocher de Klaus était sympa et ajoutait un pe plus de piquant à leurs vies

Mais c'est comme tu veux, je peux revenir à mon histoire d'avant aussi xD


uc
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:52

Mdrrr on aurait tellement dû se parler en mp en fait ba disons qu'elle est partie sans prévenir il y a quelques mois parce qu'elle redevenait une peste mdr et que du coup, elle sait pas du tout comment faire effectivement pour revenir comme une fleur

Comme ça ce serait bien ?
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:54

Oui oui oui, c'est parfait XD


uc
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:56

Mdr très bien on fait comme ça et je te quémanderait un rp une fois que je serais validée
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 20:58

T'avais même pas besoin de demander XD


uc
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 21:35

Ma filleule again
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 22:34

rebienvenue parmi nous superbe choix


On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. ♡ fucking face.
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Mer 2 Mar - 22:58

Mdrr je me dépêche d'autant plus de finir ma fiche pour avoir notre rp Niklaus

Oui it's me again mon parrain

Merci Lijah il nous faudra un lien
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Jeu 3 Mar - 7:49

La belle Cami
ReBienvenue
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Jeu 3 Mar - 10:39

CAAAAAAAAAAAMMMMIIIILLLLLLLLE

J'ADORE ce personnage. Très bon choix de perso et re-bienvenue !
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MessageSujet: Re: (cami) Evil is not a diagnostic   Jeu 3 Mar - 14:58

Te voilà validé !




Ben merde alors tu m'as foutu les larmes aux yeux

Félicitation, tu viens de rejoindre les rangs de Ghost World

Avant de te lancer corps et âme dans le forum, voici quelques indications qui pourront toujours t'être utiles.
Tu peux tout d'abord faire ton sujet de lien et de rp par ici, mais tu pourras également nous faire une demande de lieu. Tu as aussi le droit de créer ton propre scénario.
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(cami) Evil is not a diagnostic
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