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 Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi

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sorciers
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MessageSujet: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mar 1 Mar - 23:24

Espérance Jillian Hale



NOM : HalePRÉNOMS: Espérance, mais surnommée Jiji, seule sa carte d’identité peut attester de son premier prénom, allant même jusqu'à inverser ses noms pour son permis et son inscription en université. ÂGE : 23 ans MÉTIER / ÉTUDE : Étudiante en cinéma, employée au cinéma de la ville SITUATION FINANCIÈRE : Aisée, moyenne selon les mois. SITUATION CIVILE : ça se mange ? c'est comme un kinder surprise ? ORIENTATION SEXUELLE : L'amour n'a pas de sexe, l'amour ça se vit, ça ne s'écrit pas comme un statut facebook GROUPE : sorcièresCÉLÉBRITÉ : jennifer lawrence





What about you ?
What about supernatural ?
Behind the screen




« elle est gentille, mais chiante de temps en temps » diraient mes amies, je présume que cela résumerait bien ma personnalité. « Rigole fort, pour rien, et elle sourit comme pour une pub colgate et elle adore imiter Shakira même si elle danse moins bien » seraient sans nul doute les mots de mes amies intimes, ceux qui m’accompagnent perpétuellement. « Toujours besoin d'ouvrir sa gueule, de défendre des valeurs dont tout le monde se branle et incapable de se tenir » potentiellement les mots de ma sœur, celle qui ne comprenait pas mes idées, mes principes et ma faculté à toujours penser dans le sens opposé du monde. « Elle est câline, c'est difficile de savoir si elle te chauffe ou si elle est comme ça naturellement » éventuellement les mots de ceux qui ne comprennent pas qu'un câlin ne veut pas dire que je suis une chaudasse. « Une grande gueule accro aux débardeurs qui devrait se mêler de ses affaires » les quelques personnes qui n'aiment pas se faire remettre à leur place par une fille. « Une fille intelligente, réaliste, mais qui semble toujours suivre autre chose que son cerveau, pourtant il existe », cette phrase serait sans doute mon père. « elle est passionnée et mourrait pour les gens qu'elle aime, bêtement » sans doute, les mots de la personne qui ne me connaît pas encore. « elle se tuera à force de se battre au-delà de ses capacités et de rêver bêtement », s'écrirait mon médecin. « Une fille malade de passion, qui n'est pas sa maladie et qui aime l'autodérision encore plus que le chocolat », ça, ça serait mes mots à moi. « Une demoiselle sombre. Une bombe à retardement, qui souffre bien plus qu'elle ne le croit », mon avenir peut-être, me le révélera.



Dans mon sang, coule du sang de sorcière, sans doute que je devrais être fière de cela. Je ne juge pas à une race, c'est du racisme mes chéris, c'est comme juger un chou à la crème en fonction de ses calories: du racisme vous-dis-je ! Le monde magique n'est plus le mien, je me sens bien plus humaine que sorcière, depuis deux ans, depuis que je suis malade. Le bonheur se trouve dans les choix, les malheurs font des malheureux, mais se sont des choix, et non pas, un déterminisme blasant qui fait de vous un enfoiré. Tuer un monstre fait-il de vous un être monstrueux ? L'acte ou l'intention ? Posez les bonnes questions, et alors, vous aurez les bonnes réponses.  


PRÉNOM/PSEUDO : QUENTINÂGE: 19 ansFRÉQUENCE DE CONNEXION: 5/7COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : Hope is a bitchUN DERNIER MOT : je n'ai pas lu une seule annexe, enfin si, un peu, mais rien n'est beau sans GW, alors je vous fais confiance, aveuglement.    

Code:
JENNIFER LAWRENCE <pris>✜</pris> Jillian Hale




Dernière édition par Jillian Hale le Mer 2 Mar - 0:10, édité 2 fois
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sorciers
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mar 1 Mar - 23:24

La mort aux os ? Dalida, disait ça ?  



« On n'est pas dans Twilight putain, Jillian bordel de merde je ne vais pas deviner ce que tu penses. Tout le monde serait malheureux, tout le monde craquerait, et toi, tu continues de vivre comme si c'était normal, putain comme si c'était anodin ! Tu vas tuer ton corps et tu vas finir par nier ta propre maladie. Explique-moi ce qui se passe dans ta tête Jillian ! Pourquoi tu es toujours autant toi... »



Ces gens, qui tous m'observaient sans honte, qui me fixaient, observant mes camarades, ces jeunes diplômés qui avaient tous un sourire jusqu'aux oreilles. Probablement qu'ils attendaient de moi de l'émotion, des remerciements et des grands moments de mélancolie. Ma tunique m'étouffait, et le titre honorifique de prononcer le discours traditionnel semblait être un supplice. J'étais face à cette populace, face à ces gens qui se contentaient de m'écouter, sans jamais comprendre. Cette place était mienne par chance et non par dû. Mes parents furent étouffants dans mon éducation, comme des sangsues qui me destinaient à de grandes choses. Mon père, était assis au premier rang, ma mère l'accompagnait et ma sœur aînée occupait également une place d'honneur en tâtant sa montre de manière frénétique et en tapant du pied sur le sol comme une excitée – mon frère cadet était le grand absent du tableau. Ma mère semblait porter tous les mots du monde sur son corps, tandis que mon père m'observait dans un froid implacable. Le silence se fit entendre dans la salle, j'affichais ce sourire qui se perdait dans le regard des parents dont j'avais côtoyé les progénitures. J'avais enfilé plus de shots de vodka que je n'avais travaillée, et j'avais probablement tous les défauts d'une emmerdeuse. Pourtant, j'étais là. « Wahou. C'est, grand, et vous êtes tous, dans l'ombre. J'ai l'air bête avec autant de lumières nan ? » J'affichais un léger petit sourire gêner en observant le discours qui se trouvait face à moi, que je devais lire parce qu'il fut écrit avec mes parents et que l’administration l'approuvait. J'ai finalement observé le discours avant de retourner délicatement ce dernier en déposant ma main sur le papier fin, sans violence je redressais ce visage qui n'abandonnait jamais son sourire, ce sourire qui me caractérisait autant que mon rire. « Mon nom est Espérance Jillian Hale, mais pour les intimes, ça sera Jiji, parce que je devais vraiment être un bébé blanc pour avoir une tête à m'appeler Espérance. Je devrais, et je pourrais, citer de nombreux auteurs, dire que travailler paye et toutes ces choses, que vous attendez de moi. » Je respirais lentement en perdant mon regard dans la foule. « Je préfère vous dire que pour aboutir à nos rêves, nous devons parfois nous écorcher, trébucher, mais toujours nous relever. J'ai avancé, pour ceux que j'aimais, mais demain j'ai décidé que je vivrais pour mes rêves. J'ai longtemps entendu des rêves à mon égard, mais ils ne furent jamais les miens. Je ne veux pas rester un vague souvenir comme la fille de la major de la promotion de l'année dont tout le monde se fout. Je suis plus que ça, et chacun de nous est plus qu'une note sur un diplôme. J'ai envie de survivre à mes rêves, et c'est pour cela qu'aujourd'hui, j'ai décidé de vous inviter à faire de même. Merci à vous ». J'ai finalement retiré l'écharpe d'honneur qui ornait mes épaules en déposant mon regard sur la foule qui applaudissait timidement, tandis que les chapeaux volaient dans la pièce. Ma mère se dressa pour applaudir, mon père, lui, laissa couler une larme sur ses joues avec sa froideur habituelle. Ma sœur, elle, regardait son téléphone, et bêtement, j'ai souri. Peut-être que ce jour-là, j'aurais dû lire le regard, de ceux, qui ne m'aimaient pas.




Je me suis redressée alors, sortant de mon lit après dix minutes à l'occuper. Ne rien faire m'énervait profondément, mais il suffisait de me glisser des écouteurs pour m'élancer. J'avais ce besoin de musique, le silence me terrorisait plus que tout. Descendant les escaliers de la maison en me dirigeant vers la cuisine pour que ma mère vienne m'offrir une bise sur la joue pour me demander mon humeur en venant souligner mes cheveux gras et mon pull qui me rendait soi-disant belle même en cachant mon corps. « Il est où papa ? » Ma mère m'indiqua alors la cave qui cachait un vieux bunker de la Seconde Guerre mondiale. Mon père y passait le plus clair de son temps lorsqu'il n'était pas étouffé par ses affaires ou par sa femme. J'entrepris de descendre les escaliers lentement, balayant la pièce étroite du regard pour finalement me diriger vers la salle d’entraînement qui occupait désormais cet espace. Entrant en silence dans la pièce en observant mon paternel tenir fermement des couteaux, tous, lévitaient dans la pièce. Un sourire vint se dessiner sur mes lèvres « Si ce n'était pas des couteaux, ça serait plutôt poétique. ». Je pratiquais le tir à l'arc depuis ma plus tendre enfance et les expressions propres à ce sport devenaient naturelles. Mon père pratiquait de nombreux sports en plus de ruiner des gens en bourse mais sa véritable passion se trouvait ailleurs : la magie. De génération en génération, ils s'offraient ce don, et ma sœur renia la cause pour devenir médecin. Mon père et ma mère avaient suffisamment d'humanité pour comprendre nos projets, mais ils tenaient à imposer cette formation magique. Mon frère cadet lui voyait cela comme un jeu, ma mère se moquait de cette « lubie » et moi, j'éprouvais plus de compassion pour le monde surnaturel que de la haine. Je vivais dans un monde de bisounours, même si faire léviter un corps ou tirer à l'arc n'avait rien de beau ni de délicat, mais j'aimais croire que la magie était belle. « Intelligente, douée au tir à l'arc et magie, et pourtant, tu décides de faire des études de danse pour ensuite suivre une liste ridicule de 100 choses à faire avant de mourir. Tu connais mon avis. » Le soupir fut inévitable, et j'ai secoué la tête avec un grand sourire avant de m'avancer vers lui pour embrasser sa joue. « Mes rêves papa, pas ceux des autres. ». Mon père avait un pincement un cœur, parce que dans trois ans et deux semaines, je partirais faire un tour des États-Unis avec ma passion en poche : la danse - et une formation de sorcière en plus.


« Oui, maman, la maison est toujours debout. »Alors que je déposais ma main sur la poignée de la porte en écoutant ma mère s'amuser à me répéter qu'elle avait confiance en moi, mais que ce week-end sans moi était difficile, comme si cela allait changer sa vie. Je suis restée quelques minutes à l'écouter tandis que mon petit frère semblait discuter avec mon père, ils étaient sans doute au volant. Ma sœur était loin, déjà, en Californie, heureuse et « libre » selon ses dires. J'étais sans doute une des seules à apprécier ce manoir qui faisait office de maison. Ma mère avait profondément dénaturé l'aspect majestueux en modernisant les pièces, mais sans cesse elle venait à cracher sur cette demeure. J'appréciais l'ambiance, j'appréciais la ville. Je ne savais pas pourquoi, mais j'aimais cette ville, tandis que ma mère et mon père attendaient la promotion de l'un ou de l'autre pour fuir cette ville « paumée ». Je n'étais pas née ici, mais j'y étais depuis mes plus jeunes années, mes 7 ans en fait. Avant ? Ma vie se résumait à des déménagements, mais désormais : c'était chez moi. Venant à tourner le dos à la porte en rigolant légèrement à la dernière remarque de celle qui envahissait ma vie bien trop souvent. « Maman c'est super mignon, mais tu vois j'ai rendez-vous au ciné… Nan, tu sauras pas avec qui, le jour où je suis en couple, lesbienne, asexuée ou même mariée tu le sauras, okay ? » Esquissant un léger sourire avant de finalement raccrocher. J'avais vraiment rendez-vous, mais avec un ami, il était gentil, mais l'amour et moi c'était comme demander à Donald Trump et Hitler de devenir des mecs logiques : impossible. Pourtant alors qu'on sonnait à ma porte, j'ai hurlé à la personne d'entrer, par confiance, par habitude, par stupidité, sans doute. Même hors de mes esprits, je fus apte à réaliser l'horreur de la situation. Mon esprit s'écroula en entraînant mon corps. Ma vie changerait, demain ne serait plus libre. Ce soir-là, ma vie changea, peut-être pour le pire, mais j'avais cette force, qu'importait ceux qui voulaient m'écraser, j'allais me relever. Cette nuit-là, mon quotidien s'abandonna pour embrasser l'horreur du linceul de la douleur, que jamais il ne quitterait, mais qui libérerait mon cœur.


Le médecin pénétra dans la pièce. Je me sentais faible, la perfusion ne quittait pas mon corps et ma mère, le visage écorché par les larmes, me regardait avec un désespoir au coin du regard.« ça va aller Jillian » me répéta-t-elle. En boucle, comme un disque d'une symphonie ratée. Le médecin me regarda avec compassion, avec un air confus dans la tête « Les examens révèlent que vous êtes atteinte d'un Parkinson précoce mademoiselle Hale. Cela regroupe seulement 5% des cas, c'est extrêmement rare. » Je ne foulerais plus jamais le pied d'une scène pour autre chose que mon plaisir personnel.  J'étais malade, mais je serais increvable. Mon corps sembla se tordre dans la douleur, tandis que mollement, mes mains tremblaient, pour le restant de mes jours. Pourtant cela ne sembla pas s'arrêter, puisque le médecin sembla rester, timidement avec un air pourtant imposant. « La police aimerait vous parler, et si possible, prendre des photos de vos blessures, cela pourrait s'avérer fort utile. » J'ai alors regardé le médecin avec désarroi, en retenant chacune de mes larmes : le système marchait comme cela. Faisant signe à ma mère de sortir comme pour annoncer mon accord, je me suis retrouvée seule. Seule, avec moi et mes faiblesses, humaines.




« ça va faire six mois Jillian, et tu dois témoigner comme victime, et non pas comme témoin, sinon le procès foire. C'est toi qui voulais un procès équitable, si ça ne tenait qu'à moi... » Attrapant violemment un vase qui ornait le salon pour le briser contre un mur dans un geste de détresse profond tandis que ma main tremblotait, comme une feuille. L'avocat présent dans la pièce resta silencieux, tandis que ma mère impuissante retenait ses larmes en fermant les yeux. Mon frère, lui était à l'étage, en train de jouer, ce même frère à qui j'avais fait la promesse de le rejoindre. « Si ça ne tenait qu'à toi quoi papa ? Tu le buterais ? C'est sûr, on a ça dans le sang nan ? » Je sentais déjà les larmes montées, je n'éprouvais aucune colère à l'égard de celui qui m'avait agressé et encore moins, je n'avais envie de le voir crever en prison pour le reste de sa vie. Je me fichais de sa nature, de son être et de tout ce qui allait avec.  « Tu fais chier, c'est ma vie dont on parle. T'étais pas là, le pape n'était pas là, ton fusil d'assaut encore moins présent et ce n'est pas la faute de la fatalité. C'est comme ça, personne n'y changera rien. Je dors bien, je vis bien, et je refuse de devenir l'objet d'un événement tragique. Tu crois qu'il est responsable de Parkinson ? Bien sur que non, putain de merde ça va faire six mois et j'ai envie de passer à autre chose, et...  » Alors que le ton commençait à grimper, trop sans doute, j'entendis mon prénom résonner dans la pièce d'une voix douce : mon frère. Tout le monde sembla détourner son regard, lui, qui depuis les escaliers m'observait en train de sortir mon sac, d'imploser, parce que c'était plus fort que moi. Reniflant mollement, j'ai observé mon frère avec un sourire.  « J'arrive loulou. » Mimant un sourire tout aussi faux que je le pouvais avant de plonger mon regard vers ma mère, mon père, puis l'avocat de cette famille dont je me foutais aujourd'hui.  « Je ne suis pas une victime, et je refuse de détester quelqu'un, c'est trop facile. Ce n'est pas moi, et je ne serais jamais comme ça. La vie facile, c'est votre rayon nan ?  » Soupirant finalement pour me diriger vers les escaliers et gravir ces marches avec un poids sur le coeur.


Ma sœur me traînait encore dans une de ces soirées à la con quand je venais lui rendre visite, où je devais mettre une robe, me maquiller parce que Photoshop ne se portait pas, et écouter des bourgeois parler. Je n'étais pas faite pour ça, je n'étais pas née dans le bon monde, mais je lui devais tout. Je n'étais pas cette ingrate incapable d'apprécier sa vie et ses relations, mais je n'étais pas faite pour ça. Combien de fois j'avais fini dans les bars en train de danser et de chanter plutôt que de me rendre dans une soirée branchée avec mes parents. Je ne comptais plus « les bons partis » que j'avais croisé à ces événements, et que sans cesse : non. Je n'étais pas faite pour la vie de couple, personne n'avait ce grain de folie, ce regard qui me faisait fondre. Personne n'avait acquis mon cœur avec sincérité. Et ce soir-là, encore une fois j'ai démontré mon incapacité à apprécier les gens de mon milieu. Traînant ma longue robe rouge vers la salle à manger. Retirant chaque épingle qui faisait tenir mon chignon pour libérer ma blondeur. Fouillant vaguement dans les tiroirs pour attraper un ciseau et faire une grande entaille dans cette dernière et créer ainsi une robe à fente. Pour finir, mes talons quittèrent mes pieds, tandis que je claquais les portes pour rentrer chez ma soeur, à pied, sous la pluie. Je n'étais pas faite pour ces conneries et je ne le serais jamais. Malade ou pas, cela ne changeait rien, j'étais toujours moi, et ce soir : mon Nutella m'attendait.


 Ces traitements, que je testais, me consumaient. Me promenant dans les couloirs, lumineux, tandis que j'avançais avec ma perfusion au bras, le regard hagard, le regard dont je ne voulais plus, le regard dont je refusais d'être la victime. Je vins à me promener délicatement, empruntant l'ascenseur quelques secondes tandis que mollement ma main venant appuyer sur le bouton pour atteindre un étage indéfini. En brune – changement habituel – je vins à me laisser couler contre le mur métallique de l'endroit clos. La faiblesse des muscles, et pourtant je persistais à sourire, comme une idiote, alors que je sentais des larmes couler sur mes joues.  J'observais alors ma main, qui au repos, tremblerait à vie avant d'attaquer mon corps dans les années à venir.  Paisiblement j'ai étendu une jambe sur le sol en observant mon propre reflet dans le miroir traditionnellement situé dans un ascenseur. Je me suis surprise, à fredonner alors que les murs se l'ascenseur grinçaient sous ma propre magie qui me dépassait. « Cercle sur le dos de ta main, des fleurs plein la poche, cendres, nous tombons tous.  » La magie me tuerait, bien plus vie que la maladie. Je montais, j'allais au dernier étage : je ne serais cendres que lorsque ma vie sera devenue risible, et demain, elle ne le serait pas.


Le fossé se creusa entre mon père et moi, depuis l'incident de la maison : mes parents voulaient partir avec mon petit frère tandis que ma grande sœur était déjà sur la côte californienne. Il ne restait que moi, dans cette grande maison, alors que j'embrassais mes parents qui partaient vivre à Londres suite à une promotion de mon père. Ma vie de danseuse était morte et cette maladie m'empêchait de danser d'une autre façon que pour moi-même. Pour ce qui était de la magie, la donne sembla changer. La magie sembla devenir un défouloir et rien de plus, je n'y touchais presque plus, il n'était qu'une décoration ou de quoi me rassurer - l'arc faisait part entière de la catégorie magie. Après tout, avais-je réellement besoin de protection ? Absolument pas. Je m'en foutais. Le procès ? Il fut clos, l'homme mis en examen, et jeté en prison pour les 20 prochaines années. Ma mère voulait l'enfermer à vie, mon père le tuer, et moi, je voulais lui donner une chance de changer de vie : un accord fut signé. Je n'ai jamais été jusqu'au procès, j'en fus incapable, parce que le système allait le briser, je le savais, et j'ai fait le choix de limiter la casse. Mon père me le reprocha, en masse, comme si j'étais stupide. L'université de la ville fut l'occasion de me lancer dans le cinéma pour obtenir des bourses et convaincre mes parents de m'aider financièrement. J'étais toujours cette fille qui rêvait, celle qui souriait et je refusais éternellement d'être cette fille malade qui se rongeait dans la maladie. Fermant la porte de cette grande maison en observant ce manoir dont j'étais l'unique propriétaire. Je vivais pour ce que j'étais et non pas ce que je serais demain, quand la maladie m'étoufferait davantage.


Assise sur une chaise, en cercle dans un hôpital. Des enfants, des adolescents et des personnes d'un certain âge. L'idée de parler ne fut jamais ma passion et l'idée de me considérer comme une malade n'était pas dans ma nature. Ce fut mon tour de me présenter pour cette première séance. « Espérance Jillian Hale, vous voulez sans doute entendre mon histoire, que j'ai un Parkinson précoce. Je refuse de me présenter de la sorte alors, je me contenterais de dire que je refuse d'être une dépressive chronique et que j'aime le chocolat. Je ne renonce pas à mes rêves, et je refuse l'étiquette de la malade. J'ai une liste de cent choses à faire, et je compte accomplir chacune d'elles, je suis au numéro sept, je sais, je suis loin. Merci à vous. » Et mon cul retomba sur la chaise avec un grand sourire sur les lèvres alors que je faisais passer une tablette de chocolat - réservé aux diabétiques - dans le cercle. Je n'étais pas, ma maladie. J'étais debout, moi.


« Numéro 8, sauter d'une falaise ». Je me sentais libre, même mon meilleur-ami, me croyait suicidaire. « On n'est pas dans Twilight putain, Jillian bordel de merde je ne vais pas deviner ce que tu penses. Tout le monde serait malheureux, tout le monde craquerait, et toi, tu continues de vivre comme si c'était normal, putain comme si c'était anodin ! Tu vas tuer ton corps et tu vas finir par nier ta propre maladie. Explique-moi ce qui se passe dans ta tête Jillian ! Pourquoi tu es toujours autant toi... » Du haut de cette falaise, j'observai la mer, en bas se trouvaient des rochers, j'avais sans doute une chance sur trois de mourir sous les vagues, mais je n'aurais bientôt plus la chance de pouvoir parfaitement maîtriser mon corps. J'ai détourné le regard vers celui qui depuis le début, était là, avec un sourire au coin des lèvres. Alors que l'adrénaline montait, que l'excitation s'activait et que la fraîcheur dévorait brutalement ma peau, je me suis remémoré la dernière phrase que j'ai prononcée, avant de me laisser tomber « L'espoir ».





Dernière édition par Jillian Hale le Mer 2 Mar - 0:38, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mar 1 Mar - 23:27

T'imagine même pas comment j'ai été contente quand j'ai vu JILLIAN xDD

REBIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUE CHEZ TOOOOOOI






Salvatore Brothers:
 
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mar 1 Mar - 23:42

Cette fille... c'est la perfection incarnée.

Re-bienvenue du coup XD
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mar 1 Mar - 23:43

Love ya
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mar 1 Mar - 23:58

Damon أمل  sans moi tu aurais été triste, j'aurais été malheureux de te savoir triste

Gaby أمل  Je sais je sais je suis parfaite, faut s'en remettre, tu devrais avoir l'habitude * out *

Lover du futur أمل  

EDIT: SI, un fan de star wars ose venir me vaudouer pour le titre moqueur, je lui spoilerais tous les films star wars jusqu'à la fin de sa vie par mp (oui oui j'irais le premier jour de la sortie des prochains JUSTE parce que je suis une bitch )  
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 0:04

Ton titre m'a tué, il est trop énorme x)

Rebienvenue
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sorciers
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 0:12

Il a vexé des puristes sur un forum une fois (j'étais encore plus content de moi, forcément ) merci baby chou
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sorciers
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 0:18

Que serait GW sans toi ?
Ravis de te revoir et si besoin, tu peux nous mp



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 0:24

Quelle générosité xDDD






Salvatore Brothers:
 
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sorciers
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 1:10

Freyaأمل GW serait parfait sans moi, rien que ça merci !

Damonأمل Je sais c'est plus fort que moi
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 11:21

Te voilà validé !




Ah c'est beau c'est beau, et drôle xD

Félicitation, tu viens de rejoindre les rangs de Ghost World

Avant de te lancer corps et âme dans le forum, voici quelques indications qui pourront toujours t'être utiles.
Tu peux tout d'abord faire ton sujet de lien et de rp par ici, mais tu pourras également nous faire une demande de lieu. Tu as aussi le droit de créer ton propre scénario.
Si tu crains d'être perdu dans ce vaste monde n'hésite pas à aller dans le flood et la Chatbox. Pour nous aider à nous faire connaître tu peux dès à présent voter pour nous sur les tops sites

Enfin, au moindre souci, doute ou hésitation n'hésite pas à contacter un membre du STAFF

Have fun  





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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 13:17



On passe notre vie entière à s’inquiéter de l’avenir, à faire des projets pour l’avenir, à essayer de prédire l’avenir... Comme si savoir à l’avance pouvait amortir le choc. ♡ fucking face.
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sorciers
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    Mer 2 Mar - 16:16

Master أ je sais je sais mes histoires sont rigolotes

Elijah أ (réponse de ouf )
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MessageSujet: Re: Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi    

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Jillian أمل You are the last jedi ? I am the first vendredi
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