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 “ Life can be unpredictable. ”

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MessageSujet: “ Life can be unpredictable. ”   Jeu 14 Aoû - 12:39





Life can be unpredictable.
Hope & Nolan

Il n'y avait rien de plus banale que de démarrer sa journée avec du thé. Nolan le savait, ce n'était pas une boisson pour les hommes, ça ne faisait pas assez viril. C'était même pire que de se balader avec un cappuccino dans les mains, mais qui allait vérifier ce qu'il y avait dans son verre ? Fixant l'objet qu'il avait entre les mains, Nolan attendait. Il savait qu'il n'avait pas le droit de quitter son service avant l'heure, mais après la nuit blanche qu'il avait faite, il avait juste besoin de sortir de l'hôpital et de se dégourdir les jambes. Il avait besoin d'air, tout simplement. Son regard jonglait entre l'horloge au-dessus du bureau des secrétaires et son gobelet en plastique blanc. Il était capable d'entendre chaque seconde s'écoulaient jusqu'à ce que cette interminable minute se termine enfin. Il y avait des moments comme ça où tout était calme. Comme si quelque chose de grave, de puissant, d'horrible allait arriver. Le calme, avant la tempête. Nolan espérait que c'était juste la fatigue qui parlait, il n'avait clairement pas envie d'une catastrophe surnaturelle. Et il savait que Mystic Falls en avait pris l'habitude. Troquant sa blouse blanche d'interne pour sa veste en cuir, Nolan quitta l'hôpital aux alentours de 9h30. Cette année, il allait achever ses études une bonne fois pour toutes. Il lui restait un test décisif à passer et il serait enfin capable de faire ce qu'il souhaitait le plus. Il voulait être médecin urgentiste. Il voulait être sur les scènes, au moment où les minutes comptent le plus et il voulait être capable de sauver des vies, sans que personne ne le remarque, sans que de diagnostic ne soit prononcé. Sans que ça mette en danger tout ce qu'il faisait et ce qu'il était. Les sorciers n'étaient pas à découvert comme les vampires et vu comment les choses tournaient pour eux, Nolan faisait tout pour garder son identité secrète.

Pédalant jusqu'au centre-ville, Nolan s'arrêta quelques minutes dans une boulangerie pour prendre quelques viennoiseries. À 26 ans, le jeune interne vivait encore avec son meilleur ami d'enfance. Bobby était... spécial. L'expérience traumatisante de la mort de ses parents avait chamboulé sa vie. Ce loup solitaire était le stéréotype parfait du gros geek qui ne savait pas quoi faire dans la vie. Bobby ressemblait à un mélange étrange de Seth Rogen et de Jonah Hill. Il avait juste des yeux incroyablement profond et gris qui chamboulaient la plupart des femmes qui osaient l'approchait. Livreur de pizza, il était aussi fainéant que bosseur. Mais c'était aussi un grand maniaque de la propreté. Personne ne pouvait soupçonner ce nounours géant d'être un loup-garou, mais passons, il dormait encore alors que Nolan rentra. Cet appartement en centre était ce qu'il fallait pour que ses deux amis vivent parfaitement bien. Nolan s'effondra dans son lit, retirant sa veste à la dernière seconde. Tout ce qu'il voulait, c'était rattraper quelques heures de sommeil, mais après quatre heures de néant, c'est son ordinateur qui le réveilla. Se relevant, grognant un peu, il fronça les sourcils en regardant ce qui était en train de se produire sur son écran. Ses petites soeurs étaient en train de l'appeler sur Skype. quelle heure était-il à Barcelone ? Tapotant sur le clavier, il ouvrit la conversation, toujours en restant allongé sur son lit.

« - C'est quoi cette tête que tu fais ? Tu dors ? Il n'est pas censé être 13h passé ? » « - Amy... je suis épuisé. Ok ? Alors pardonne-moi pour la coupe de cheveux, mais je suis épuisé. » Il pouvait entendre le rire d'Ailynn, qui apparaissait à l'écran au côté de sa soeur. Elles étaient identiques et elles avaient appris à jouer de ça. Depuis toutes petites, c'était extrêmement difficile de les différencier l'une de l'autre. « - Grand-mère te passe le bonjour. » « - Ouais, ouais ! Buongiorno ! » « - On est en Espagne, crétin. » « - Je veux dormir ! » « - Ça nous donnes juste encore plus envie de rester devant notre écran ça, tu le sais ? » Grognant de nouveau, Nolan se releva de son lit, passant sa main dans ses cheveux. Il prit son ordinateur portable qu'il posa sur son bureau. « - Voilà, contentes ? » « - C'est mieux. » « - Tu as une mèche folle à droite, haha. » Il leva les yeux aux ciels, arrangeant ça. « - Tout son passe bien à Barcelone ? Papa a reçu votre colis au fait. Il vous a parlé ? » « - Oui, on parlait avec lui là justement. Pourquoi tu n'étais pas là vendredi ? » Nolan l'avait vu venir. Pourquoi n'était-il pas allé manger, comme à chaque fois. Depuis qu'il avait quitté la maison en 2009, c'était devenu une habitude. Venir manger chez ses parents le vendredi soir, un peu comme pour montrer que c'était une famille-modèle. Mais c'était plus compliqué que ça. Ses soeurs n'étaient plus là depuis deux ans maintenant, sa mère était morte... il ne restait plus que lui, son père et son oncle. Les repas de familles étaient énormes, mais Nolan s'y ennuyait. « - Je bossais. » « - Trouve-toi une autre excuse sérieux. C'est déprimant. » Il soupira. « - Vous revenez quand ? » « - Change pas de sujet. » « - Ok, vous savez quoi. Rester à Barcelone. Rester avec grand-mère. Et venez pas me faire chier parce que je ne vais pas diner à la maison, de toute façon, vous n'êtes pas là ! » Et il ferma l'écran de son ordinateur, peu ravi de cette conversation. Il comprenait le choix de ses soeurs, d'avoir fui en Europe après ce qu'elles avaient vécu. D'abord des vampires qui s'en prennent à elles, ensuite des loups-garous. Si Bobby n'avait pas été là, les choses auraient pu être encore plus graves. Elles s'étaient juste retrouvées au mauvais endroit, au mauvais moment. Alors elles avaient fui, parce qu'elles voulaient une vie normale, mais avec leur grand-mère, Nolan savait parfaitement ce que ça signifiait. Elles s'entrainaient, elles apprenaient à se défendre, elles étaient justes partie pour revenir un jour, imbattable. Il le ressentait. Mais lui ne voyait pas les choses comme ça. Il savait qu'un jour ou l'autre, ils allaient tous mourir. Il n'avait pas peur de ça, de la mort. Il n'avait pas peur des vampires ou des loups-garous. Il n'avait pas peur d'être la proie d'une bête ou d'un monstre. Peu importe. Ce qui doit arriver, arrivera. Le destin, il y croyait. Allant prendre rapidement une douche, Nolan piqua une frite à Bobby qui jouait sur sa console. Il n'arrivait plus à dormir, la fatigue s'était envolé pour laisser place à ses inquiétudes. Alors il sortit, histoire de se dégourdir les jambes. Il avait besoin de respirer.

Il entra dans la librairie de la ville sans faire attention. Il parcourut la partie science-fiction avant de tomber sur les romans policiers. Au final, son regard s'arrêta sur le livre qu'un homme avait dans les mains. L'inconnu lisait le résumé, un peu perplexe.

« - Vous devriez le prendre. » L'homme releva ses yeux sur Nolan. « - C'est l'un des meilleurs écrits d'Haruki Murakami et si vous n'avez jamais lu ses oeuvres, c'est une très bonne idée de commencer par Kafka sur le rivage. Vous allez avoir du mal à vous arrêter, l'histoire est... saisissante. » L'inconnu lui offrit un sourire, avant de partir voir d'autres livres, alors que Nolan regardait les nouveautés du mois.
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sorciers
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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Jeu 14 Aoû - 21:56

« Life can be unpredictable.  »
It’s such a funny thing, How nothing’s funny when it’s you. You tell ‘em what you mean But they keep whiting in the truth. It’s like a work of art That never gets to see the light. Keep you beneath the stars Won’t let you touch the sky. You’ve got every right, to a beautiful life.



 


Le réveil sonnait, bordel de merde, encore et encore sans réaliser qu'il était temps de bouger mon cul. Je vire la couette violemment avant de réaliser que pas grand-chose comme pyjama, pas le temps de me foutre un jogging ou un truc correct. De toute manière Nillem dort et Andrew... disons que même si Andrew ne dort pas, il ne va pas me faire un procès parce que vais en vitesse à la douche avec quasiment rien sur la peau ! Je crois que je ne pourrais jamais l'habituer au réveil à la bourre, avant j'étais toujours ponctuelle et constamment à l'heure. Bon faut dire je n'avais pas trop le choix puisque j'étais aveugle et qu'être en retard c'était rarement possible. Je suis rapide, mais je reste et resterais toujours une fille et en plus ma patronne n'excusait plus mes vêtements enfilés à l'arrache avec un pull XXL que je trouvais pourtant hyper doux et super-confortable, mais elle ne supportait pas non plus mes shorts. En réalité la seule raison qui faisait qu'elle avait accepté de me prendre à temps après l'obtention de mon diplôme fin juin : cela lui évitait de chercher quelqu'un d'autre. Je suis sortie en trombe de la douche, j'étais en serviette et j'ai dû foncer en express dans la chambre pour récupérer mes vêtements. J'avais un avantage avec Andy : je pouvais le faire chier n'importe comment qu'il ne pourrait jamais faire la même chose avec moi ! Je devais être à l'heure pour le boulot, contrairement à lui qui subissait uniquement la pression de l'université. C'était déjà pas mal, ces enfoirés voulaient profiter de lui et moi j'avais envie de les envoyer chier à chaque fois qu'il était au téléphone avec eux. Attrapant alors de quoi m'habiller pour finalement enfiler mes vêtements directement dans la chambre pour balancer la serviette à la tête de mon chéri. J'étais une chieuse par excellence, mais c'était trop tentant de l'embêter et lorsque Nillem était dans nos pattes je n'avais pas l'occasion.

Lorsque vous êtes une fille : vous souffrez. Je soufrai. J'étais une sorcière, mais cela ne m'évitait pas les nœuds, les gueules dans le cul et les engourdissements au réveil. Je n'étais pas la fille la plus portée sur son physique de la terre, mais depuis que j'avais quelqu'un dans ma vie – et aussi depuis que je voyais autre chose que du noir, – je tentais de me montrer présentable. Tout simplement par manque de temps, j'ai préféré me contenter de laisser mes cheveux au vent, parce que si je prenais le risque de me faire une queue-de-cheval ou un chignon dans l'immédiat je finirais probablement avec des nœuds et avec une envie soudaine de finir chauve. Je n'étais pas parfaite, mais j'avais un charme naturel que je mettais sur le dos de mon humour et de ma franchise. Je savais que probablement les cheveux blonds et le côté bien gaulé n'étaient pas pour rien non plus, je n'étais pas un thon et j'étais encore moins un Calimero ou une fille narcissique. J'étais moi avec mes défauts et mes qualités, ainsi que mes forces et mes faiblesses. Me glissant finalement dans un jean et enfilant un haut à manche assez large, j'avais l'impression d'avoir des allures de chauve-souris. Je me suis maquillée comme tous les matins pour éviter de ressembler à une fille défoncée qui avait passé la nuit collé à son mec et non sur un oreiller normal. J'étais une fille tout à fait normale donc comme n'importe quelle fille : je n'étais pas superbe au réveil, j'avais les cheveux en pétards et j'avais des allures de ploucs. J'ai quitté ma salle de bain à une vitesse pour finalement revenir dans la chambre, faire un bisou à Andy, tirer la couette pour le faire chier et vite me barrer pour récupérer mon sac et mes affaires pour partir en fermant délicatement la porte par simple respect pour le petit bout de chou qui dormait dans la pièce pas loin. J'étais respectueuse quand ça m'arrangeait je crois, mais bon, encore une fois : je ne suis pas et ne serais jamais une fille parfaite. Je ne comprenais pas ce syndrome de la perfection, j'aimais mes défauts et le fait de ne pas toujours faire les bons choix.

Je suis arrivée pile à l'heure à mon travail, en courant certes, mais j'étais pile à l'heure ! Il était exactement 9H30 et comme d'habitude, pas un seul client devant la boutique parce que personne ne venait dans une librairie à cette heure-ci, mais ma patronne insistait pour l'ouvrir tôt au cas où un client débarquait... Je ne comprenais vraiment pas cette femme qui gérait sa boutique comme une grande entreprise alors qu'il s'agissait d'une simple librairie de quartier. Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde s'obstinait à vouloir faire du profit. J'étais presque persuadée que cela coûtait plus cher de faire tourner l'électricité une demi-heure que d'ouvrir à 10 h. La journée passa normalement. Comme toujours j'avais fait le choix de désobéir au règlement de ma patronne et de me servir un chocolat chaud alors que cela était strictement interdit de boire ou de manger dans cet endroit. J'avais un avantage sur le client, mais je pensais qu'ils étaient suffisamment intelligents pour comprendre que rester toute la journée dans un endroit sans rien faire pouvait donner soif et de toute manière je n'allais pas changer mon mode de fonctionnement pour une patronne qui venait deux jours par semaine : le mercredi et le samedi. Bon elle venait aussi pour les inventaires, donc disons deux jours et demi par semaine.

J'avais la tête ailleurs, j'étais en train de ranger des livres dans la boutique sans réellement faire attention derrière un de mes rayons, j'étais bêtement à genoux en train de ranger des livres mal triés par les clients et principalement les gosses. J'avais totalement l'esprit ailleurs au point de ne pas faire attention qu'un client semblait perdu et ce fut un autre client qui vint l'aider. Là n'était pas le problème, le problème était la voix. Je me suis arrêté brusquement, immobile et incapable de réagir, à genoux comme une conne entre deux rayons pour faire du rangement. Plus rien. Le silence, le vide dans ma tête, mais cela ne fut que courtes durées. Cette voix, le simple timbre ne m'étais pas inconnu, il sonnait comme un écho dans ma tête et me donnait une impression de déjà-vu. Ma mémoire était un bordel phénoménal, j'étais capable de me souvenir de quelqu'un par sa voix ou lorsqu'il me touchait, mais en croisant simplement son regard... j'étais capable de l'ignorer et de le regarder sans réaliser qu'il fut mon ami à une époque. J'ai fermé les yeux, cherchant les limbes de ma mémoire qui avait fini par s'effacer au cours des années à fuir mon douloureux passé. J'ai alors relevé mon corps en frôlant de me casser la gueule d'ailleurs, je me suis rattrapée à une étagère de manière peu délicate. Il me tournait le dos, mais il avait un visage familier, une bouille familière. Un nom me revint à l'esprit, seulement un. « Nolan Crowley ? » J'avais l'impression de revenir en arrière, instinctivement avant d'entendre une réponse j'ai préféré continuer à parler. « Hope »





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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Jeu 21 Aoû - 14:46





Life can be unpredictable.
Hope & Nolan

Il était en colère, il le savait. Il n'était pas sorti de chez lui simplement parce qu'il avait besoin d'air. Il était sortie pour se calmer surtout. Nolan n'était pas le genre de garçon à s'énerver rapidement, mais depuis deux ans, depuis que ses petites soeurs avaient quitté le pays, il avait l'impression d'être encore moins utile que d'habitude. Ces petites-soeurs étaient tout pour lui et même si lui avait reçu une éducation différente à cause des règles de sa famille, ils avaient toujours passées du temps ensemble. Il se sentait impuissant, incapable de les protéger de là où il était. Il espérait sérieusement que Barcelone était un lieu pour sûr, mais il se doutait d'avance que même caché au sommet d'une montagne, le danger était toujours présent. Sa marche avait été rapide, il savait qu'il devait se changer les idées pour essayer de se calmer et au final son regard s'était arrêté sur la librairie. Les livres avaient toujours eut un drôle d'effet sur lui. Avec Bobby, dans son appartement, ils avaient même commencé à mettre en place une vraie bibliothèque, rempli de vieux roman acheté au marché. Nolan avait une vrai passion pour ce qui était ancien, vieux avec une écriture lourde de descriptions et de sensations. Alors ce fut sans réfléchir qu'il entra dans la librairie, à la recherche d'un petit livre. Et alors qu'il regardait simplement les titres des nouveautés, son attention se porta sur un homme qui lisait le résumé d'un livre que Nolan avait déjà dévoré. L'interne n'avait jamais eu aucun souci à parler ouvertement. Il n'était pas du genre timide, bien au contraire. L'homme en question le remercia d'un sourire, repartant ailleurs, alors que Nolan retourna à sa petite quête. Il fut fasciné par un titre quand une voix féminine se fit entendre. C'était son nom qu'il venait d'entendre, son nom à lui. Automatiquement, Nolan se retourna, curieux de savoir qui était-ce. Il se retrouva alors en face d'une jeune femme blonde qui rajouta aussitôt un prénom qui fit sourire automatiquement Nolan.

« - Hope... »

Il n'arrivait pas à y croire. Quand était-ce la dernière fois qu'il l'avait vu ? La famille de Hope et celle de Nolan se connaissait depuis longtemps. Ils partageaient certaines choses en commun, comme la magie. Avec Hope, ils s'étaient tout de suite très bien entendu. Avec seulement trois ans d'écart, ils étaient assez proches. Il avait connu Hope sous tous les angles. Maintenant, il se rendait compte d'une chose. Hope pouvait le voir. Il se souvenait encore de l'époque où elle avait perdu la vue. Et puis avec le temps, ils se voyaient de moins en moins souvent, mais ça n'avait pas changé ce lien qu'il y avait eu entre eux. Nolan avait toujours tout raconté à Hope. Quand il était triste ou en colère, quand il ne savait pas faire certaines choses. Il s'était toujours confié à elle, jusqu'à ce qu'elle s'en aille. Elle avait 17 ans quand elle était partie... 17 ans... Et maintenant ? Qu'elle âge avait-elle ? 23 ?

« - Je n'arrive pas à y croire... »

Il était, paumé un peu. Non seulement Hope était tout aussi belle que dans ses souvenirs, mais surtout, elle pouvait le voir. Il s'était toujours demandé pourquoi elle n'avait pas fait d'opération, mais les choses n'étaient jamais simples et il avait apprécié Hope telle qu'elle était. Il n'avait jamais été dérangé par son handicap, il était même plutôt admiratif devant sa force.

« - Depuis... Depuis quand es-tu de retour à Mystic Falls ? »

C'était étrange, mais en une fraction de seconde, Nolan avait l'impression de faire un énorme bon en arrière. Comme si toute une période son passé le frapper de nouveau. Avec Hope, c'était le rappel d'une époque beaucoup plus simple pour lui. De la découverte du monde de la magie, des règles de sa famille, de la magie blanche et de ses secrets. Il avait partagé un lien très fort avec Hope et il avait l'impression que même après autant d'année, ce lien se ressentait encore. Il se disait qu'il aurait aimé être là durant les moments importants de sa vie. Comme il aurait aimé qu'elle soit là quand les choses n'allaient pas pour lui. Mais ça, on ne pouvait pas le changer. En revanche, il y avait tout un avenir qui les attendaient et Nolan n'avait qu'une hâte, c'était de rattraper le temps de perdus et de savoir ce qu'elle était devenue. Il espérait qu'elle était heureuse et que tout allait bien pour elle. Surtout que la famille Crowley avait perdu la plupart de leurs contacts avec elle de Hope. Alors avec le temps, Nolan avait réellement perdu toute façon de contacter la jeune femme. Il s'était fait à l'idée qu'elle allait bien, ailleurs. Il n'avait en rien perdu son optimisme.
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sorciers
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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Ven 22 Aoû - 12:01

« Life can be unpredictable.  »
It’s such a funny thing, How nothing’s funny when it’s you. You tell ‘em what you mean But they keep whiting in the truth. It’s like a work of art That never gets to see the light. Keep you beneath the stars Won’t let you touch the sky. You’ve got every right, to a beautiful life.



 



J'avais occulté bien des aspects de mon passé. Je serais incapable de dire si cela s'était fait pour le meilleur... J'avais été tellement malheureusement après l'incendie et la perte de ma mère, que j'étais devenue malheureuse au point de vivre uniquement par obligation et non pas par plaisir. Je suis devenue aveugle et j'ai alors renié mon passé et le temps fit le reste. Personne n'avait la moindre idée combien cela était douloureux de perdre tous ses repères, la mort d'un être aimé est déchirante, mais si en plus on vous retire toute votre vie : cette dernière s'écroule et vous vous laissez dépérir. Mon adolescence fut terrible, j'étais malheureusement, mon père avait toujours ses délires psychotiques de faire de moi une chasseuse, je détestais ma famille et je comptais mes amies sur les doigts d'une seule main. Après mon accident, tout le monde me traitait comme un monstre, je pouvais sentir les chuchotements blessants et les rires. Les enfants sont méchants, mais ils ne le savent pas. J'avais également tenté d'oublier cette partie de ma vie pour éviter de trop souffrir, j'avais fait mon possible pour tout recommencer en revenant ici en fière gagnante. Mon retour dans ma ville natale fut ma renaissance, j'avais réussi à partir sur de nouvelles bases sans pour autant ressentir de la colère. Tout le monde devait penser que j'étais revenue pour me venger et me montrer supérieur, mais non, j'étais revenue simplement pour le plaisir de retrouver mes racines. Les souvenirs douloureux étaient derrière moi et il était hors de question de laisser ces derniers me dévorer. Et le son de cette voix, je la connaissais. Le son de cette voix fut l'une des seules que j'ai aimée durant mon enfance de merde. Cette voix était celle d'un ami, qui longtemps, fut probablement le seul à ne jamais m'abandonner de son plein gré.

Entendre mon prénom me fit chaud au cœur. C'était lui. Je n'avais pas besoin de le regarder, sa voix suffisait. Il avait cette présence qui autrefois me rassurait. Je me souvenais de tous ces moments, toutes ces choses que j'étais incapable de faire toute seule. Quand je rentrais seule de l'école à pied, il était là. Quand j'avais des difficultés, il m'aidait comme un frère. Je ne pourrais jamais oublier le dévouement que Nolan avait déployé pour m'aider à affronter mon handicap. Je n'avais réussi à m'en souvenir en réalité, c'était seulement au son de sa voix que tous ces souvenirs remontèrent à la surface. Je me rappelais de nombreuses choses, lorsque j'étais triste, je pouvais le contacter lui. Il était légèrement plus vieux que moi, de trois ans si ma mémoire était bonne. Le temps avait fait des ravages sur notre relation qui était pourtant extrêmement proche à une époque. Mon déménagement fut un coup de poignard à notre relation, j'en étais parfaitement consciente... Mon père appréciait pourtant la famille de Nolan, mais lorsque nous avons quitté cette ville, c'était pour me couper du monde, mon père du faire de même ou presque. J'étais là, comme une conne en train de le regarder, il y avait une étagère de livre entre nous deux et un client qui semblait essayer d'écouter discrètement la conversation. Cela se voyait dans son attitude qu'il écoutait, enfin je n'étais pas sûre, j'avais du mal à me baser sur une simple attitude pour comprendre les gens. En tout cas, Nolan semblait tout aussi sur le cul que moi. Il avait changé, je revoyais encore cette image du gamin, mon dernier souvenir de lui - physiquement parlant - remontait à nos huit ans. Plus grand, les traits plus âgés, plus musclé, mais il avait toujours cette tête, cette bouille que je venais seulement de me remémorer à l'instant.

Il me demanda alors depuis quand j'étais de retour. Je ne savais tellement pas quoi dire, j'avais envie de rire et de pleurer à la fois. J'étais émotive à l’extrême et même si c'était mon lieu de travail, je n'allais pas me priver. « Un an et demi, enfin un truc du genre. » J'étais une amie merdique, je crois. J'étais de retour depuis tout ce temps et pas une seule fois j'avais eu l'idée de le retrouver... je ne savais pas comment l'expliquer. Tout d'abord, j'avais cordialement fui mon père sans réellement m’expliquer, ensuite je suis tombée amoureuse pour la première fois de ma vie, et ensuite ma mère est revenue dans ma vie alors qu'elle était morte ! Je pensais que Nolan était loin, qu'il serait partie, qu'il aurait fui cet endroit. Je n'avais pas envie de rester là, comme une conne à le regarder, j'ai quitté mon étagère pour purement et simplement me rapprocher de lui et le prendre dans mes bras en passant mes bras autour de son cou. Je sentais les larmes montées, j'avais tellement envie de lui dire combien il m'avait manqué. J'ai serré sans réellement penser que je pouvais l'étouffer, enfin Nolan avait très certainement plus de force que moi. « Tu m'as tellement manqué. Je pensais plus jamais te voir, c'est peu de le dire. » Oui, aux dernières nouvelles, j'étais aveugle et j'avais envie d'en rire ! J'allais devoir lui expliquer, non pas devoir, mais j'avais envie de retrouver ma complicité avec lui. Même si cela serait différent d'avant, je m'étais tellement attaché à Andrew que c'était devenu on seulement l'amour de ma vie, mais c'était lui, mes souvenirs. Finalement, le passé revenait toujours.





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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Lun 22 Sep - 18:22





Life can be unpredictable.
Hope & Nolan

Il y avait des choses qu'on ne pouvait pas contrôler, des choses qui nous glissait entre les mains et qui nous échappait complètement avec le temps. Nolan n'avait pas eu une enfance difficile, il avait simplement eut une enfance à part. C'était un sorcier et c'était un secret. Il ne pouvait pas dire la vérité ou encore s'ouvrir à qui que ce soit. C'était difficile, mais il savait déjà prendre sur lui et continuer à cacher les choses. C'était pour son bien et pour le bien des autres après tout. Mais il avait trouvé une issu de secours, un moyen de se libérer des mensonges. La famille Crowley était très amis avec la famille Liddell et c'est ainsi que Nolan rencontra Hope. Il y avait quelqu'un à qui il pouvait parler de la magie. Quelqu'un à qui il pouvait se confier sans avoir peur d'être « différent ». Hope le comprenait là où d'autres ne pouvaient guerre apercevoir la réalité. C'était d'un réconfort sans nom et jamais il n'avait réellement pu la remercier pour ça. Il s'était toujours contenté de se poser à ses côtés et de la traiter comme tout le monde, mais surtout, il l'a traité comme la meilleure amie qu'il avait voulu avoir. Il l'avait presque toujours connu aveugle, mais ça n'avait rien changé. Il ne s'arrêtait pas à ça. Il ne s'était jamais arrêté à ça, l'aidant parce qu'il l'aimait et pas parce qu'il avait pitié d'elle. Ils étaient si proche, tellement proche...

Nolan se souvenait parfaitement de chaque instant, chaque découvertes qu'il avait faite avec elle. Déjà à l'époque, ils ne se voyaient pas souvent à cause du père de Hope et de son entrainement, mais Nolan essayait de garder un oeil sur elle. Et puis, Hope s'en alla et Nolan regarda son ombre partir sans pouvoir la retenir. Il s'était souvent demandé comment elle allait, cherchant des informations par le billet de son père qui côtoyait de temps à autre le reste des Liddell, mais rien. Ils avaient coupé les ponts. Les choses avaient finalement continué d'avancer alors qu'eux s'éloignaient l'un de l'autre. Aujourd'hui, Nolan pouvait le ressentir au plus profond de lui-même. Hope était là, mais s'était comme si cela faisait des siècles.

Autant le dire tout de suite, retrouver Hope était un énorme soulagement pour Nolan. Il avait la sensation de perdre tous ceux qu'il avait aimé avec le temps. Le danger actuel que représentait le monde autour de lui avait fait surgir des doutes. Mais cette fois, il savait que Hope était en vie et surtout, qu'elle allait bien. La façon dont elle le regardait lui donnait même des frissons. Elle pouvait voir. C'était fantastique ! Il avait l'impression d'avoir raté tellement dans sa vie qu'il aurait pu pleurer de joie si tout ne semblait pas si irréel. Il fixait Hope, essayant de retrouver dans ses traits d'adulte les traces de l'ado de 17 ans qu'il avait connus.

« Un an et demi, enfin un truc du genre. » Nolan offrir un léger sourire, sentant ses émotions prendre le déçu. Un an et demi et ils ne s'étaient pas revus avant aujourd'hui. Et toujours cette sensation étrange et surprenante du regard d'Hope sur lui. « - Un an et demi... » Il répéta ça comme si c'était une chose incroyable. Il se fichait pas mal qu'elle soit là depuis un moment, au contraire, ça voulait dire qu'elle était revenue et peut-être pour de bon. C'était positif. Soudain, Hope arriva vers lui, le prenant dans ses bras et Nolan se senti tellement léger. Il répondit à son étreinte, tellement heureux, tellement confus. Il sentait la joie remonter en lui comme si l'espoir de revoir Hope avait été réel. « Tu m'as tellement manqué. Je pensais plus jamais te voir, c'est peu de le dire. » Il offrit son plus beau sourire, ressentant exactement la même chose. « - C'est tellement... Tu m'as manqué aussi. » Il essayait de ne pas pleurer, la honte pour un mec quand même ! Il recula légèrement, observa Hope sans la quitter du regard.

« - Tu peux faire une pause ? J'ai tellement à te raconter ! Et je veux que tu me dises tout aussi. » Il aurait aimé lui cuisiner un petit quelque chose, même s'il n'était pas doué. Ou alors manger les bonbons qu'ils achetaient gamins, histoire de. Il marqua une pause, essayant de reprendre le contrôle sur le flot incessant de ses émotions. Pourquoi était-ce si dure de rester calme en pareil circonstance ?

« - Ça fait si longtemps, Hope. J'ai cru que je ne te reverrais jamais et il n'y avait aucun moyen d'avoir de tes nouvelles... J'avais aussi si peur pour toi. Je suis si content de te revoir là, devant-moi. » Non pas qu'il la considérait comme quelqu'un de fragile, mais c'était simplement Nolan. Et Nolan avait tendance à imaginer trop souvent les mauvaises choses. « - Alors ? Comment tu me trouves, j'étais plus mignon gamin, hein ? »

(HJ: pardon du retard. :cryyy: )
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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Lun 22 Sep - 21:59

« Life can be unpredictable. »
It’s such a funny thing, How nothing’s funny when it’s you. You tell ‘em what you mean But they keep whiting in the truth. It’s like a work of art That never gets to see the light. Keep you beneath the stars Won’t let you touch the sky. You’ve got every right, to a beautiful life.







C'était terrible de sentir tous ces souvenirs remontés. J'étais capable, simplement en le voyant lui, de faire ressortir mes souvenirs les plus enfouis. Je me souvenais lui, de son visage et sa voix de gamin et d'adolescent. Je me souvenais de sa famille, et de la mienne. J'étais capable de me souvenir de ces images entre nos deux maisons, de ces moments terribles que je pensais loin de mon esprit. J'étais incapable de tout remettre dans l'ordre, c'était des souvenirs qui abondaient mon esprit comme s'ils n'étaient que des images. J'avais l'impression de revoir toute mon enfance défilée. Mes souvenirs furent cachés durant de nombreuses années, tout simplement parce que cela était plus simple pour moi. En revenant à Mystic Fall, cela comme un premier coup de gong, le second fut la rencontre avec l'homme qui partage actuellement ma vie, ensuite vint le de ma mère pour se finir par le dernier coup qui fut porté par Nolan. Je partageais plus qu'un vulgaire attachement pour lui, ce n'était ni plus ni moins la seule personne qui fut là pour moi dans mes moments difficiles. Pas une seule fois, je n'avais senti de la pitié dans sa voix ou même du dégoût à mon égard. C'était probablement le seul qui était capable de décrocher me faire décrocher un sourire, le seul que je pouvais appeler en larmes pour qu'il vienne me chercher en urgence parce que j'étais malheureuse. Nolan fut là pour moi dans bien des circonstances et je savais à quel point son statut de sorcier fut difficile à soutenir, et j'étais probablement l'une des seules sorcières avec qui, il pouvait librement parler sans risquer de se faire rejeter. Je ne jugeais pas la pratique de la magie noire, blanche ou même de l'expression. Nolan pouvait pratiquer la magie qu'il voulait, c'était le fond de son âme qui m'intéressait et non pas ce que tout le monde acceptait de voir en lui. Moi, je n'avais pas besoin de voir pour le croire.

Revoir Nolan, c'était comme retrouvée une enfance bafouée. En réalité, je ne vivais pas mal d'avoir été malheureuse toutes ces années. Mon bonheur actuel - que cela soit au niveau des amours ou de la vie quotidienne – dépassait totalement mes malheurs de cette époque et je voulais jouir de mon bonheur sans m'en cacher. Je repensais à mon départ précipité, j'avais été dans l'incapacité de lui donner des nouvelles et notre dernière rencontre remontait à mes 17 ans... Je pourrais dire que cela était un terrible souvenir, mais cela se fit du jour au lendemain. Je n'avais réalisé que ne je n'étais loin de chez qu'une fois dans la voiture. L'option des adieux ne fut jamais au programme et même si Nolan avait couru jusque chez moi pour me dire adieu, mon père aurait tout fait pour le faire fuir. Mon paternel ne supportait pas que quelqu'un me tourne autour, alors que Nolan était un sorcier et qu'en plus il était gentil. Mon père avait un problème avec moi, j'avais toujours été un objet et pas sa fille. Il était mort désormais, mais s'il savoir à quel point j'étais décomplexée... il ferait une crise cardiaque. Le pauvre, cela serait dramatique ! En tout cas, j'étais de retour dans cette ville et mon meilleur-ami, lui, était toujours là. C'était fou comme j'avais le don pour ne pas retrouver les gens. Il répéta à son tour le chiffre, en effet, c'était clairement long. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire en coin. C'était ma faute et pas la sienne si nous venions de nous retrouver. Il devait certainement penser que j'étais morte et enterrée depuis des années, fallait pas se voiler la face, j'étais condamnée à mourir jeune à l'époque. Aujourd'hui mon espérance de vie était semblable à celle d'une demoiselle qui abusait des plaisirs sucrés de la vie comme la chantilly ! J'aimais mon espérance de vie.

J'étais câline. C'était probablement dû à mon manque d'affection durant des années avec mon père, mais désormais je profitais des câlins que tout le monde pouvait m'offrir, ou bien j'allais chercher ces derniers. C'était plus souvent la seconde option. Il me demanda alors si je pouvais faire une pause. En réalité, je ne pouvais pas puisque la boutique n'était pas à moi et que je ne pouvais pas laisser ce client tout seul sans la moindre surveillance. Surtout que je ne voulais pas rester seulement cinq minutes à parler avec lui, je voulais savoir comment il allait et comment allait sa vie en générale. Je pouvais voir son visage de près, je pouvais sentir mes mains sur sa peau qui n'était plus aussi douce que celle qu'il avait quand il était gamin, mais il avait toujours ce visage d'homme qu'il avait la dernière fois que nous nous sommes parlés. Il continua en disant qu'il était content de me voir, je pourrais en dire tout autant, mais pour de nombreuses raisons. Entendre la voix d'un ancien ami était une chose, mais voir son visage avait une signification très particulière pour moi.« Je pensais pas avoir la chance de revoir ton visage non plus ! Cela fait du bien de voir un visage familier, enfin un visage que j'aime bien. » Un rire s'échappa alors de mes lèvres lorsqu'il me posa une question sur son physique. Il était tellement différent d'avant, c'était fabuleux de voir comment le temps pouvait faire des miracles. « Tu es toujours mignon, disons que tu as plus de muscle que la dernière fois que j'ai croisée ton regard. » 14 ans. En comptant mon retour dans cette ville, cela faisait désormais 14 ans que je n'avais pas eue la chance de voir son sourire.

J'ai alors détourné le regard vers le monsieur que Nolan avait conseillé précédemment. « Monsieur ? Je vais devoir fermer la boutique, donc je vais encaisser vos articles si cela ne vous dérange pas. » Regardant ensuite Nolan. « Je l'encaisse, je vais chercher mon sac et je ferme la boutique. On aura le temps de parler. » M'éloignant finalement pour encaisser le monsieur que j'allais clairement foutre à la porte. J'avais un regard un peu confus, les yeux humides qui mourraient d'envie de fondre en larmes. « Désolée, promis ça n'arrivera plus. » Le client quitta alors la pièce avec un sourire, il n'était même pas encore dehors que je suis partie vers l'arrière-boutique pour récupérer mon sac et les clés pour fermer la boutique. Une fois mes affaires récupérées, j'ai finalement été dehors pour rejoindre Nolan. « En tout cas, il est clair que tu as plus de muscles que moi. On va où tu veux. » J'avais envie de pleurer, donc oui, je préférais encore utiliser mon humour plutôt de fondre en larmes pour m'excuser de l'avoir fait souffrir, pour quelqu'un comme moi. Pour rien.





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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Mer 24 Sep - 20:59





Life can be unpredictable.
Hope & Nolan

C'était un étrange sentiment qui parcourait Nolan. Il avait la sensation d'avoir retrouvé une partie de lui-même, trop longtemps perdu. Il avait sous les yeux un trésor précieux qu'il pouvait désormais retrouver. Il n'allait pas pouvoir lâcher Hope de si tôt et il le savait. Il y avait un Nolan qui avait attendu ça trop longtemps. Un Nolan qui attendait toujours et qui finalement avait réussi à retrouver celle qu'il attendait. C'était si incroyable de revoir Hope, là, en face de lui ! Si incroyable de la savoir en bonne santé, travaillant dans un endroit aussi posé et sans doute heureuse aussi. Nolan voulait tout savoir, il voulait rattraper ce temps perdu et retrouvé celle à qui il avait toujours tout dit. C'était horrible à l'époque de perdre Hope. Il s'était toujours tourné vers elle quand il en avait besoin et même juste comme ça. Il y avait eu des choses qu'il avait pris l'habitude de faire et qu'il avait dû changer après le départ de la jeune fille. En étant face à elle, tout son passé remontait que une douce mélodie dont il arrivait à se souvenir. Plus il l'observait, plus des images revenaient à lui. Elle était belle, mais ça il l'avait toujours su. Elle n'avait pas perdu cette petite bouille qu'il avait tant apprécié. C'était impossible à contrôler.

C'était comme si son cerveau voulait à tout prix que Nolan se rappel de tout ce qui avait fait sa joie à l'époque. Et de bon moment, il en avait passé. Surtout avec Hope. Elle était la chose la plus précieuse qu'il possédait à l'époque. Il ne restait pas avec elle juste parce qu'elle avait besoin d'être protégé et aidé, non. Il l'aimait, de tout son petit coeur de gamin. A l'époque, le fait d'être un sorcier était difficile pour Nolan. Comprendre comment les choses marchaient, ce n'était pas facile. Le pire restait le fait de cacher son identité aux autres et Nolan avait toujours été quelqu'un de très honnête, aujourd'hui encore d'ailleurs. Alors cacher, ce n'était pas une chose aisée pour lui. Mais Hope était là et elle savait sans doute plus que sur lui que toute sa famille réunie.

Il n'y arrivait pas. Il souriait tellement il était heureux de vivre ce moment. Il aurait pu en vouloir à Hope, car partir sans se dire au revoir, c'est partir en laissant derrière soi des regrets. Mais Nolan s'en fichait. Elle était partie, certes, mais elle était là. Et le passé n'avait pas autant d'importance que le présent. Une fois qu'Hope était dans ses bras, Nolan savait que tout ceci était bel et bien réel. C'était un si agréable moment qu'il espérait ne jamais oublier ce souvenir. Bien entendu il n'avait plus 8 ans pour faire des conneries ou pour rire les pieds dans l'eau près du lac. Mais malgré tout, ils pouvaient se parler, se toucher, se voir. C'était incroyable, Nolan en perdait son vocabulaire.

« Je pensais pas avoir la chance de revoir ton visage non plus ! Cela fait du bien de voir un visage familier, enfin un visage que j'aime bien. » Nolan ria. C'était si bon d'entendre Hope rire. Ce léger rire qui s'était échappé l'avait fait automatiquement rire à son tour. Il avait l'impression de se retrouver dans ces émissions de télé-réalité où des gens se retrouvent des années plus tard. L'émotion est si forte et si incontrôlable. « Tu es toujours mignon, disons que tu as plus de muscle que la dernière fois que j'ai croisée ton regard. » Souriant toujours, Nolan répondit : « - Tu m'étonnes ! » Il ne put s'empêcher de contracter son avant-bras pour voir un peu où il en était. Forcément, la dernière fois qu'elle l'avait vu, c'était un petit môme qui avait la peau sur les os. Maintenant il pouvait la soulever et la faire virevolté juste comme il aurait soulevé un stylo. Bon, c'était pas un homme ultra musclé non-plus, mais il faisait quand même quelques exercices parfois. Assez pour ne pas avoir l'impression de se laisser aller. De toute façon il n'avait jamais vraiment beaucoup de temps libre pour lui-même. Hope se tourna alors vers le client avec qui Nolan avait parlé plus tôt. La jeune femme comptait fermé pour pouvoir parler et se poser avec l'interne en médecine qui ne pouvait clairement pas refuser une telle idée. « - Ça marche ! » Nolan observa alors Hope encaisser le client. C'était plutôt évident qu'elle le foutait à la porte juste pour retrouver quelques moments avec son ami d'enfance, mais le client ne semblait pas dérangé par la perspective des évènements. Nolan était sortie, patient comme toujours. Il faisait partie de Ces personnes pour qui attendre n'était pas un fardeau, au contraire. Il entendit alors la voix de Hope derrière lui et se retournant.

« - Viens chez moi. Je suis sûre que tu vas adorer. » Il lui fit son plus sourire, une idée en tête. « - Tu sais quoi, je vais nous faire les chocolat que ma mère nous faisaient quand tu venais chez moi. Je crois bien que c'est la seule chose que je sais faire sans rien brûler ou casser. » Et le pire c'est qu'il était sérieux. Il savait faire ça et des sandwichs. En dehors, c'est la machine de friandise de l'hôpital qui le nourrissait. Où les pizzas de Bobby. D'ailleurs ce gros fainéant devait sûrement être sortie pour aller bosser. Sauf s'il était encore sur sa console et qu'il n'avait pas vu l'heure, mais le connaissant, Nolan savait que Bobby avait déjà quitté l'appartement. « - J'habite à quelques minutes d'ici, vraiment en centre. Toujours avec Bobby. On devrait penser au mariage lui et moi. » Avant même qu'Hope ne s'en aille, il venait tout juste d'emménager. Hope n'avait sans doute pas vraiment connu Bobby, mais elle savait une chose : déjà à l'époque Bobby et Nolan étaient inséparable. Ce loup-garou n'avait pas connu une enfance facile, mais il avait un optimiste à toute épreuve. Nolan avait 12 ans quand il avait découvert la vérité sur son actuel colocataire. Secret qu'il avait gardé, mais pas avec Hope. A elle, il avait toujours tout raconté.
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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Jeu 25 Sep - 21:33

« Life can be unpredictable.  »
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Un par un, ils finirent par me tourner le dos. Tous les uns après les autres, ils se lassèrent de prendre soin d'une gamine comme moi. Cela pouvait totalement se comprendre, mon statut de non-voyante fut difficile à accepter, mais cela était également difficile pour mes proches de l'époque. Mes amies partirent à tour de rôle, certains en firent le choix de par l'omniprésence de mon père dans ma triste, ou tout simplement de par mon incapacité à me comporter normalement. Nolan fut probablement le seul à rester du début à la fin, même la sœur d'Andrew qui était pourtant ma meilleure amie de l'époque, s'éloigna lentement de moi. C'était difficile de hurler au scandale, avoir une pote aveugle ce n'était pas forcément super et franchement pas pratique. Pourtant, alors que mon caractère devînt difficile, Nolan était resté. Même si je devenais ma maladie et rien de plus, il était toujours là. La seule chose qui fut plus forte que sa volonté : mon déménagement. Ce fut la seule chose qui réussit à le faire lâcher prise, et ce n'était même pas son choix d'ailleurs. Ce n'était pas spécialement le mien non plus d'ailleurs, c'était mon père. Puis la famille de Nolan n'était pas foncièrement facile non plus, enfin ça c'était probablement un préjugé de par la bonne relation que sa famille avait avec mon père. Disons qu'il était rare que j'apprécie les vrais amis de mon père, qui étaient tous des sorciers qui se pensaient supérieurs au monde des mortels. Donc, il serait difficile de replacer la famille de Nolan dans ma tête, je savais que – comme tous les adultes de l'époque – ils faisaient attention que je ne casse rien chez eux. Ils pensaient tous qu'un aveugle était maladroit, mais bien au contraire, au fil du temps un aveugle devenait plus habile que n'importe quel voyant classique. Je n'étais plus aussi adroite que cela fut le cas durant ma cécité, mais à une époque, j'étais capable de me promener dans un magasin de porcelaine sans rien casser. Bon désormais je serais plus comparable à une gamine normale dans un magasin de porcelaine, mais bon. J'aimais bien cette vision de mon moi intérieur. C'était plutôt ironique de ce dire que j'étais devenue maladroite – enfin pas trop non plus – et que désormais je serais capable de casser n'importe quoi sans le vouloir. J'étais à l'origine du meurtre d'un canapé fort admirable, enfin j'étais la cause de ce meurtre, une longue histoire.

Lorsqu'il contracta son bras, je ne pouvais pas m'empêcher de trouver ça drôle. Je n'avais pas l'habitude d'avoir des démonstrations de force autre que par Andy, c'était con, mais pour moi ce n'était pas habituel et pourtant, ce n'était pas choquant. Je connaissais Nolan depuis qu'il était gamin et vice-versa, faut pas croire que quand on était gosse on faisait attention et j'ai probablement déjà été en maillot de bain rose bonbon avec lui dans une piscine, et lui avec un short Batman ou je ne sais pas trop quoi. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire et de me dire que de toute manière, je ferais mieux de cacher mes petits bras. Enfin, c'était probablement mes bras qui avaient le plus de force dans tout mon corps. Je ne pouvais pas m'empêcher de le regarder de haut en bas avec un faux petit regard noir. « J'ai plus de poitrine que toi, tu peux pas faire mieux à ce niveau-là. » Secouant négativement la tête, l'air faussement triste, comme pour m'enfoncer dans ma propre débilitée profonde. Elle encaissa finalement le client, qu'elle invitait cordialement à sortir... donc qui était surtout cordialement invité à bouger son cul de lecteur pour aller lire son foutu livre. J'adorais mon métier, mais là, j'avais surtout envie de profiter de mon meilleur-ami.

Un chocolat chaud ? Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire en me mordant les lèvres et de regarder la librairie. J'avais un sérieux problème dans ma putain de vie : mon lieu de travail était propice aux rencontres masculines, et ces mêmes rencontres conduisaient à un chocolat. Je crois que je dois avoir une étiquette sur le front avec notée « buveuse de chocolat chaud anonyme ». Sérieusement, je trouvais ça flippant qu'on me propose toujours ça. Bon, personne ne pourrait jamais remplacer les chocolats chauds de mon chéri, parce que c'était mon chéri, et que j'étais en droit du harcèlement sexuellement pour avoir une tasse de son chocolat. Je ne pourrais pas en dire autant pour Nolan, au mieux je pourrais faire une tête triste, super. Néanmoins, je ne serais pas capable de refuser un chocolat chaud comme faisait sa mère, même si pour être franche, je serais incapable de me souvenir du goût exact de ce dernier. Je savais que cela ferait remonter des souvenirs, et rien que pour ça je n'étais pas contre cette idée. « Bon, je ne vais pas te cacher que cela me rassure de voir quelqu'un qui cuisine encore plus mal que moi... puis ce n'est pas dans ma nature de refuser une proposition qui comporte un chocolat chaud dans le lot » J'étais une fille naturellement gentille, mais j'aimais beaucoup le sarcasme et l'ironie, mais toujours avec douceur. Puis j'étais nettement moins perverse qu'avant dans la vie quotidienne, je l'étais énormément lorsque j'étais chez moi, mais pas en dehors ! Un petit pas pour Hope, un grand pas pour ma sexualité.

Je ne pouvais pas m'empêcher de laisser des souvenirs resurgir lorsque je marchais à ses côtés. C'était comme revivre une vie, il suffisait que je laisse mes yeux se refermer pour de nouveau sentir sa main dans la mienne, tout simplement pour éviter que je ne me cogne contre un poteau. Je pouvais me souvenir du regard des gens sur moi, de la manière dont je détestais sentir des chuchotements à mon sujet. Il suffisait d'un rien pour faire remonter tout ça. Ensuite, il évoqua son appartement et son colocataire... Boby ? Je me souvenais vaguement de lui, peut-être une ou deux fois sa voix alors que j'allais à son appartement pour la première fois. J'étais tellement transparente à l'époque qu'il serait impossible de dire si son colocataire serait capable de se souvenir de moi. Je souris à sa remarque sur le mariage. M’arrêtant alors à un passage piéton dans l'attente du feu vert, tout simplement parce que j'avais cette habitude qui refusait de partir. « Il paraît que les filles adorent avoir un meilleur-ami gay, si tu veux je te propose le rôle, on pourra parler de chaussures et de robes. Je suis certaine que ça collerait totalement à ton univers. » C'était un gros fake. Dans ma vie, j'avais portée une seule putain de robe. Enfin, non. Deux fois, mais la seconde fois c'était par obligation et non par envie. Je n'étais pas cette fille qui adorait mettre des robes, ou alors c'était pour faire plaisir à quelqu'un et non pas pour sentir que j'étais supérieure à tout le monde avec ma robe hors de prix. « C'est toujours ton ancien appartement ? » J'avais cette mauvaise habitude de toujours faire remonter les vieux souvenirs en revenant dans un lieu déjà visité durant ma période d'aveugle. Même là, en attendant simplement que le feu passe au vert. Je pouvais me souvenir de la fragilité qui se dégageait de moi et de ces lunettes de soleil que je pouvais constamment sentir sur mon nez. Le mouvement de la foule fut mon guide de l'époque, mais pour une fois j'allais pouvoir avancer toute seule. C'était stupide, mais avant, j'avais constamment besoin d'une main pour m'aider. Secouant rapidement la tête avant de finalement continuer à avancer une fois cela possible. « Bon, je suis librairie, je crois que cela coule de source, mais toi ? Tu deviens quoi ? Dans mes souvenirs tu te tournais vers de belles et longues études ! »





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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Lun 1 Déc - 11:32


Retrouver Hope c'était comme retrouver une part de lui-même. C'était peut-être exagéré, peut-être qu'il surévaluait ses sentiments pour la demoiselle, mais c'était ce qu'il ressentait à cet instant précis. Ils avaient beau ne pas savoir grand-chose l'un sur l'autre, pour Nolan il n'y avait rien à apprendre de plus que ce qu'il savait déjà sur la demoiselle. Il avait une image d'elle, une image largement suffisante pour que Nolan lui soit dédié éternellement. En dehors de Danny, il n'y avait eu qu'Hope pour le comprendre. Pour l'écouter et l'apaiser. Personne n'avait un tel pouvoir sur lui, personne. Si elle n'avait pas déménagé, il ne l'aurait probablement jamais lâché. Non, en fait, c'était une certitude, il ne l'aurait jamais abandonnée. Aveugle ou pas, il avait toujours considéré qu'Hope avait le droit d'en vouloir à ce qui lui était tombé dessus. Elle avait le droit de changer vis-à-vis de ce qui lui arrivait et il n'avait pas le droit, lui, de lui en vouloir pour ça. Il s'était promis d'être le genre d'ami qui n'abandonne jamais et il était fier d'avoir réussi à garder cette mentalité. Nolan était fidèle, tendre et généreux. Il ne comprenait pas le principe de se lier à quelqu'un pour une courte durer. Non, à partir du moment où s'attacher à une personne, Nolan considérait ça comme une amitié à longue durée. Il ne faisait pas confiance à beaucoup de monde, aujourd'hui. Surtout depuis la mort de sa mère, ce qui ne l'empêchait pas pour autant à rencontrer de nouvelle personne chaque jour et de prendre part à de nouvelles aventures.

« - Tu m'as eu. » Il ria légèrement, lançant un bref coup d'oeil à sa poitrine à lui - purement masculine. Son sourire était grand, réel. Il n'avait pas été si heureux depuis un moment en fait. Tout lui paraissait si sombre dernièrement. L'humour d'Hope lui faisait du bien. Hope lui faisait du bien. Elle le ramenait à une époque où tout était plus simple et plus facile et où tout n'était pas forcément lié aux vampires et aux gouvernements. Aujourd'hui, Nolan avait l'impression d'être de nouveau quelqu'un de "normal". Quelqu'un qui vivait sa vie sans problème supplémentaire. Il attendit simplement qu'Hope invite le seul client de l'endroit à partir, avant de sortir. Sans attendre, Nolan lui proposa de venir chez lui. Bon, pas sûr que Danny soit ok pour qu'il s'amuse à faire un chocolat chaud dans la cuisine, mais avec un peu de chance Nolan n'allait pas faire trop de bêtises.

« - On devrait prendre des cours alors, histoire d'essayer de s'améliorer un peu. » Ou pas. Avec sa dernière année et son futur travail il savait parfaitement qu'il n'aurait pas vraiment le temps de prendre des cours, encore moins d'avoir un quelconque hobby. Il lui fit signe de le suivre alors, direction son ancien appartement.

« - Haha, génial. Mais j'te vois mal parler vernis à ongle et chouchou. » Il lui offrit un sourire, toujours un peu perturbé de retrouver ce regard. Elle le voyait bon sang ! Elle pouvait désormais voir la façon dont il lui souriait, cette petite étincelle dans le regard. « - Mais J'aurais adoré, vraiment. Le seul problème c'est... et attention, c'est un scoop... je ne suis pas gay. » Le choc ! Non, mais il plaisantait. Ils le savaient, l'un comme l'autre. Il aurait lui dire, là tout de suite, qu'il y avait une fille pour qui il ressentait quelque chose de très fort, mais il n'osait pas. Pas en public, par là ou tout le monde pourrait entendre ce qu'ils disaient et ensuite aller le raconter son père, soucieux de voir son fils épouser une sorcière, comme le veut la tradition. Tradition de merde, oui. Nolan avait peur, il avait peur pour Nadja et pour ce qui risquait de lui arrivait si jamais son père apprenait la vérité. Il garda pour lui ce sentiment d'inquiétude et tenta de se concentrer sur la jolie Quinn qui était à ses côtés, après toutes ces années. « - Oui, c'est le même appartement. Mon petit jardin privé a grandement grandi par contre. Rien à voir avec ce que je faisais à l'époque. » La passion de Nolan pour les plantes. À lui seul il s'était lancé là-dedans. Sa passion pour faire le bien et sauver les gens autour de lui était légendaire à force. Quinn le savait très bien, elle l'avait écouté parler sur le sujet de nombreuses fois.

« - Et j'y suis resté dans les belles et longues études. » Ils avancèrent, Nolan guidant Quinn vers son appartement qui n'était plus très loin. « - Mon dernier examen n'est plus très loin. Je stress un peu en ce moment, mais je suis pas allé si loin pour échouer maintenant. » Il marqua une pause, réfléchissant un peu. « - Mon père continu de me faire croire que c'est une mauvaise chose, que je ne devrais pas être si proche du « danger ». Je suis à ça de faire le métier que je veux, à ça, et j'ai l'impression qu'il va tout faire pour m'en empêcher. C'est rageant de savoir qu'après tout ce temps, il n'a pas compris qui j'étais. » Il s'arrêtant devant une porte, sortant une clef.

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MessageSujet: Re: “ Life can be unpredictable. ”   Mer 24 Déc - 19:23

« Life can be unpredictable.  »
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Certains étaient des accros à la drogue, moi c'était aux gens. J'avais besoin des autres, plus que tout au monde. Besoin d'eux dans ma vie et d'être présente dans celle des autres, cela marchait dans les deux sens. Je ne voyais en aucun cas cette dépendance comme un mal, j'étais droguée à l'amour, whaou le drame de ma petite vie d'ancienne aveugle blonde ! Un dicton disait – encore un truc de philosophie que je ne comprenais pas – que le mal c'était les autres, mais ils étaient aussi le bien. Je ne voyais pas mon entourage comme un danger pour ma propre vie, mais plutôt comme une solution pour avancer et être heureuse. Nolan était particulier, parce qu'il appartenait aussi à mon passé que je fuyais depuis des années, sans m'en cacher, mais que je fuyais tout de même ! Nolan était la seule chose que je pouvais sauver, et que je voulais, sauver du lot. Il était cette relation vieille relation, que personne ne pourrait remplacer et qui irait jusqu'au bout, c'est-à-dire la mort du premier. C'était atroce dit comme ça, mais je trouvais ça poétique ! Nolan était ce mec, particulier qui m'accompagnait depuis ma plus tendre enfance et qui me traita toujours avec respect. C'était rare de trouver des mecs gentils ? Moi tous les mecs étaient gentils avec moi, pourtant je ne trouvais pas particulièrement que les Sweet et les t-shirts de mon copain me rendaient sexy... mais bon. Mon bon fond naturel ? Peut-être. Je m'en foutais, j'étais heureuse comme ça et je comptais les gens de confiance sur mes deux mains, et Nolan rentrait dans cette catégorie malgré ces longues années d'absence.

Comparer ma poitrine et la sienne, c'était merdique, mais c'était une idée comme une autre ! Je n'allais pas m'amuser à comparer sa musculature à la mienne, parce que je savais que j'avais la force d'un chaton – sauf quand je voulais vraiment un truc. Je me suis alors contentée d'un sourire jusqu'aux oreilles et lorsqu'il me proposa de venir chez lui... j'acceptais. J'avais connu l'appartement, mais cela remontait à loin et je me souvenais de quelques détails, comme la taille des pièces, mais en aucun cas de la décoration que je n'avais jamais admiré, car oui, j'étais aveugle à cette époque. Enfin bref, la conversation n'était pas déprimante alors il était hors de question de penser à la déprime ! Son idée de prendre des cours de cuisine n'était pas totalement conne, parce que j'avais sincèrement besoin d'en prendre. « Je préfère manger, plutôt que cuisiner, donc je crois qu'on va s'en sortir sans prendre des cours. » Sincèrement, j'aimais manger et je n'aimais pas cuisiner. Je n'aimais pas le sport, mais j'aimais manger. Je n'aimais pas les régimes et je n'en avais pas besoin. La bouffe et moi c'était une longue histoire d'amour, et j'adorais toujours autant ça au fil des ans.

Je rigolais en m'imaginant assise sur une chaise en train de parler vernis avec un groupe de pétasses. Je haussais légèrement la tête en entrouvrant la bouche en imaginant la scène qui me donnait des envies de meurtre rien que d'y penser. Lui, il avait l'air d'aller bien, cela se sentait à son sourire. Ce sourire que je pouvais enfin regarder, ce visage que je pouvais enfin regarder et non plus seulement toucher. J'étais enfin capable de voir la couleur de ses yeux ou même de sa peau et non plus seulement l'imaginer. Ouvrant grand la bouche et écarquillant les yeux lorsqu'il m'annonça... qu'il n'était pas gay ! Restant un instant silencieuse et immobile en plaçant une main sur ma poitrine, l'air faussement outré. « Tu m'as caché ton hétérosexualité ? Mais je ne vais pas m'en remettre moi ! » Reprenant finalement un visage normal en coin en laissant de nouveau tomber mon bras le long de mon corps. « Finalement je vais m'en remettre. » Il fut toujours évident que Nolan n'était pas gay. Il avait ce petit côté chou, mais il n'avait jamais laissé présagé son homosexualité et je n'avais jamais pensé qu'il l'était. J'étais pour la liberté sexuelle, après tout ce qui se passait dans le lit du voisin ne me regardait pas. Nolan pourrait être n'importe quoi que cela ne changerait rien à ma vie ou à la vision que j'avais de lui. Puis... Il n'était pas moche à regarder mon meilleur-ami d'enfance, donc ça devait pas être trop difficile de se trouver une copine !

Se remarque sur le jardin privé me fit sourire, parce que cela me faisait penser à son jardin secret. Pendant longtemps, Nolan fut le mien. C'était le seul moment où j'étais apte à parler librement sans risquer de me faire engueuler par mon paternel comme une vieille merde parce que j'osais parler librement. Pour mon ami, c'était au sens premier et au second, parce qu'il adorait la nature et les plantes. Son côté sorcier devait probablement jouer, moi j'étais une sorcière et pourtant j'étais nulle avec les plantes. « Je vais enfin pouvoir profiter de la vue alors.  » C'était ma petite blagounette d'ancienne aveugle ! Souriant légèrement en repensant à tout ce que j'avais loupé, parce que j'étais incapable de décrire un paysage avec précision. Généralement, je donnais des informations que personne ne pouvait trouver, mais désormais j'étais enfin capable de comprendre que ce monde était beau.


Nolan avait toujours été quelqu'un qui avait vu grand. Il avait toujours été ambitieux et il avait toujours fait de son mieux pour devenir ce qu'il voulait et non pas ce que le monde voulait faire de lui. C'était peut-être ça la plus grande différence entre lui moi durant notre enfance : le monde m'avait dévoré, alors que Nolan avait lutté contre ce dernier. Son anecdote sur son père me rappela alors que oui, son contexte familial fut bien plus compliqué qu'il ne le laissait paraître. Déplaçant alors mon regard de manière alternative entre ses mains et les clés et son visage alors que j'entendais des mots sortir du fin fond de son être. Souriant en coin alors, avant de finalement placer mes deux mains sur le visage de Nolan délicatement pour le faire se tourner vers moi. Je restais un instant silencieuse, en souriant en coin en repensant à tout ce que j'avais loupé durant autant d'années. « Ce n'est pas mauvais. » Déplaçant mes yeux un peu partout sur son visage de manière enfantine. « Ce que tu feras après tes études, ce n'est pas rien. Un médecin peut sauver une vie, il peut aider à se reconstruire et faire bien plus que faire repartir un cœur au bord de l'arrêt. » Je parlais en connaissance de cause, mais vraiment, je pouvais détester les hôpitaux, mais jamais les médecins. « Tu vas faire le bien, alors ne laisse pas quelqu'un te dire que c'est mal. Il ne comprendra jamais Nolan, mais qu'importe si le monde ne comprend pas qui tu es, si toi tu le sais. » Souriant en coin en repensant à avant et en retirant mes mains. « Joli visage monsieur Crowley, je l'imaginais comme ça, enfin un truc dans le style. »





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ps: encore désolé du retard :honte:
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