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 You like to think that you're immune to the feeling

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MessageSujet: You like to think that you're immune to the feeling   Sam 23 Aoû - 15:26

You like to think that you're immune to the feeling
Maggie & Xander



Ma nièce venait de naître et j'étais encore sous le coup de la nouvelle. Chloé et Clara avaient remplacé Louise et Maggie dans mon esprit. Il s'était passé tant de choses en deux mois. Deux mois qui étaient censés me faire prendre du recul mais qui n'ont fait que me perdre davantage. En deux mois, Mystic Falls, la ville entière avait changé. Le jour de mon départ je connaissais tous le monde du moins de vu et maintenant que je je suis de retour je ne cesse de croiser de nouvelles têtes. Mystic Falls continue d'attirer du monde il faut croire. Bientôt la ville deviendra une des plus grandes mégalopoles des Etats Unis à ce rythme. Les gens me paraissent aussi beaucoup plus tendus ces temps ci. Ils devraient être apaisés. C'est les vacances après tout. Je continuais d'avancer vers l'hôpital ou je devais retrouver les deux femmes Rosenbach Carter quand une discussion entre deux hommes attira mon attention. Ils parlaient d'un type, Théodore Eaton qui pouvaient facilement les fournir en armes anti vampires. C'était qui ce Théodore d'abord ? Jamais entendu parlé. Il débarquait et ce la jouait petit trafiquant ? Il faudrait que j'en touche un mot à Lukas. Peut-être serait-il au courant. Vu comme ils en parlaient, les deux hommes semblaient être de simples humains, sans aucunes autres connaissances vampiriques que celles que transmettaient les médias. Quels idiots ! Ils feraient mieux de s'occuper d'autres choses et de laisser le boulot à des chasseurs compétants. A ceux qui savent discerner les vampires à éliminer et ceux qu'on peut laisser vivre... Agacé par ces deux bonhommes j'accélérais le pas et marchais droit, sans regarder. Au bout de quelques mètre je heurtais quelqu'un et redressais légèrement la tête avant de la baisser. Je tentais de faire mine de ne pas l'avoir vu et lâchait tout en continuant ma route :

-Excusez moi !

C'était Maggie. J'espérais qu'elle n'ai pas vu. Encore une fois je fuyais. Je ne la fuyais pas elle mais mes réflexions. Mes réflexions incessantes sur une petite rouquine et une petite blonde. Ces deux femmes me faisaient tourner fou. Je n'arrivais pas à faire le point sur ce qu'elles représentaient chacune pour moi et c'était horrible. Horrible de voir le passé ressurgir. Horrible de devoir le confronter au présent. Une main se déposa lentement sur mon épaule droite. Raté !
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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Dim 24 Aoû - 15:44



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Mystic Falls avait une nouvelle facette que je n'avais pas vu en emménageant ici. C'était loin d'être la petite ville tranquille que je recherchais et en réalité elle était presque aussi dangereuse qu'une capitale. Il n'y avait pas vraiment de délinquance mais plutôt un paquet de meurtres. La plupart était étouffé pour ne pas attirer l'attention mais j'avais pu constater par moi même que nos blessés n'étaient pas simplement attaqués par des bêtes sauvages. La réalité était bien plus triste puisque nous avions appris publiquement via les médias l'existence des vampires. Les rumeurs disaient même qu'ils n'y avaient pas que cette espèce et nous étions encerclés par des choses qui pouvaient dépasser notre esprit. A vrai dire, si tout cela s'avérait vrai, je n'avais aucune envie d'en savoir plus.

Ma vie à l'hôpital s'éloignait de jour en jour, je n'y allais presque plus et j'avais demandé à la direction mes congés. En réalité j'ignorais jusqu'à l'accouchement de Chloé et je sentais bien qu'une fois que j'apprendrais la nouvelle, je regretterais de ne pas avoir pu y assister... J'avais besoin d'air frais, de quitter cette ville et de découvrir l'ailleurs. Mon choix s'était tourné vers la Nouvelle-Orléans. Un choix peu anodin puisqu'en réalité j'étais curieuse de découvrir ce qui y retenait Lincoln. J'avais quitté la maison pour faire quelques courses, mes valises étaient presque prêtes. Mon billet d'avion était réservé, je n'avais plus qu'à me mettre en route. Sauf que la vie avait décidé de mettre un homme sur mon chemin. Alexander. Celui-ci venait de me percuter en plein fouet et ne m'avait pas adresser un regard. Son ignorance me creva le coeur mais surtout je ne la comprenais pas. J'hésitais un instant, je pouvais le laisser partir, l'ignorer à mon tour et lui montrer que j'en avais tout autant rien à faire de son retour, mais ça, ce n'était pas moi. Je l'interpellais en touchant son épaule. Il s'arrêta. J'angoissais, je ne savais pas par où commencer. Nous nous étions quittés dans des termes très étrange. Un attaque à l'hôpital, il m'avait enfermé et depuis, il avait disparu. A cette pensée ma rancune montait en moi et me poussa à parler :

- Tu m'enfermes dans ton bureau, tu disparais du jour au lendemain et maintenant tu me traites comme une inconnue ? J'espère au moins que tu as passé de bonnes vacances.

Je croisais les bras, regardant au passage mon café latte renversé au sol. Je l'avais lâché lorsqu'il m'avait percuté, surprise de m'être fait rentré dedans, forcément.

- Je suis au courant pour toi et Louise. Il y a des rumeurs qui court à l'hôpital et... Je ne suis pas idiote.

Louise avait elle aussi disparu, en même temps qu'Alexander alors qu'elle venait d'intégrer le bloc. En entendant les rumeurs circulé, ça m'avait briser le coeur. Alexander parti avec Louise ? En effet, la jeune femme était incroyablement belle et douce. Elle avait des qualités à en faire envier bien des femmes, je comprenais que notre médecin avait pu succombé et pourtant, je pensais dur comme fer que notre complicité était indestructible. Je me sentais trahie...




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Dim 24 Aoû - 18:55

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Maggie & Xander



Je n'avais pas besoins de me retourner pour savoir que c'était elle. Je me stoppait net quand sa main se posa sur mon épaule. Ce simple contact fit remonter nos innombrables souvenirs à l'hôpital : notre complicité, nos coups de gueules, parfois nos pleures, et tous nos patients plus compliqués les uns que les autres... Je ne savais pas à quoi m'attendre en lui faisant face. Aurait-je droit à une Maggie en furie ? A une Maggie en pleures ? Ou à une Maggie impassible ? Là était la question et je ne me sentais capable de faire face à aucunes des trois réactions possible. Je savais très bien que malgré toute la volonté que je mettrais pour prendre du recul au niveau de notre amitié, rien que de la voir et lui parler mettrait tout parterre... Je finis par enfin me retourner. Mon amie me toisait et finit par s'exprimer. Elle était sèche. Jamais elle ne m'avait parler ainsi.

- Tu m'enfermes dans ton bureau, tu disparais du jour au lendemain et maintenant tu me traites comme une inconnue ? J'espère au moins que tu as passé de bonnes vacances.

C'est vrai que je n'avais pas été très classe ce coup-ci mais je lui avais sauvé la vie... Je ne savais même pas que je quitterais la ville quand je l'avais enfermer. L'idée m'était venue après. Une fois le vampire tué, j'avais pensé à Louise et était parti, sur un coup de tête, laissant Maggie à l'intérieur de mon bureau. Maggie fixai son café que j'avais vraisemblablement renversé et continua. Je percevais l'amertume dans sa voix.

- Je suis au courant pour toi et Louise. Il y a des rumeurs qui court à l'hôpital et... Je ne suis pas idiote.

Louise ? Qu'est ce qu'elle savait exactement sur elle ? Savait-elle que c'était un vampire ? Connaissait-elle notre passé ? Elle était bien capable d'avoir fait des recherches à son sujet. Le fait de ne pas savoir me rendait anxieux aussi bien pour moi que pour Louise et le fait d'avoir peur pour Louise me mit hors de moi. Je répondit donc tout aussi énervé que Maggie à ses accusations.

-Je n'ai jamais dis que tu étais idiote ! Tu l'as dis toi même, tu sais. Que veux tu que je te dise de plus ?

Je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle savait et c'était une manière de la faire parler. Dans le pire des cas elle me laisserai, seul, là, au milieu de la rue et je n'aurais plus à me torturer l'esprit avec toutes ces histoires. Je la regardais d'un air interrogateur faisant l'idiot investigateur. Je jouais un rôle. Un rôle qui avait pour but d'irriter la personne en face. J'étais dans la peau d'un provocateur l'espace de quelques instants. Je voulais l'énervé tellement que j'avais elle ne voudrait plus entendre parlé d'un toquard comme moi...


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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Ven 29 Aoû - 19:05



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A quoi pouvais-je bien m'attendre alors que mon collègue venait de m'ignorer ? J'avais fait abstraction de ça et j'avais affronté mes craintes faisant le premier pas vers lui. Je pensais naïvement que nos retrouvailles allaient être agréable et heureuse, qu'il allait s'excuser pour son absence et qu'on reprendrait tout comme avant. Alexander n'avait pas l'air de cet avis, il me semblait changer, un autre homme. Sa réponse fut tranchante, il ne démenti pas sur la rumeur à propos de lui et Louise et ça me brisa le coeur. Mes sentiments étaient dans un véritable chantier. J'étais véritablement amoureuse d'Alexander pourtant j'avais toujours cru qu'il était le genre d'homme à conserver un certain mythe autour de lui, le genre de personne que tout le monde aime mais totalement inaccessible. Savoir que Louise avait percer sa carapace m'ennuyait profondément. Moi qui croyait que nous avions une relation pas comme les autres... Entre temps, j'avais retrouvé Lincoln et notre rencontre m'avait véritablement retourné. J'avais la sensation d'être utile, qu'il avait besoin de moi, que je pouvais être un soutien, un moyen pour qu'il n'éteigne pas ses émotions. Je tenais à lui mais j'étais incapable de dire ce que je ressentais pour l'hybride. Me retrouver face à Alexander faisait remonter en tout ces moments que nous avions passé ensemble, toutes ces confidences. Rien n'était anodin, du moins c'était ce que je pensais...

- J'aurais juste aimé que tu me le dises toi même au lieu de l'apprendre comme ça. Je pensais que nous étions proches...

Ma colère, ma rancune se transformèrent, je me sentais mal à l'aise. Un vertige. Tout ce que j'avais construit semblé être qu'une vaste illusion. J'accordais trop de gentillesse autour de moi. Je pensais naïvement que tout le monde pouvait agir comme moi ou du moins avoir les mêmes principes. C'était bien connu, les gentils gagnaient rarement. Je n'insinuais pas qu'Alexander faisait parti des méchants, mais je ne comprenais pas où il venait en venir à m'ignorer comme ça. Tout ce qu'il arrivait à faire, c'était à me blesser et blesser une personne dont on est proche, je trouvais ça juste inconcevable.

- Cette situation, elle te convient vraiment ? Ignorer une amie comme si elle n'avait jamais existé ? Sincèrement, je ne comprends pas ce que tu cherches à faire. J'ai fait quelque chose de mal ?

Le fond de ma pensée venait d'être dite, bien que ça me gênait de parler aussi franchement. J'avais peur de sa réponse, j'avais peur qu'il me dise des choses dont je n'avais pas envie d'entendre, des mots qui blessent... Pourtant, il fallait bien passé par là, j'avais besoin de savoir, de comprendre.




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Lun 1 Sep - 16:48

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Maggie & Xander



Je la regardai avec hauteur. On pouvait lire pleins de dédain dans mes yeux mais tout ceci n'était que façade. Je détestais me comporter comme ça. Je détestais passer pour un gros con. Je l'avais déjà bien assez fait par le passé mais j'avais le don de faire souffrir les gens auxquels je tenais. Maggie n'y faisait vraisemblablement pas exception bien que pour l'instant elle se focalisait sur la rumeur qui courait sur Louise et moi. Tout se savait dans les hôpitaux quand il s'agissait de potins et de relation dans le service. Je ne faisais pas exception. Depuis que nous étions rester coincé, bien que volontairement dans l'ascenseur, ça devait jasé. Le meilleur sujet de discussion depuis
quelques mois je pense. C'était comme ça à l'hôpital de Mystic Falls.

- J'aurais juste aimé que tu me le dises toi même au lieu de l'apprendre comme ça. Je pensais que nous étions proches...

Nous l'étions et même beaucoup trop et c'était le problème mais comment lui dire ? "Je suis désolé je tiens trop à toi mais je tiens toujours à Louise. C'est pour ça que je suis partit et que je n'ai rien dit. Je ne sais pas si je t'aime. Je ne sais pas si je l'aime elle" ça ne le faisait pas vraiment. Ca ne le faisait même pas du tout. Je commençai à faiblir. Je ne pourrait pas tenir mon rôle très longtemps. Je sentais dans sa voix la colère mais aussi la peine et même si je voulais réfléchir tranquille je n'étais pas inhumain. Voir mon amie comme ça me tordait le coeur. J'essayai de tenir vainement.

- Cette situation, elle te convient vraiment ? Ignorer une amie comme si elle n'avait jamais existé ? Sincèrement, je ne comprends pas ce que tu cherches à faire. J'ai fait quelque chose de mal ?


Elle se croyait responsable, et encore une fois, comment lui dire qu'elle n'était pas étrangère à mon départ mais qu'elle n'avait rien fait de mal sans tout lui déballer. Comment ? J'avais peur de lui dire alors que ça faisait des mois que je lui parlais de tout. Elle ne savait même pas que j'étais un fantôme. Louise le savait, elle. Je l'avais aimé mais c'était sa faute alors que Maggie n'avait rien à voir là dedans. Mes questions ressurgissaient. En attendant je devais lui répondre quelque chose. J'optai pour une solution, ne sachant si c'était la bonne. Cette fois j'étais beaucoup moins sec, on sentait même à quel point j'étais sincère dans ma voix :

-Ecoute, s'il te plaît, le prend pas mal. J'ai rien contre toi et il ne s'est rien passé avec Louise. J'ai quitté la ville pour réfléchir, j'avais besoin de prendre l'air, de faire le point. Mais si je te vois... Tu vois t'as tout foutu parterre. T'aurais pas du me rattraper.

La fin n'était absolument pas clair et beaucoup trop mystérieuse pour qu'elle ne pose pas de questions à son sujet. Quel con !



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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Mar 2 Sep - 15:32



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Je cherchais difficilement à avoir des réponses mais Alexander ne semblait pas d'humeur à me les donner. Un jeu désagréable s'était installé entre nous, celui du chat et de la souris. Malgré le fait que j'étais déçue par son comportement et encore en colère par son absence, je faisais abstraction de mes sentiments et cherchait à adoucir la situation. Nous avions besoin de parler, un problème s'était installé entre nous et je voulais savoir qu'est ce qui avait changé. J'avais beau le tourner sous tout les angles et sur tout les tons, Alexander était braqué et irritable. Rapidement j'avais évoqué le sujet de Louise et de leur relation. Une rumeur qui courait depuis plusieurs mois à l'hôpital. Au départ, il ne l'avait pas renier, comme si le jeune homme cherchait à me tester, à voir jusqu'où j'étais capable de tenir ? Voulait-il me voir jalouse ? Bien sûr que je l'étais, mais je n'avais pas envie de craquer, ça me semblait si pathétique de montrer mes faiblesses et de montrer que j'acceptais la défaite. Je ne voulais pas de Louise dans notre vie, même si Alexander et moi ne pourrions jamais être un couple, je voulais au moins garder notre statut, celui que nous avions toujours eu. Je ne pouvais me résoudre qu'un jour, une femme puisse me remplacer car entre lui et moi, nous avions toujours été très proches et complices. L'arrivée de la jeune femme avait tout fait basculer et elle m'avait réduit au rang d'inconnue. Si j'avais ce tempérament de femme fatale, j'aurais certainement tiré le chignon à cette rouquine. Malheureusement, tout ce que je pouvais faire, c'était de lui montrer qu'Alexander avait bien d'autres priorités qu'elle. J'étais plutôt mauvaise quand on m'attaquait mais j'étais bien loin du rôle de la peste.

J'optais pour lui dire le fond de ma pensée, de lui dévoiler une part de mes sentiments. Pourquoi ne m'avoir rien dit sur ces sentiments vis à vis de cette femme ? J'aurais pu comprendre même si j'aurais peu approuver leur relation. J'étais quand même capable d'être heureuse pour une personne que j'aimais. J'aurais pu essayer et faire un effort. Je ne voulais pas qu'Alexander m'exclu comme ça, pas avec tout ce que nous avions vécu. Au final, j'en avais déduit que j'avais dû faire quelque chose de mal. Parfois, il suffisait qu'un rien pour tout faire basculer. En effet, Alexander me répliqua sèchement à mes questions. Peut être un peu moins qu'avant mais il était tout aussi hermétique. Il mit rapidement les choses au clair, rien ne s'était passé avec Louise, se qui me décrocha un large sourire mais celui-ci retomba aussi vite lorsqu'il m'annonça que j'avais tout gâché, que jamais j'aurais dû le rattraper. Cette annonce fut un véritable choc. Comment devais-je prendre cette annonce ? J'avais mal, terriblement mal. Mon coeur se serra, ma gorge se noua. Je fixais Alexander incrédule. Non, je ne comprenais toujours pas.

- Ah...

Ce fut la seule chose dont j'étais capable de dire sur le fait. Les mots ne me venaient pas. Il était impossible pour moi de mettre des mots sur la situation. J'avais la sensation d'être dans un mauvais rêve et pourtant, tout était réel. Peut être devais-je me réjouir de son rejet, ça aurait été plus simple pour moi de quitter Mystic Falls, pourtant ça ne l'était pas. En tombant sur lui, nez à nez, par la force du destin, mes sentiments pour lui avait resurgit de plus belle. Pourtant, il y avait à peine une heure, j'étais prête à tout claquer pour retrouver Lincoln. J'aimais Lincoln, c'était une évidence, mais j'étais incapable de savoir si c'était un amour fraternel ou si c'était plus. Tout ce que je voulais, c'était m'assurer qu'il ne resombre pas et ça m'avait occupé une bonne partie de l'esprit durant l'absence d'Alexander.

Mon départ pour la Nouvelle-Orléans, je l'avais sur le bout de la langue. Je mourrais d'envie de dire au jeune homme face à moi que j'allais partir et qu'il ne me reverrait plus. Je ne savais pas encore combien de temps j'allais partir. Une semaine, deux semaines ou peut être plusieurs mois ? J'en avais réellement aucune idée. En réalité, ce qui me poussait à ne rien dire, c'était de lire de la satisfaction sur son visage. Mon départ pourrait être la solution à tout ces problèmes et rien que d'imaginer cette hypothèse, je me sentais d'autant plus mal. J'aurais préféré qu'en lui annonçant, il me retienne mais je sentais que ça n'aillait clairement pas être le cas. L'ambiance était tendue, j'étais mal à l'aise, je ne savais plus où me mettre. Mon Alexander avait disparu. Qu'étais-ce cette manie de revenir complètement changé ? Il n'était pas le premier à m'infliger ça. Soudain, comme un flash back, il me semblait comprendre le problème. Alexander était peut être lui aussi un vampire ? Il aurait éteint ces sentiments et tout s'expliquerait. Cette situation étrange, son comportement, sa façon de m'exclure. Il fallait que je lui demande, j'avais besoin de connaître la vérité. Je ne savais pas par où commencer et je me voyais mal lancer franchement la question dans ce climat si tendu.

- Tu es parti pour faire taire tes sentiments ?

Non, je n'avais pas été capable de lui demander clairement s'il était un vampire ou une autre créature sanguinaire capable d'éteindre son humanité. Ma question était encore trop vague, il fallait que je lui montre que je savais mais je n'avais pas envie d'apprendre que mon docteur était une créature de la nuit. Cela voudrait dire qu'il aurait tué et pas simplement tué ceux qui le méritait. Je me mordais la lèvre inférieure et cherchait absolument à éviter son regard. Capable ou non de m'hypnotiser, je pouvais craquer à n'importe quel instant. Je devais rester forte bien que mon collier contenait de la verveine et que théoriquement, il me protégeait contre toutes formes d'hypnoses.

- Je veux dire, comme les vampires, tu es capable d'éteindre ton humanité ?

Je devais certainement avoir l'air stupide mais j'étais humaine et je n'y connaissais absolument rien en surnaturel. Tout ce que je savais, je le savais par les médias et tout ce qu'on nous avait dit c'était qu'il y avait une véritable menace : celle des vampires. L'idée qu'Alexander me semblait étrange, comment pouvait-on faire un métier où l'on prends soin des autres alors que ta nature même te force au contraire. Un médecin vampire, c'était juste un horrible paradoxe. Alexander ne pouvait pas être ce genre de personne, je ne pouvais vraiment pas m'y résoudre.

- Ou alors tu es autre chose ?

Nous étions pas seuls, nous ne pouvions pas juste être vampire d'un côté, humain de l'autre. Certains croyaient au monde de l'au delà et rien qu'en y songeant, un frisson me parcourait le dos. Je détestais qu'on évoque le sujet des esprits, ça me terrifiait. J'osais à peine imaginer toutes ces mauvaises âmes en train de chercher un moyen pour revenir. C'était tout simplement horrible. Je commençais à m'enfoncer dans des théories plus folles les unes que les autres. Au final Alexander n'était-il pas un homme aussi mystérieux et incompréhensible qu'un autre ? N'était-ce pas ce genre de comportement que nous attirer comme des aimants ? Franchement, je pensais sérieusement que mes congés me feraient du bien. J'avais besoin de repos, mes idées n'étaient plus claires du tout.




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Mer 3 Sep - 19:39

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Je ne sais pas pourquoi je lui avais dit tout ça. Pourquoi je m'étais embarqué dans le mystère ? En général ça fait craquer les filles mais là je ne pouvais vraiment rien dire et le mystère qui s'était installé autour de moi me piégeait. J'avais déjà avoué ma vraie nature à une parfaite humaine mais je sortais avec elle et son caractère était bien différent de celui de Maggie. Par ailleurs ma vie sentimentale était bien moins compliqué à cette période. D'abord mon amie n'eus pas vraiment de réactions. J'étais étonné, je 'attendais à être mitraillé de questions sur tout ce qui avait put me traverser l'esprit, sur la raison de mes fins de phrases inachevés qui voulait tout dire quand tu étais au courant pour Louise et mon passé mais qui ne voulait absolument rien dire quand tu l'ignorais. Je pensais être sauvé, et qu'elle ne me dirais rien, qu'elle ne poserait aucune questions... J'étais soulagé. Mais ce fut de courte durée...

- Tu es parti pour faire taire tes sentiments ?

Pardon ? Je m'attendais à tout sauf à cette question bien que dans ma situation ça collait très bien. Comment savait-elle ? Je n'avais jamais parlé de Louise ni même de mes sentiments particuliers envers Maggie à qui que ce soit. Mon amie avait toujours su lire en moi mais dans le cas présent c'était inquiétant... J'arquai un sourcil en signe de fausse incompréhension. Je ne voulais décidément pas qu'elle sache et je ne voyais vraiment pas quoi dire pour ma défense.

- Je veux dire, comme les vampires, tu es capable d'éteindre ton humanité ?


J'étais sauvé ! Si elle pensais que j'étais un vampire du moins... Il m'était très facile de lui prouver le contraire. C'était toujours mieux que quand vos proches se rapprochaient de la vérité : exemple avec Chloé. Quel catastrophe quand elle avait apprit qui j'étais. J'avais bien faillit la perdre. Heureusement c'était une soeur exceptionnelle. A l'heure qu'il est si elle ne m'avait pas de nouveau accepté dans sa vie, je ne serai pas dans cette rue en route pour lui rendre visite. Je serai comme à mon habitude en train de noyer mon chagrin dans l'alcool. Dans mes pires moments, l'alcool avait toujours été mon meilleur ami même si la boisson m'avait couté la vie.. Je ne répondais toujours pas alors elle continuait ses réflexions à voix haute :

- Ou alors tu es autre chose ?


Le pire scénario possible ! Elle s'approchait de la vérité comme je l'avais redouté précédemment. J'étais coincé ! Je ne pouvais pas mentir comme ça de face. Trop de mauvaises expériences m'ont fait passées l'envie. Je réagit sur un coup de tête. Je lui attrapai la main et me dirigeai d'un pas décidé dans la ruelle d'a côté. Heureusement pour moi elle était déserte, pas même un sans abri pour nous écouté. J'allai jusqu'au fond de l'impasse et la lâchai. J'allai lui dire. Au moins ça ferai avancé mes affaires, du moins je l'espérais. Si elle tenait à moi ne serait-ce qu'amicalement, ma mort ne changerait rien à ce qu'elle ressentait. Dans le cas contraire j'aurais terriblement mal mais je ne serai plus tirailler entre Maggie et Louise. Je lui tournai le dos mais lui barrai le passage. Elle ne pouvait s'échapper, coincée entre le mur et moi même. J'inspirai un grand coup et lui fit face. Tout en douceur je lui pris le poignet. Je sentit un sursaut dans son corps au moment du contact. Lentement j'approchai sa main de mon torse tout en la fixant. Arrivé à hauteur de mon coeur, je plaquai sa paume contre mon corps attendant qu'elle réagisse. Mon coeur ne battait plus, elle allait vite s'en apercevoir...



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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Mer 3 Sep - 20:59



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Le silence, Alexander ne répondit à aucune de mes questions. La situation était encore plus critique que je ne le pensais. Il était peut être temps d'abandonner mais cette idée me brisait le coeur. Ce n'était pas dans mes principes d'abandonner les personnes auxquelles je tenais. Notre amitié ne pouvait se terminer sur un tel échec et le pire était que je n'avais aucune explication à ce changement si soudain. Il n'était même pas en couple avec Louise, alors qu'est ce qui pouvait le forcer à se montrer ainsi ? J'étais prête à hausser les épaules et à partir, je ne voyais pas d'autres solutions à part rester planter là à le regarder dans le blanc des yeux. J'étais trop mal à l'aise pour soutenir son regard dans ce silence pensant. J'avais un coeur, des sentiments, je ne pouvais pas rester insensible et faire semblant d'être forte alors que cette situation m'écrasait. Soudain, Alexander me prit par le poignet, il semblait décidé et j'étais paniquée par ce virement de situation. Il était déterminé, il ne décrochait pas un mot, son regard était froid, je ne l'avais encore jamais vu dans un tel état. Nous nous arrêtions dans une ruelle, assez lugubre pour tout dire. Il me tourna le dos, lâchant mon poignet, me faisant barrage. J'étais coincée et au fond de moi je priais pour qu'il ne se retourne pas les crocs en avant. A mon avis, si c'était ce qui m'attendait, je crierais comme pas permis. Ma gorge était nouée, j'en avais la nausée, je commençais à regretter d'avoir croiser son chemin, mon après midi se transformait en enfer. Je voulais que ça se termine, je ne voulais plus rien savoir, je voulais juste qu'il me laisse partir. J'avais compris la leçon, je le laisserais tranquille... Mais au lieu de me montrer ses crocs comme je me l'imaginais, il prit ma main et la posa sur son torse. Mes yeux s'écarquillèrent. Je comprenais de moins en moins la situation. On devait certainement me faire une énorme blague. Il me fallut quelques minutes pour sentir ce qu'il cherchait à me montrer. Tellement paniquée je pouvais sentir mon coeur battre jusque dans ma main puis à force d'attendre comme ça, je réalisais que lui, son coeur ne battait pas. Mes yeux s'écarquillèrent d'autant plus et sous la panique je retirais aussi vite ma main de son torse. Je fis quelques pas en arrière, inquiète. Je ne le quittais pas des yeux.

- Tu es un.. vampire ?

Sortir ces mots de ma bouche était un véritable supplice. Que pouvait-il être à part être un vampire ? Alexander était mort, son coeur ne battait plus. Je ne voyais pas d'autres options, zombie peut être ? Il n'était pas mal conservé pour être un mort-vivant. Un esprit, alors ? Impossible. Il était bien connu que les fantômes étaient immatériels. Leur monde et le notre était deux choses bien distinctes... Dans tout les cas, peu importe sa situation, il avait encore des émotions et il continuait de vivre comme un être humain. A moins qu'il se jouait de moi ? Etais-je une proie ? Je ne pouvais pas le croire, pas après toutes ces confidences qu'on s'était échangé. Il était sincère, je l'avais vu dans ces yeux, il y avait encore de l'éclat. Il m'avait aussi avoué qu'il chassait les vampires, une couverture pour que je ne devine pas ce qu'il était ? Là encore, ça ne concorder pas. Rien n'était logique, plus je réfléchissais, plus je m'embrouillais.

- Non, tu ne peux pas en être un, ça n'a aucun sens.

J'inspirais un bon coup pour mettre mes idées au clair. Je devais me calmer, je devais arrêter de m'emporter dans des théories complètement folles. Ce dont j'étais sûre, c'était qu'Alexander était mort. Etant infirmière et après avoir étudié la biologie durant tant d'années, mon esprit ne pouvait concevoir qu'un corps puisse vivre sans. Soit. Mystic Falls était une ville pleine de mystères. Alexander était un être animé par le surnaturel. Certes. Qu'est ce que ça changer entre nous ? A la fois tout et rien. Mes sentiments pour lui ne changeait pas mais j'étais véritablement troublée. Après, je comprenais bien qu'il garde ça secret, ce n'était pas le genre de nouvelles qu'on prenait avec le sourire autour d'une bonne bière.

- Ca fait longtemps que tu es ...

Je baissais les yeux, je me sentais gênée de devoir dire qu'il était mort. Bien que c'était paradoxale puisqu'il se tenait droit devant moi. Je n'arrivais pas à faire le lien entre cette révélation, sa disparition et le fait qu'il me dise que j'avais tout gâché. En fait, j'avais besoin de m'assoir, je me laissais glissé contre un des murs de la ruelle, tenant ma tête entre mes mains. Qu'est ce qu'une infirmière comme moi pouvait bien faire pour un homme mort ? J'étais totalement impuissante face à cette révélation. Je ne pouvais rien faire pour lui.

- J'aimerais pouvoir t'aider Alexander, mais je ne vois pas ce que je peux faire. Je me sens tellement inutile, je suis désolée...




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Jeu 4 Sep - 20:12

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La situation était terriblement bizarre. Je me retrouvais à plaquer en douceur sur mon coeur la main d'une amie pour qui j'ignorai l'étendue de mes sentiments. Je tenais toujours son poignet attendant qu'elle réagisse. Plus rien ne battait mais je sentais comme des pulsations dans le haut de mon crâne. Je ne voulais me l'avouer mais j'avais peur de sa réaction. J'avais peur qu'elle parte en hurlant à la mort, que j'étais un monstre, qu'elle parte sans rien dire ou même qu'elle me déteste alors que plus tôt je trouvais que ça serait bien plus facile comme ça. Je su tout de suite quand elle eu compris. Ses yeux se dilatèrent et s'écarquillèrent et elle enleva brusquement sa main de mon torse. Je ne ressentirais peut-être plus jamais cette sensation si agréable de sa main sur mon torse. Incompréhension totale. C'était plutôt normal. Allez expliquer à une infirmière purement rationnelle que quelqu'un peut "vivre" sans l'organe vital qu'est le coeur vous verrez comment elle réagit.

- Tu es un.. vampire ?

Elle restait sur cette idée. Peut-être parce qu'elle ne savait rien d'autre du surnaturel... L'existence des vampires avait été révéler publiquement mais ni les loups, ni les sorciers et encore moins les fantômes n'étaient connus du commun des mortels. Au moins elle n'avait pas hurler et n'avait pas quitter la ruelle. Peut-être avait-elle peur que je la croque toute crue. Elle n'avait pas vraiment l'aire rassuré tout de même, malgré ses efforts pour rester le plus naturel possible... Je n'eu rien à dire qu'elle affirma toute seule que je ne pouvais pas être un vampire. Après tout je les chassais ces suceurs de sang. Certains ne se nourrissaient que d'animaux et ne faisaient de mal à personne mais ils étaient si peu nombreux... Et je me connaissais, si j'avais été un vampire je n'aurais pas fait partie de ceux qu'on qualifiait de "végétarien". Après avoir inspiré un grand coup elle posa la question tant attendu :

- Ca fait longtemps que tu es ...

Mort ! Est-ce que ça faisait longtemps que j'étais mort ? C'était sa question et c'était normal qu'elle se la pose. J'aurais très bien pu mourir hier et avoir été humain tout le temps où je l'avais connu mais ce n'était pas le cas. Ca faisait déjà plusieurs années que j'avais quitté le monde des vivants et moi même je ne me rappelaient plus exactement de la date.

- J'aimerais pouvoir t'aider Alexander, mais je ne vois pas ce que je peux faire. Je me sens tellement inutile, je suis désolée...

C'était quelque chose que j'admirais chez elle. Elle voulait toujours aider les autres, se sentir utile et elle était toujours pleine de vie. De mon vivant j'aurais pu être comme ça mais j'avais préféré la facilité que me proposait l'alcool quand ma vie avait basculée du jour au lendemain. En même temps que ma vie paisible l'Alexander que j'étais avait disparut. Il n'était réapparut qu'à mon arrivée à Mystic Falls, quelques années plus tard... J'approchai ma main de l'épaule de mon amie et lui caressai le bras d'un geste rassurant avant de répondre à ses questions :

-Non je ne suis pas un vampire, ça serai plus juste de me comparer à Casper, tu pourras demander des conseils à Chloé à ce sujet...

Je lui souris. J'essayais vainement de détendre l'atmosphère même si c'était pas vraiment le moment de se tourner en dérision...

-...et ça fait quelques années que je suis comme ça mais je ne suis pas vieux. Ne t'en veux pas surtout, tu ne pouvais pas savoir et je ne voulais pas te faire peur avec tout ça...


Je me rapprochai légèrement d'elle et déposai un baiser sur le haut de son crâne.




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Lun 29 Sep - 16:09



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Le silence était tombé, Alexander n'était pas un vampire mais bel et bien un fantôme. Cette annonce m'assomma et même, elle me terrifia. J'avais la preuve que nous n'étions pas seuls. Apprendre que les vampires faisaient parti de notre quotidien n'avait pas été simple à avaler mais maintenant, il fallait que j'accepte que ce ne soit pas tout. Nous n'étions pas seuls. Les vampires et les fantômes existaient ! Les fantômes ! Sincèrement, j'étais au bord de la crise de panique et je ne savais par quelle ressource je pouvais encore me contrôler. Mon docteur s'approcha doucement de moi et me déposa un baiser qui me ramena à la réalité. Il était mort et pourtant, il pouvait me toucher. Combien d'âmes errantes étaient capables de faire ça ? Combien de temps nous restait-il à nous humains avant de nous faire engloutir par ce surnaturel ? Je ne pouvais imaginer le triste sort qui nous attendait, ni même ce que les mauvaises âmes pouvaient nous infliger. La mort était une sorte de point final à la vie, que l'on soit bon ou mauvais, alors pourquoi transgresser cette règle naturelle ? La seule réponse que je trouvais était l'arrivée de l'apocalypse... Une réponse stupide est qui pourtant trouvé écho chez certains croyants. Depuis quelques années j'entendais crier gare à la fin de monde et étant une femme de science, ça m'avait toujours fait rire, jusqu'à maintenant.

- Je n'ai pas peur de toi mais j'ai peur de ce monde que je ne connais pas. Tout semble être basé sur le mensonge, je ne sais plus en qui je dois croire.

Je me relevais, frottant mes vêtements d'un revers de la main pour y enlever les traces de poussières. La migraine commençait sérieusement à me gagner mais je ne pouvais simplement m'enfuir suite à l'annonce d'Alexander. Il me faisait confiance et il m'avait fait un aveu. Même si j'avais du mal avec ça et encore plus en apprenant que Chloé était au courant après toute l'énergie que j'avais mis à les réconcilier, je me sentais trahie.  

- Après toutes ces heures à discuter de tout et de rien, pourquoi tu choisis de tout me dire maintenant ? Il y a d'autres choses que je devrais savoir ?

Mes bras se croisèrent et j'arquais d'un sourcil. J'essayais de reprendre mon sang froid car je ne voulais plus subir les propos des autres, je ne voulais pas être une victime. Je voulais savoir même si j'avais peur, même si je ne savais pas vers quoi me tourner.




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Mer 1 Oct - 21:26

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Je lui avais tout dit et elle semblait désemparé. La dernière personne à qui j'en avais parlé était Emma, elle l'avait plutôt bien pris et avait finit par partir. J'avais été blessé. Mais pour Maggie c'était différent. Je me rendais compte en cette instant que la pire chose qui pourrait m'arriver en cet instant soit qu'elle ait peur de moi, de ce que je suis. Notre relation avait commencé par une profonde amitié et c'était la raison pour laquelle je me devais d'arrêter de lui mentir. Je la sentais perdu. Complètement ! Moi, peut être une des seules personne en qui elle avait confiance se trouvait être un fantôme. Quelqu'un de bel et bien mort et c'était dure à digérer. Je le concevais.

- Je n'ai pas peur de toi mais j'ai peur de ce monde que je ne connais pas. Tout semble être basé sur le mensonge, je ne sais plus en qui je dois croire.

Je priais intérieurement pour ne pas perdre sa confiance. J'y tenais plus qu'à beaucoup de chose, son amitié m'était précieuse presque autant que le bien être de Chloé et de Clara, ma magnifique nièce.

- Après toutes ces heures à discuter de tout et de rien, pourquoi tu choisis de tout me dire maintenant ? Il y a d'autres choses que je devrais savoir ?

Je l'avais regarder tout ce temps, hypnotiser par sa force. Elle restait là, forte, cherchant à comprendre, à fouiller, à analyser la situation. Maintenant que je lui avais dis une partie de ma "vie", je devais continuer. C'était aussi l'une des raisons pour laquelle je ne lui avais rien dis plus tôt. Je la connaissais. Maggie était la personne la plus curieuse que je connaisse. Je m'assis contre le mur de la ruelle et débutais mon monologue explicatif :

- J'ai pris conscience de beaucoup de choses en quittant la ville. Entre autre l'importance que tu as pour moi et celle de Louise. Louise appartient à mon passé. Je suis mort en quelque sorte par sa faute... , je déglutis avant de continuer. J'étais fou amoureux, notre histoire était parfaite et elle a rompu. Je l'aimais, j'étais anéanti et j'ai mis feu à une forêt sans toucher à une allumette ou à un briquet. Je l'ai arrêter une fois ma colère apaisée, cette fois sans eau... J'ai découvert mes pouvoirs de sorcier de cette manière. Je me détestais et me trouvais dangereux. C'est là que j'ai coupé les ponts avec Chloé. Je me suis mis à boire... Beaucoup. Et le jour de mes 27 ans je me suis fais renverser par une voiture...





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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Dim 5 Oct - 12:50



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L'heure des révélations avait sonné. Alexander m'avouait tout. Sa nature, son départ, sa relation avec Louise, la raison du conflit avec Louise. J'étais bouleversée par ce flot d'informations et en même temps soulagée de retrouver notre complicité. Elle n'était pas éteinte, elle était toujours là et nous pouvions discuter comme nous l'avions toujours fait. En entendant son récit, je réalisais à quel point ma vie était banale. Une infirmière et ses petits problèmes de coeur et du quotidien. J'en reprochais tant à Alexander alors qu'il avait vécu comme déjà sept vies. Je ne savais plus trop comment réagir et comment je devais me comporter face à lui.

- Je n'arrive pas à croire que tu as traversé tant de choses.

Je m'avançais vers lui pour m'assoir à ces côtés, continuant à l'écouter avec attention. J'avais l'impression d'être une petite fille écoutant les paroles d'un grand sage. Pourtant son discours était compliqué et pleins d'informations. J'avais la sensation que le plus important m'échappait.

- Et aujourd'hui comment tu te sens ? Comment tu vois ton avenir ?

Ces questions me semblaient primordiales. Alexander m'avait toujours parût sain d'esprit. Il était calme, attentionné, incroyablement intelligent. Jamais j'aurais pu soupçonner ce genre de vie. Il m'avait quand même évoqué son conflit avec Chloé et son soucis avec l'alcool mais dans les grandes lignes. Face à tant de révélations, je me sentais obligée de lui dire que j'avais planifié mon départ pour la Nouvelle-Orléans et que je n'avais pas prévu pour l'instant une date de retour. Je n'avais rien prévu pour l'avenir à venir. Je n'avais pas de plans, ni de buts. J'hésitais même à garder mon poste d'infirmière. Je voulais demander conseils à Xander mais ce n'était pas le moment. Je sentais bien que ce n'était pas le moment. Je voulais aussi le questionner sur cette ancienne vie, sur Louise, sur ses sentiments mais encore une fois je sentais bien que je ne pouvais pas le faire. Ces aveux ne semblaient pas si simples à dire et supporter une horde de questions ne feraient que l'accabler. Alors je questionnais le futur, pensant que c'était sur ça, qu'il fallait se focaliser et non sur le passé.




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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Mer 8 Oct - 19:50

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J'avais tout dis avec un mal de chien. Quand je disais tout ça j'avais la sensation de me mettre à nu complètement. Je révélais la part de moi tant de temps refoulée. Celle qui me faisait peur. Celle qui m'avait fait me détester et douter de moi même... La carapace que j'avais mis tant de temps à construire s'était envolée petit à petit au fils des mots. Maggie n'avait peut être pas ressentit le mal que j'avais eu à lui dire tout ça. A l'heure qu'il était j'étais contre le mur, le coeur lourd, battant à tout rompre. J'avais l'impression qu'il allait exploser aussi ironique que ce soit pour un fantôme. La peur et le dégout de moi même me prenait au trippe chaque fois. Mais cette fois, ces sentiments étaient mélangé à de la joie de lui avoir tout dit. A elle. Maggie. Maggie ma chère amie. Celle que j'avais toujours attendu.

- Je n'arrive pas à croire que tu as traversé tant de choses.


Elle s'était installé près de moi sans que je m'en aperçoive, trop absorbé par mes pensée et par ma carapace que je sentais partir au fur et à mesure de cette conversation. C'était comme Maggie m'avait ensorceler, pour que je lui balance tout ce que j'avais toujours eu peur de raconter...

- Et aujourd'hui comment tu te sens ? Comment tu vois ton avenir ?

Je soufflais un grand coup. Elle ne me questionnait pas sur mon passé. Peut être avait elle compris comme c'était dure pour moi en ce moment même. Comment je me sentais ? Pas terrible à vrai dire. J'avais l'impression d'être fou comme a chaque fois que je me passais le film de mon passé. J'étais totalement remué...

- Mon avenir... Je suppose que ma place est à l'hôpital à sauver des vies aussi ironique que ça soit. J'imagine qu'à présent mon rôle est de jouer les tonton gâteux... Et peut être qu'un jour je trouverais la femme de ma vie qui n'est vraisemblablement pas Louise.

Je la regardais un instant et souris avant de me replonger dans mes pensées et de fixer le néant d'un regard vide...






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MessageSujet: Re: You like to think that you're immune to the feeling   Jeu 23 Oct - 10:44



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Sa place était à l'hôpital, à sauver des vies, à aider les autres. Un poste dans lequel je me retrouvais jusqu'à maintenant. En entendant ses propos, je baissais la tête. Je ne savais plus ce qu'il fallait faire alors je l'écoutais silencieuse. La suite de son discours n'avait rien de reposant et les deux dernières phrases m'interpellaient. Je continuais à être en état de choc. Tonton gâteux. Chloé avait accouché et j'avais manqué ça. Pas de doute, la période était bel et bien propice à la naissance de son enfant. Après l'avoir accompagné durant tout son cycle de grossesse, je l'avais oublié sur le dernier mois, bien trop préoccupé par mes petits problèmes.

- Je n'arrive pas à croire que j'ai manqué la naissance de l'enfant de Chloé.

Je fixais un point dans le vide, faisant défilé le dernier mois que j'avais vécu. Un mois vide et sombre. Je m'étais écartée de tout le monde, je ne prenais plus la peine de prendre des nouvelles des autres, j'avais laissée tomber Chloé et je m'en voulais. Sur le point de fondre en larmes, je ravalais mes regrets, les gardant bloqués dans ma gorges. Confessions et révélations. J'étais en train de vivre en à peine une heure, tout ce que l'on pouvait vivre en dix ans. C'était trop, beaucoup trop, j'étais sur le point de m'effondrer mais j'essayais de garder la tête haute, de ne pas flancher, de garder un peu de dignité. Pourtant, Alexander lança le coup de grâce en évoquant Louise. Je la détestais tant elle était belle et douce. Certainement très douée aussi. Je la détestais de m'avoir volé mon docteur avec ses yeux de biche et sa chevelure flamboyante. Il avait pensé durant un instant qu'elle était sa promise, la femme de sa vie. Rien que le fait d'entendre cette nouvelle, mon coeur se brisa. Je n'étais qu'une amie. Je n'étais toujours qu'une amie, peu importe qu'ils soient vampire, fantôme ou humain. Le destin s'acharnait sur moi.

- Ecoute Xander, il faut que je te dise quelque chose. J'ai posé quelques jours de congés. Je quitte Mystic Falls pour la Nouvelle-Orléans. Je ne sais pas quand je vais revenir, ni même si je vais reprendre mon poste d'infirmière. Tout ce que je sais, c'est que j'ai besoin de m'aérer l'esprit et de sortir de cette ville. Nous reprendrons notre conversation plus tard.

Un point final se posait sur nos retrouvailles inattendues. J'avais besoin de prendre du recul sur ma vie et sur toutes ces nouvelles révélations. Je n'étais plus celle que j'étais en arrivant ici, j'étais en train de changer mais je ne savais pas comment je devais changer. Une petite pause à la Nouvelle-Orléans m'aiderait certainement à y voir plus clair. A mon retour, j'espère qu'Alexander m'attendra et m'accordera un peu de son temps pour que nous reprenons cette conversation...




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