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 Walk with me to the forest of denial …

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MessageSujet: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 2:34

All alone, even when I was a child, I've always known there was something to be frightened of…

Nous sommes issus de la nature, elle nous entoure, elle nous a donné vie et nous continuons à dépendre d’elle peu importe le niveau de développement que nous avons atteint.
Certains se considèrent comme des ennemis de la nature, ils trouvent que c’est un milieu hostile. Ne parlons pas des jeunes filles qui redoutent les insectes, les traitant de sales bestioles.
Pour moi, tout cela n’est qu’équilibre.  Même les vampires. Comme pour les araignées qui nous débarrassent des mouches, ces derniers nous débarrassent de la surpopulation. Mais que suis-je en train de dire ? C’est tout à fait faux.  Où sont passés mes instincts de futur médecin ? Oh mon Dieu, quelles sont ces pensées qui envahissent mon esprit tout à coup ?...

Lost but now I am found, I can see but once I was blind …

C’est pour cela que j’aime la forêt. Je me sens comme rapproché de Mère Nature. Je la sens en train de me serrer dans ses bras, me protégeant de l’horrible impact qu’a eu la race humaine sur elle …
Ce soir, après une longue garde à l’hôpital, je me sentais résidé par la mélancolie plutôt que par le sommeil qui se devrait d’être dans un moment pareil, hanté par des souvenirs qui ne voulaient pas se dissiper. Pour me relaxer donc, je décidais d’aller rechercher le confort chez elle, qui était toujours là pour moi quand personne d’autre ne le pouvait vraiment.
Il fait froid, et j’avais oublié ma jaquette dans mon casier. Mais pourtant, j’y étais assez indifférent. Tout ce qui m’importait, c’était de me débarrasser de ce sentiment de vide, qui revenait par vagues de temps à autre, ces vagues étant de plus en plus immenses…

Come into my life, I'll open the door, come into my life, I have so much love to give you…

Les bois m’accueillirent comme à leur accoutumée avec leurs différents sons, sons que je trouvais fascinants et incroyablement reposants. Je me mis en chemin vers mon arbre habituel, qui me permettait une fois que je reposais ma tête contre son tronc, d’oublier tout et de me concentrer sur ce qui est à venir. Les médias nous conseillaient de redoubler de prudence avec les vampires, car même avec l’existence des banques de sang pour eux, il y avait toujours de très grands risques. Moi, en ce moment même, je suis en train de transgresser toutes les règles possibles malgré mon habituelle prévoyance : je suis dans la forêt, la nuit, tout seul. Si mes parents me voyaient, j’aurais droit à toutes les insultes possibles. Mais l’attirance que j’éprouvais vis-à-vis de cet endroit dépassait ma raison. Le voilà devant mes yeux, ce lieu où la sagesse et les diverses réflexions envahissaient mon esprit. Je m’assis sur mon cartable puis j’appuyai délicatement mon crâne contre son buste.
Que ne donnerai-je pour rester éternellement dans cet instant de paix … Mais bien sûr, ça ne pouvait pas durer puisque mon téléphone décida de sonner.  Ma mère, encore inquiète pour moi … Je ne suis pas supposé lui en vouloir, mais en ce moment, je n’avais pas spécialement envie de lui parler.
Après avoir raccroché, j’essayai de reconquérir le laps de tranquillité que je vivais il y a 2 minutes, quand tout à coup, un bruit dans un buisson très proche me perturba. C’était un bruit pas très commun, comme si c’était quelque chose de lourd … Ou quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 5:11


Aiden avait prévu sa petite escapade depuis un bout de temps déjà. Il la prévoyait chaque mois ; deux jours avant la pleine lune tant redoutée, il se rendait dans la forêt, ses sens canins plus développés que jamais. Il sentait tout avec force et entendait le moindre bruissement de feuilles. Il sentait le loup en lui grimper à une vitesse folle... Et comme à chaque fois, cela lui faisait peur, et il venait se cacher dans cette forêt sombre.

Il n'y avait jamais croisé personne ; à peine quelques animaux, peut être un ou deux randonneurs. Enfin, tant mieux... Parce que la nervosité chez Aiden faisait encore un peu plus ressortir son côté sauvage et animal. Il détestait perdre cette part d'humanité qui caractérisait le jeune loup-garou.

Le grand brun avança avec facilité entre les arbres, malgré la noirceur de la nuit et les nombreux obstacles. Il était nyctalope après tout. Le froid ne le dérangeait pas plus que cela, malgré la pauvre chemise blanche qui couvrait son torse et ses épaules, et le pauvre jeans usé qui lui servait de pantalon. Clairement, il n'avait rien de classe... Mais il ne cherchait pas à être classe. Il était simplement dans son élément, tout instinct dehors.

Et justement, en parlant d'instinct... On aurait juré avoir vu ses oreilles bougés comme celles des chiens quand une sonnerie résonna au loin. Pour un humain normal, le bruit aurait été à peine perceptible, comme étouffé par l'éloignement, mais Aiden entendait presque parfaitement le bruit, et put presque dire d'où il venait à quelques mètres près.
Le plus silencieusement du monde, le grand brun avança vers la source du bruit. Quelques minutes plus tard, ses yeux canins se fixèrent sur ce qui semblait être un humain contre un arbre. Pendant une fraction de seconde, il se demanda ce que pouvait faire un humain à une heure pareille dans une forêt, alors que l’existence des vampires avait été révélée... Un suicidaire peut être ?

La solution se fit d'elle-même dans sa tête. Mais comme excuse, il faut dire que son cerveau tournait doucement mais surement au cerveau de loup... Seul la conservation comptait en cette instant. Oui, Aiden pensait maintenant que le blond était un prédateur. Vampire ou Originel, il ne savait pas mais se méfia. Il ne cherchait en aucun cas à se battre, mais une présence étrangère sur ce qui rapprochait le plus de son "territoire" après son appartement le rendait nerveux.

Aiden fit un peu un peu trop bruyant, qui se répercuta dans le silence de la forêt. Ce fut comme si le temps c'était figé. Il c'était passé des secondes, peut être des minutes avant que le grand brun ne fasse le moindre mouvement.
Il retint un grognement animal, ainsi qu'un gémissement plaintif. Il savait très bien que l'humanoïde blond l'avait entendu, il sentait la perturbation que cela avait engendré.

La nuit était sombre, mais le jeune loup-garou se mit sans le savoir dans un des seuls vaisseaux de lune qui traversait les arbres et leurs feuilles.
Ses cheveux bruns étaient ébouriffés, lui donnant l'air un peu plus sauvage encore et son corps était dans cette position courbé qu'ont les chiens qui se méfient. Il était autant près à se battre qu'à fuir.

Sa voix s'éleva dans cette forêt sombre. Elle était lente mais parfaitement humaine, quoi qu'un peu plus rauque qu'à la normale :
"Qu'est-ce que vous faites là à une heure pareille ?"
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 16:52

You better be careful what you do to me because somebody might do it to you…

Renonçant à toute prudence, je décidai de demander qui était à l’origine de ce bruit quand tout à coup, il se révéla par lui-même. Et quelle apparition ! Des cheveux assez longs, dépeignés, lui conférant cet air de Tarzan moderne. Un visage qui se voulait agressif, destiné à intimider ses éventuels interlocuteurs. Un torse musclé, athlétique qui se dessinait sous les fins pans d’une chemise. Rien à dire, le seul mot pouvant qualifier cette personne était «IMMENSE » !
Il avait un air machinalement bestial mais je pouvais, malgré son évidente puissance, deviner que ça n’allait pas, on dirait qu’il se sentait très mal dans sa peau, comme incommodé par quelque chose sur laquelle je n’arrivais pas à mettre le doigt. Je lui trouvais également un air méfiant, comme si j’étais une menace, mais c’était compréhensible avec l’attrait qu’avait notre ville pour les suceurs de sang.

Ask me, I won’t say no, how could I ? …

Il finit par me poser une question classique, dépourvue d’indiscrétion : « Qu’est ce que vous faites là à une heure pareille ? »
Une voix virile, nonchalante, rauque qui me déstabilisa grandement, comme s’il allait m’attaquer si je donnais la mauvaise réponse. Serait-il possible qu’il soit lui-même l’un des leurs ?
Ne voulant pas qu’il prenne un retard pour un danger, je m’appliquai à répondre avec la plus petite quantité d’excitation dans ma voix : « Je profite de la nature, de ses paysages, de son calme, mais on peut dire qu’il a été troublé par vous. »
J’esquissai un sourire qui se voulait rassurant, un sourire qu’on disait celui d’un médecin, ce qui me faisait toujours plaisir, bien évidemment.

I am affected by the warmth, a change of tone, an unusual sound…

Du tac au tac, je poursuivis : « Puis-je vous poser la même question à mon tour ? Et aussi, permettez moi de vous dire que vous avez l’air bien mal au point, quelque chose ne va pas ?»
Enfin, la description que je cherchais s’imposa à moi : on dirait un loup, effrayant, cherchant à préserver son terroir ! Mais en même temps, c’en était un qu’on voulait choyer, secourir, aimer …
Comme la pipelette que je suis, je posai une autre question plus nerveuse que les précédentes : « Puis-je vous être d’une quelconque aide ? Parce qu’on dirait que vous en avez vraiment besoin. »
Désormais, des sentiments contradictoires m’assaillaient. D’un côté, j’avais peur de perdre la vie ce soir même à cause de ma stupide intrépidité, et donc une incontestable envie de prendre mes jambes à mon cou, d’un autre, l’excitation prenait le relais. Je voulais connaître ce personnage, je voulais savoir qui il était, et plus essentiellement encore, mon désir était de savoir ce qu’il est.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 18:00



La menace humanoïde le fixa, surement pendant une bonne minute, comme pour faire état de la situation. Trop perdu dans sa peau et ses instincts, Aiden n'avait même pas vu qu'il c'était révélé à la lumière blafarde de la lune et qu'il était particulièrement imposant, et qu'il faisait aussi surement peur. Mais ce n'était clairement pas le pire de ses soucis. Cela n'en faisait même pas partit à vrai dire. Il attendait juste une réponse claire et précise à sa question. Pour savoir ce qu'il devait faire.

La voix du blond contenait un peu d'excitation, ce qui était bizarre si le jeune homme était un vampire. Cependant, la fin de la réponse ne lui plut pas plus que cela. On aurait presque dit une menace... Enfin, en ce moment, un bruissement de feuille trop fort était une menace pour sa survie.
Le sourire qui suivit sa phrase lui fit par contre bizarre. C'était comme un sourire rassurant, le même qu'il adressait aux personnes incroyablement inquiètes qui amenaient leur animal blessé et/ou malade à son cabinet. Ce sourire bien trop humain.

Il ne put cependant pas réfléchir plus, car le blondinet lui reposa directement une question. Il semblait drôlement bavard en plus, le bougre ! Le cerveau mi-humain, mi-animal d'Aiden eut du mal à traiter toutes les informations, et quand enfin il réussit, et qu'enfin il allait ouvrir la bouche pour répondre, ce fut le blond qui lui posa encore une question.

Aiden sentait les sentiments qui secouaient l'homme. La peur, l'envie de fuir. L'envie de savoir, aussi, entre tout ça. Peut être que ce n'était pas un vampire après tout. Mais on n'est jamais trop prudent, comme disait sa grand mère ! Alors le grand brun resta méfiant, même lorsqu'il ouvrit la bouche :
"Je viens me promener, je profite de la nature tout comme vous. Mais votre... Téléphone m'a perturbé. Il prit le temps de souffler doucement avant de continuer sa réponse. Je vais bien. Parfaitement bien.."

Le jeune homme était véritablement un mauvais menteur. Mais il refusait de laisser une quelconque menace l'approcher. Il n'allait pas bien ? Non, clairement pas. Il avait envie de dire "Hey, tu veux savoir pourquoi je vais pas bien ? Parce que dans deux jours je vais peut être te manger. Et parce qu'avant, j'aurais eu à subir les pires douleurs du monde." Mais il se tut, et ne laissa presque rien passer. En fait, il était comme un animal blessé, méfiant et agressif, mais qui ne veut qu'une chose : un peu de tendresse.

Oui, c'est totalement idiot, mais particulièrement vrai. Ça n'a rien de virile non plus, mais Aiden rêvait juste de pouvoir s'abandonner à ce côté animal.
Le grand brun releva la tête et fit un pas en arrière :
"Non. Non on ne peut rien faire pour moi."

Il ne fallait pas que l'homme l'approche, sinon il n'allait pas réellement pouvoir se retenir...
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 19:45

I can help, it would sure do me good to do you good ...

"Non. Non on ne peut rien faire pour moi."
Ces mots me glacèrent le sang, comme si la personne qui me faisait face était confrontée à ses propres démons, que je ne peux pas comprendre ou distinguer. D'abord il dit que tout va bien, après il se comporte comme s'il était hanté par un quelconque fantôme.
Dans une certaine mesure, je comprenais l'idée que personne ne puisse lui porter secours, étant moi-même dans certains cas proie à ce sentiment où je me sentais tellement mal qu'il n'y avait aucun individu dans le monde pour me faire sentir mieux.
J'aimerais tellement savoir quoi faire, sachant pertinemment que dans ces cas-là, je préférais qu'on me laisse tranquille. Mais il y avait quelque chose
chez lui qui ... m'attirait sans que je ne le comprenne.

He walks, you say sit down it's just a talk, he smiles politely back at you, you stare politely right on through ...

Je me relevai de ma position assise que je gardais par nervosité et adoptai un air calme qui se voulait bienveillant.
Je souhaitais l'aider, le protéger, sentiment qui dure depuis le tout premier regard que j'ai posé sur lui. J'aspirais à m'approcher de lui, à le serrer contre moi, mais je sentais qu'en ce moment, ce serait trop osé, même pour moi. Après tout, je ne le connaissais même pas,  qu'est ce qui me prend au juste ?!
Au lieu de cela, je décidai d'essayer de trouver les mots pour l'apaiser : "Vous savez, parfois, en parler à quelqu'un qu'on ne connait pas et qu'on ne reverra pas,ça peut être libérateur. Et puisque je suis là, je vous invite vraiment à vous ouvrir à moi, ça ne me dérange absolument pas, bien au contraire. On m'a d'ailleurs toujours dit que mon écoute était légendaire, parce que quand les gens parlent, je fais attention."
Et pour répondre à son pas en arrière, j'en fis deux en avant.

I just wanna let you know inside what I'm feeling ...

Je guettai sa réaction à mes mots et à mon geste. Au fond de moi-même, je regrettai d'avoir proféré que j'étais sûrement une personne qu'il ne reverra jamais alors qu'au contraire, je voudrais qu'on se rencontre tous les jours. C'est tout moi ça d'être attiré par l’inaccessible mais je ne comprenais pas pourquoi je me sentais "noyé" quand je  le regardais, comme si je redoutais de respirer, comme s'il allait disparaître d'un moment à l'autre. Et je ne voulais pas qu'il le fasse.
C'était mon rêve éveillé, et je n'avais pas de honte à l'admettre. Il y avait quelque chose en lui qui me faisait tout oublier, et je me demandais si ce n'était pas ça que je recherchais depuis des années, si ce n'était pas ça que j'attendais après mon premier échec en amour. Un remède à mes vieilles cicatrices.
"Au pire, je voudrais connaître ton nom déjà, ça me ferait plaisir."
Je gardai mon sourire débile, espérant qu'il apporte un semblant de soutien au brun.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 20:44



Aiden ne put retenir un grognement animal quand l'homme bougea, pour se redresser. Il posa cependant une main sur sa bouche à se son... Vraiment, il perdait de plus en plus son humanité. Il n'allait pas se "transformer" se soir, encore heureux que ce n'était pas la pleine lune, mais déjà maintenant sa manière d'être était nettement plus sauvage, nettement plus animale, tout simplement. Il ressemblait à s'en m'éprendre à un loup, agressif. Autant avec sa position, que par sa tête aux traits durs, à ses yeux canins et les bruits qu'il lâchait. Il était particulièrement sensible à la pleine lune, surement plus que les autres loups-garou, et se maudissait pour ça... Mais, malheureusement, on ne pouvait rien y faire.

Il écouta le blond parler, et ses muscles se relâchèrent sans même qu'il ne s'en rend compte. Il n'était pas totalement détendu, et cela se sentait encore un peu, mais il avait déjà l'air moins sur la défensive. Et pendant que l'humanoïde parlait -c'est qu'il parlait beaucoup..-, le grand brun se permit de mieux le regarder. Un blond. C'est à peu près la seule chose qui le marqua ; le fait qu'il ai pas l'air petit aussi. En tout cas, pas beaucoup plus petit que lui... Lui qui avait l'habitude de faire deux têtes de plus que tout le monde. Et puis... Non. On ne dit pas ça. Aiden ne le dit pas, mais pensa fortement que le jeune homme -il avait l'air plus jeune que lui- était pas mal, dans son genre.

Ledit blond fit alors deux pas en avant, quand il eut finit de parler. Aiden se recrispa un peu, et attendit quelques secondes, pour voir si ce n'était pas une tentative pour lui grignoter la gorge... Mais les deux pas furent les seules gestes. Il eut encore un petit moment de flottement, pendant lequel l'homme en profita pour -encore- parler.

Aiden ne voulut rien répondre aux premières phrases mais... Son nom ? Sérieux ? Ce type rencontrait une espèce de sauvage dans les bois, demandait de parler de ses soucis avant de lui demander... Son nom ? Le grand brun hocha cependant la tête avant de toussoter, tentant de retrouver sa voix normale, moins rauque :
"Je m'appelle Aiden. Et... Le jeune homme hésita un instant. Et toi ?"

Il soupira lourdement, passa une main dans ses cheveux pour les tirer en arrière, et ce fut comme si ces gestes, simplement humains, lui rendaient un semblant d'humanité. Il hocha la tête un instant :
"Mes problèmes ne sont pas racontables... Ils ne sont déjà pas croyables alors bon."

Aiden ne bougea cependant de sa place, à encore quelques pas du blond. Il le préservait, tout simplement. Le grand brun n'avait pas encore totalement retrouvé son humanité, et ne la retrouverait qu'une fois le soleil chassant la lune de son trône étoilé.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 21:33

I’ll write your name across the sky, and take away the stars because you already light up the night …

Aiden … Rien que mettre un nom sur la personne était sensationnel. Alors en plus, un qui est aussi joli…  Je sais que mon cœur ne pourra s’empêcher de battre dorénavant au son de ces syllabes.
Il avait l’être beaucoup plus relaxé, comme si mes mots avaient eu l’effet escompté, ce qui ne manqua pas de me combler ! Quand il se passa la main dans ses cheveux en bataille, j’eus l’irrémédiable fantaisie d’être la main… Ces pensées limite érotiques me troublaient assez mais ne me dérangeaient pas tellement… C’était comme une sorte de découverte de soi qui jusque là m’accordait une satisfaction démesurée. Que je puisse autant attiré par un membre du même sexe n’a jamais été envisageable. Il est vrai que dans les vestiaires de la piscine par exemple, des petits coups d’œil étaient fatidiques, mais que je prenne le temps de considérer la personne, de remarquer le moindre de ses gestes, de trembler en imaginant les sensations que pouvaient me procurer son toucher …

Suddenly the moment's here, I embrace my fears, all that I have been carrying all these years… Do I risk it all? Come this far just to fall?...

"Mes problèmes ne sont pas racontables... Ils ne sont déjà pas croyables alors bon."
Le jeune brun était décidément déterminé à rester un perpétuel mystère pour moi. Je voulais absolument tout savoir de lui sans savoir comment procéder. Ça a toujours été le cas avec les garçons, j’avais cette espèce d’handicap à communiquer avec eux, comme s’ils faisaient partie d’un autre monde, alors qu’avec les filles, c’était tellement simple. À plusieurs reprises, on m’avait conseillé l’honnêteté avec les représentants du genre masculin, mais ça ne marchait jamais.
Par contre, pour le coup, je sentais que j’avais beaucoup à gagner et rien à perdre. Enfin si, je savais que perdre cette personne, même après ce très court dialogue, me laisserait un goût amer, comme l’impression d’être passé à côté d’un truc exceptionnel.
Alors je décidai de faire ce qui serait soit le choix le plus stupide dans ce concours de circonstances, soit une idée de pur génie. Appréhendant le moment, je me résolus à m’accorder quelques minutes de silence avant de finalement poser la question suprême : « Tu es un vampire et tu es en train de te retenir pour ne pas me bouffer tout cru, c’est ça ?! »
Bien sûr, mon humour très inapproprié est revenu au galop… Ce n’était pas du tout la formulation que je voulais transmettre, mais je n’y peux rien, ma spontanéité a repris le dessus sur ma réflexion. Je ne suis qu’un idiot. Et en plus de ça, j’affichais toujours ce sourire débile – indélébile sur mon visage même après avoir commis cette gaffe monumentale.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Dim 2 Mar - 23:33



Il eut un petit silence, qu'Aiden comprit parfaitement. Il ne les aidait pas. Le brun se rendit compte qu'il aurait pu simplement s'en aller, partir en laissant le blond là, seul dans les bois. Mais... Non. Il était resté, et avait même commencé à parler avec cette "menace" qui ne l’inquiétait plus tellement. Et c'était d'autant plus bizarre qu'il restait encore là, même si à quelques pas de distances.

Au bout de quelques minutes de silences et de réflexions, le plus jeune décida d'enfin briser les tensions... Lui qui était si bavard, cela ne l'étonnait pas à vrai dire !
Enfin... Si. La phrase qu'il sortit l'étonna. A vrai dire, il lâcha même un petit rire rauque. Lui ? Un Vampire ? Il avait sérieusement la tête d'un suceur de sang ? Quoi que, la réflexion fut aussi logique que la sienne. Il était un homme seul, la nuit dans la forêt. Il était en fait le plus suspect des deux, sauvage et animal comme il était.

Aiden calma son rire et toussa encore une fois, comme gêné d'avoir réagit comme cela. Et le blond qui gardait son sourire... Il secoua doucement la tête :
"J'ai une tête de vampire ? Non. Cette partie là de ta phrase est fausse. "

Le grand brun pensait avoir retrouvé un peu plus encore de son humanité, jusqu'à ce que le blond fasse encore deux pas en avant, vers lui. Chassez la bête, elle revient au galop ! Que disaient certains. Et bien chez lui, c'était son instinct.
Un grognement animal s'échappa du fond de sa gorge, alors que rapidement, peut être trop rapidement, il s'avança pour plaquer le blond à l'arbre derrière lui. Il avait prit les deux pas de trop pour une menace, presque comme une attaque, et il n'était pas homme à ne pas réagir. Ses sens animaux lui avaient alors demandés d'immobiliser la menace.

Aiden ne bougea pas, un léger grognement, comme constant, sortant encore de sa gorge. Son nez si sensible passa près de la gorge de... L'humain. Il pouvait le sentir d'ici. Oui, le blond était bel et bien humain. Il ne bougea plus pendant quelques minutes, comme suspendu. Malgré le fait qu'il soit maintenant certain que se soit un humain, son instinct plus... Sauvage refusait de le lâcher.
Son nez frôla la peau si sensible de l'humain et il huma longuement l'odeur de l'homme.

Sa voix était nettement plus rauque alors qu'il chuchota, son souffle incroyablement chaud se répercutant contre la peau fraiche de l'humain :
"Tu ne m'as pas répondu, beau blond... Tu t'appelles comment ?"

Ah parce que oui. Le côté sauvage d'Aiden ressortait aussi dans les aspects plus... Physique. Après tout, c'était un tactile, et pas pour rien... Étrangement, sentir la peau de l'humain aussi proche de lui donnait au brun des envies animales. Et part là, qu'on soit claire, nous entendons deux choses : se coller à lui et demander des caresses comme un adorable chien, et d'autres envies plus basses que la ceinture.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Lun 3 Mar - 0:14

Let me be who I am, let me be naïve, don’t laught at me, it’s making me cry…

Il est en train de rire. Un petit rire rauque, et extrêmement mâle.
« J'ai une tête de vampire ? Non. Cette partie là de ta phrase est fausse. »
Cette remarque me fit avancer de deux autres pas sans m’en rendre compte. Moi qui croyais avoir déjà commis l’erreur de la soirée, je n’avais aucune idée… Rapide comme l’éclair, le brun aux gros bras se retrouva devant moi en grondant telle une bête enragée. J’eus à peine le temps de sentir son souffle sur ma peau que je sentis le mien me quitter brusquement lorsqu’il me plaqua brutalement contre mon arbre fétiche. Malgré le fait que je devrais me sentir malmené, presque attaqué, je ne ressentais aucune peur, j’étais plutôt… excité.

Tell me your name, tell me your story, because I’m into it, running through life like a misfit…

"Tu ne m'as pas répondu, beau blond... Tu t'appelles comment ?"
Ces mots sortirent de ses lèvres comme une douce brise tiède, mais ce qui bouillait, c’était mon sang.
Je voulais lui donner mon nom, et qu’il le dise lui-même, qu’il le répète jusqu’à la fin du temps, que je sente son expiration contre mon épiderme quand sa bouche le prononcera.
« Je m’appelle Toby… Et notre proximité me gêne un peu. Relaxe, je ne suis pas un risque, je suis même inoffensif. »
Je n’en pensais rien, mais j’avais peur qu’à force, je ne pourrais résister à l’envie de plaquer cette même gueule que je viens d’ouvrir pour dire une bêtise pareille contre son cou de taureau.

Mercy please, I’m on my knees, you’re my temptation, go away, just go away, my dark sensation …

J’attendis en vain qu’il se dégage. Plus le temps passait, plus je me sentais devenir faible. J’avais l’impression que cela faisait une éternité que je regardais sa pilosité faciale, qui s’étendait jusqu’à sa nuque. Je n’avais jamais expérimenté une chose pareille avant. Ni avec une fille, ni avec un garçon. Avec ça, mon quotidien serait nettement moins ennuyeux, ça c’est sûr. Enfin, avec mon internat, il ne l’est pas du tout, mais mes nuits auraient besoin d’événements pareils. Mais que suis-je en train de dire ? C’est un parfait inconnu qui est en train de m’agresser en plus ! Je suis en train de perdre les pédales. Décidé à ne pas céder, je le poussai délicatement, comme pour ne pas attiser sa colère.
« Qu’est ce que tu es au juste ? Un loup-garou ? La pleine lune est dans deux jours, vieux ! »
Ah ben bravo, hein, voilà que je sors une blague pourrie. Genre, les vampires existent, les loups garou aussi. Très intelligent tout ça, mais bon peut être que ça pourra le dérider au moins, pour qu’il se sente moins piégé.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Lun 3 Mar - 0:58



Aiden ne bougea pas, même quand le blond lui donna son nom, avant de lui avouer que leur proximité le mettait mal à l'aise. Avec cette excuse du "je suis inoffensif". Oui, le loup-garou était parfaitement au courant. Il sentait maintenant parfaitement que ce qu'il avait plaqué à un arbre était un simple humain. Surement un humain ignorant qu'en plus des vampires, d'autres choses courraient librement sur cette si belle planète bleue.

Toby. Le beau blond s’appelait Toby... Un nom drôlement mignon pour quelqu'un de mignon, aux accents presque innocents. Il sourit un peu. Non pas innocent, inoffensif, pensa-t-il avec un sourire de prédateur en pleine chasse.

Le jeune homme ne lâcha pas sa nouvel proie, malgré ses paroles, son nez frôlant toujours la peau de l'homme presque sous lui, respirant son odeur tellement humaine sans gêne aucune.
Il sentit cependant les mains de Toby le repousser, presque gentiment, avant de se mettre à parler. La pleine lune, dans deux jours ? Il était parfaitement au courant. Un peu trop à son gout. Il rire amer quitta sa gorge, cette fois si tellement rauque qu'on aurait pu le confondre avec un autre grognement sauvage.

Il se prit encore quelques minutes avant de se reculer, légèrement. Surement pas assez pour permettre à l'humain de s'enfuir en tout cas. Il avait un peu oublié qui il avait en face de lui, étant un peu trop sensible à la lune. Aiden eut un petit sourire et hocha lentement la tête avant de répondre, d'une voix mâle et virile, presque animale à vrai dire :
"Je sais très bien qu'elle est dans deux jours. Et je la sens arriver. Je la sens un peu trop d'ailleurs."

Aiden s'approcha encore une fois, jusqu'à ce que son visage arrive très proche de celui de son vis-à-vis. Yeux dans les yeux, le front presque collé. Il ouvrit bien grand ses yeux jaunes, ses pupilles canines, sauvages :
"Regarde mes yeux et dis toi, Toby, que je n'ai quasiment plus rien d'un humain. Je ne suis pas un vampire non plus. Réfléchis bien avant de parler. Avant de dire une vérité sur laquelle tu ne sais absolument rien."

Il avait bien accentué sur son prénom en parlant, pour bien lui faire comprendre que ce qu'il disait était vrai. Aiden n'avait plus toute sa tête, il fallait l'excuser. D'habitude, c'était un mec vraiment adorable, mais comme on l'a déjà dit, l'approche de la pleine lune le rend nerveux et change totalement son comportement. Dans le fond, son lui humain espérait qu'ils puissent tout les deux se revoir dans d'autres circonstances, pour que Toby voit le vrai lui.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Lun 3 Mar - 17:35

Then you took me by surprise, you said, "I’ll never leave you alone." …

Combien de temps s’était il passé depuis que nous étions réunis ? Des minutes ?  Des heures ? Je savais que ce n’était nullement autant, mais je me sentais comme si j’étais toujours avec lui, dans ce rapprochement presque intime alors que pour lui, c’était une façon de ne pas se faire leurrer.
J’étais tellement dans l’illusion du moment que dans mon esprit, je pensais qu’il était en train de sentir mon odeur… alors que c’était moi qui tombais sous le charme de la sienne. Je connais l’existence des phéromones théoriquement, maintenant je sais exactement le rôle qu’ils jouent.
Enfin, l’Adonis répondit à mon appel et m’accorda un minimum d’espace, chose que je regrettai tout de suite en même temps que je me languissais de sa chaleur.
Avec un petit sourire qui lui donna un charme encore plus meurtrier, il répondit : « Je sais très bien qu'elle est dans deux jours. Et je la sens arriver. Je la sens un peu trop d'ailleurs. »
Qu’est ce que cela voulait dire ? Il la sentait ? J’avais beau essayer de comprendre le sens caché derrière la phrase, il n’y avait que des hypothèses aussi farfelues l’une que l’autre qui me venaient en tête.
Ouvrant ma bouche pour répondre, je me fis aussitôt interrompre par Aiden. Ou plutôt par son visage. Allait il m’embrasser ? Oh mon Dieu, non, je sais d’avance que je ne pourrais pas me retenir. Mon corps tremblait à cette idée, je voulais que ça arrive autant que je le redoutais. Finalement, je sus ce qu’il voulait me montrer. Mon sang se glaça.

I'm friends with the monster that's under my bed…

Regarde mes yeux et dis toi, Toby, que je n'ai quasiment plus rien d'un humain. Je ne suis pas un vampire non plus. Réfléchis bien avant de parler. Avant de dire une vérité sur laquelle tu ne sais absolument rien."
Ces yeux n’avaient absolument rien de ceux d’un être humain. Ce regard que le mien rencontrait était celui d’une bête. Et malgré cette évidence, la surprise passée, je ne me sentais pas menacé. Pas le moins du monde. Au contraire, je sentais à quel point il souffrait, à quel point il détestait ce qu’il était en train de vivre. Je ressentais son désarroi jusqu’au profond de mon être, et son malheur se répercuta en moi. Je voulais que ça cesse, mon plus grand désir était devenu de pouvoir être d’une quelconque aide à cette âme en tourment. Tous mes instincts criaient que je devais faire quelque chose.

And who'd've thought I'd have the strength to say, "Let me out or let me in", but as the words are forming in my mouth, I wanna say them again, and again and again…

Je pris mon courage à deux mains, et par la même occasion le visage du brun.
« Je suis désolé, je ne peux imaginer ton calvaire, s’il était en mon pouvoir de le faire, j’absorberai ta peine et la ferai mienne pour que tu soies apaisé. Mais c’est ta malédiction, pas la mienne. Tu ne me fais pas peur. Et tu es toujours un humain. Un bon humain parce que sinon je serais déjà mort, enfin je pense. Et ce n’est pas ton apparence qui fera de toi autre chose. »
En ayant sa face et ses poils contre ma peau, je frissonnai, mais mon sourira demeura intact. Dans un moment de bravoure très inattendu, je mis mes bras autour des épaules de mon interlocuteur et je le serrai très fort contre moi, faisant des cercles dans ses cheveux avec ma main, en espérant que cela puisse lui apporter un semblant de réconfort.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Lun 3 Mar - 20:51



Aiden s'attendait à une chose en expliquant tout ça au blond, en lui montrant ses yeux sauvages ; que Toby fuit. Qu'il ne reste pas, et que, de ce fait, le brun n'ait aucun moyen de le blesser un jour. Parce que oui ; le seul soucis était là. Il était déjà bien sauvage, et on était l'avant-veille de la pleine lune. Qu'en adviendra-t-il demain ? S'ils se revoient ? Le loup-garou ne voulait même pas l'imaginer. Et la nuit de la pleine lune il savait parfaitement qu'il n'avait plus rien d'humain du tout. Et que cette nuit là, il blesserait quiconque il croiserait. Même le beau blond. Alors il tentait de le faire fuir, pour pas qu'il retourne dans cette forêt et qu'il y ait le moindre risque qu'il soit blessé.

Mais il ne s'attendait clairement pas à la réaction de Toby. Non, lui, au lieu de fuir, il prit le visage d'Aiden dans ses mains et se mit à lui parler le plus naturellement du monde. Comme s'il croisait des humains sauvages qui lui avouaient être des loup-garou tout les quatre jeudis. Parfaitement normal ce petit !
Cependant, au plus profond de lui-même, le grand brun fut touché par les paroles de l'humain. C'était... Quelque chose qu'on ne lui avait jamais dit. En fait, il avait avoué ce secret à personne, alors que quelqu'un qui n'était pas comme lui sache... Ça faisait du bien. Et qu'en plus, cette personne soit parfaitement compréhensive... Il n'en attendait clairement pas autant. C'était surprenant et rafraîchissant à la fois.

Quand le blond le prit dans ses bras et se mit à caresser ses cheveux, Aiden se crispa. Mais juste pendant une demi-seconde... S'il avait été plus chat que chien, le brun se serait mit à ronronner, ça c'était certain. A la place, il profita de l'étreinte, et câlin comme il était, il passa à son tour ses bras autour de la taille de Toby, la serrant doucement (pour éviter de lui casser des cotes, on était proche de la pleine lune, et sa force était encore décuplée).

Aiden profita du câlin pendant quelques longues minutes, se laissant aller à cette chaleur simplement humaine, avant de soupirer. Il mit quelques secondes de plus avant de chuchoter :
"C'est... Gentil de me dire tout ça. Ça fait du bien de temps en temps entendre dire qu'on est humain.

Il ne bougea pas pendant quelques secondes, profitant de pouvoir sentir l'odeur de l'homme et juste admirer le sourire qui ne l'avait pas quitté :
"C'est l'approche de la lune qui me rend comme ça... Mais j'espère qu'on pourra se revoir avec le soleil haut dans le ciel." Sa voix n'avait été qu'un chuchotement, alors qu'il resta à moitié contre lui, son nez caressant la peau qui joignait l'épaule et le cou, ses yeux se fermant d'eux-même.

En même temps, sa phrase cachait avec, aucune subtilité il faut bien l'avouer, qu'Aiden avait envie de revoir le blond, quand il serrait un peu plus dans son état normal. Parce que c'était vrai ; il voulait découvrir et suivre Toby partout maintenant, comme un petit chien qui avait enfin trouvé son maître.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Lun 3 Mar - 22:19

He holds me in his big arms, drunk and I am seeing stars, this is all I think of…

Mon cœur battait la chamade alors que j’étais son corps encore plus contre moi, je le sentais respirer contre moi et je voulais rester dans cette même situation durant le restant de mon existence. J’aimerais transgresser les mêmes règles de la vie que j’admire pour demeurer éternellement dans ses bras. Mon corps était sous la torture que cela devrait s’arrêter de temps à autre, il appréhendait déjà le moment. Je sentais que je l’avais pris par surprise mais quand il améliora l’étreinte en entourant ma taille avec ses bras herculéens, un flot d’émotions encore plus puissant que le précédent me traversa. Ça se voyait qu’il ne me serrait pas aussi fort qu’il le pouvait, probablement parce qu’il avait peur de me faire mal. L’attention me toucha. Il n’avait même pas besoin de mots pour exprimer à quel point il me remerciait. En fait, il était même inutile qu’il me soit reconnaissant…
A part si la gratitude était convertissable en câlins comme celui-là… Là, ça serait top !
Après un moment donné, il se décida enfin à dire quelque chose après avoir poussé un soupir (agréable ou de douleur ?) : « C'est... Gentil de me dire tout ça. Ça fait du bien de temps en temps entendre dire qu'on est humain. »

I am yours, you are mine, you are what you are, you make it hard …

Il me regardait avec une sorte de tendresse qui manqua me faire vaciller. Pour un instant, j’aurais pu tout faire s’il me le demandait ! Maudire tous mes principes, passer outre les lois de tout le monde …
Il n’avait qu’à prononcer les mots et mon prénom en même temps. D’ailleurs, je voulais qu’il refasse ce dernier acte, vu que la première fois était assez agressive.
"C'est l'approche de la lune qui me rend comme ça... Mais j'espère qu'on pourra se revoir avec le soleil haut dans le ciel."
Se revoir ? Hein quoi, quoi ?! Je n’étais pas en train de rêver là ? Il était vrai qu’il avait dit ça tout doucement, donc ça ne pouvait être que la combinaison du vent avec le produit de mon imagination, mais le nez qui caressait ma peau et les yeux qui se fermaient ne mentaient pas. Il voulait vraiment une réunion après qu’on se soit séparé ce soir. Mais pourquoi se détourner l’un de l’autre maintenant qu’on s’était trouvés ? … Je ne voulais rien brusquer, mais je ne voulais pas le quitter, pas un instant …

I could spend my life in this sweet surrender, I could stay lost in this moment forever…

Dans un moment de défense absolu, je voulais lancer une pique juste pour détendre un peu l’atmosphère. Mais je n’en pouvais plus d’être le seul qui prenait des gants. Ah oui, et comment ça ? C’est moi qui m’étais limite jeté sur lui !!
La fatigue finit ultimement par m’atteindre. Une garde de 24h et cette soirée riche en péripéties avaient fini par m’achever. J’envisageais même de m’endormir contre lui, sans prévenir, pour qu’il soit obligé de me ramener dans son lit … Bon sang, je commençais sérieusement à perdre les pédales. En fait non, je ne commençais pas, on dirait que je les ai perdues le moment où j’ai posé mon regard sur Aiden.
« Tu sais, je suis interne à l’hôpital de Mystic Falls, alors si tu veux qu’on se capte, n’hésite pas à passer, je suis toujours là bas, je n’ai plus de vie du coup ! »
Encore une blague comme ça, et tu sors, Toby ! Mais bon, tu es déjà dehors, donc …
Je poursuivis : « Je manque cruellement de sommeil, donc je crois que je vais devoir rentrer chez moi. Ce fut un plaisir de te rencontrer, Aiden. »
Aiden … Le prénom résonna dans ma tête, m’enivrant. Je savais que j’allais rêver de cette rencontre jusqu’à la prochaine…
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Lun 3 Mar - 23:48



Aiden se laissa un peu plus aller dans les bras de Toby, sans bouger, juste en profitant. Oh oui, le grand avait toujours adoré les câlins, et ça n'avait jamais changé. On est tactile ou on ne l'est pas après tout !
Malheureusement, il sentit le corps de l'humain commencé à fatiguer. Ah oui, c'était vrai : lui il avait besoin de dormir, pleine lune ou pas. Une moue déçue se peignit sur le visage du loup-garou, alors qu'il écoutait le blond lui parler.

Un petit sourire étira quand même ses lèvres, cachant un peu son air déçu alors que Toby lui donna l'endroit où le rejoindre. A l'hôpital ? Il était interne ? Aiden sourit un peu plus. Un infirmier et un vétérinaire... Au moins ils étaient préparés ! Il hocha la tête, malgré qu'elle soit contre l'épaule de l'homme et voulut répondre quand le blond continua sur sa lancée.

La moue triste refit surface à ses mots. Bon... Voilà. Comme prévu, ils devaient se quitter à un moment... Et même si cela ne plaisait pas au brun, il comprenait. Le blond était un humain normal, et en tant que tel il devait dormir... Surtout qu'il était interne. Qui plus est, Aiden connaissait les horaires de garde dans les hôpitaux (il devait avoir les mêmes dans son cabinet de véto), alors il devinait que Toby devait être fatigué.

Il se prit encore une minute dans les bras du bel humain, avant de se redresser et hocher la tête, lui offrant un petit sourire, en penchant légèrement la tête :
"Ok, ça marche... J'aurai bien proposer de t'accompagner, mais je sortirai de cette forêt que quand il fera jour... Il leva les yeux au ciel. Je serai capable de courir après quelqu'un s'il passe dans la rue..."

Et il ne disait clairement pas ça pour rigoler. Son instinct était celui d'un vrai chien, alors que voulez vous, il réagit comme tel... Mais mieux vaut en rire qu'en pleurer. Alors Aiden en rit.
Il sourit un peu plus au blond :
"J'espère qu'on se reverra... Si jamais je n'arrive pas à te retrouver à l'hôpital, je te dis déjà, je travaille dans le seul cabinet vétérinaire de la ville... J'y suis aussi tout le temps... Et au pire, je traîne souvent dans cette forêt..."

En fait, il aurait adoré lui demander son numéro de téléphone, ou lui donner le sien, mais il avait peur de le faire fuir à cause de ça. Alors il ne dit rien, ne demanda rien... De toute façon, son nez si sensible avec retenu l'empreinte olfactif du blond. Il ne le dit pas non plus, mais maintenant, il pouvait retrouver Toby où qu'il soit...
"On se reverra quand je serai redevenu normal dans tout les cas, Toby !" Il rigola doucement.
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MessageSujet: Re: Walk with me to the forest of denial …   Mar 4 Mar - 1:22

Your smile like daylight dripping through the mountain pines, pure sunshine, summertime, your smile like a wheat field in the southern breeze…

Malgré mes paroles, il prit son temps, ce qui  ne me dérangea absolument pas, bien au contraire. Retarder les au revoir le plus possible n’était que désiré, mais plus le temps s’égrenait, plus j’étais anxieux à l’idée de perdre le contrôle de mes sens et de mes impulsions.
Finalement, il m’adressa un « au revoir » qui, littéralement, faillit me faire fondre : « Ok, ça marche... J'aurai bien proposer de t'accompagner, mais je sortirai de cette forêt que quand il fera jour... Je serai capable de courir après quelqu'un s'il passe dans la rue..."
Après cette remarque qui prouvait qu’il avait quand même de l’humour, il commença à rire, et je lui fis écho aussi bien pour la plaisanterie que parce que sa bonne humeur était contagieuse au-delà du possible. En plus, son sourire était bon enfant, on dirait qu’il avait même momentanément oublié ses tourments, ce qui me procura une indescriptible satisfaction et me réchauffa le cœur.

When will I see you again? Wish I could see you tomorrow …

« J'espère qu'on se reverra... Si jamais je n'arrive pas à te retrouver à l'hôpital, je te dis déjà, je travaille dans le seul cabinet vétérinaire de la ville... J'y suis aussi tout le temps... Et au pire, je traîne souvent dans cette forêt... »
Ah ben ça, tu n’y échapperas pas, mon coco. Si tu ne débarques pas dans les 3 jours qui viennent, je vais faire un ravage !
Je fixai ses yeux pour quelques minutes, redevenus quasiment normaux. Je me noyai dans leur beauté, me réjouissant d’avance de les revoir dans mon sommeil dans quelques minutes.
"On se reverra quand je serai redevenu normal dans tout les cas, Toby !"
Ça y est, c’est officiel, j’arrête de respirer. Ce prénom a été plusieurs fois dit en ma présence, par différentes personnes, par certaines qui m’aimaient énormément. Mais jamais au grand jamais, je n’ai été troublé par sa sonorité à ce point… C’était comme une chanson d’amour à lui tout seul, un hymne qui résonnait dans ma tête depuis qu’il a été exprimé.

It's time to say goodbye for now, we'll have our second time around …

Je ne savais pas quoi faire pour la suite. Je voulais tellement l’avoir contre moi une seconde fois, mais ça me paraissait exagéré. Alors j’optai pour une bise.
« Je vais te faire la bise, juste une légère bise sur la joue en tant que signe d’au revoir. Je te préviens pour que tu ne sois pas sur la défensive parce qu’après, ça sera nettement moins plaisant. »
Non mais j’hallucine, y a-t-il moyen que je dise un truc normal sans rajouter une pincée d’imbécilité ?
Joignant l’acte à la parole, je rapprochai mes lèvres de sa joue et y apposai un doux baiser chaste. Bien qu’il soit qualifié en tant que tel, ce qu’il provoqua en moi n’avait aucun rapport avec ces deux adjectifs.
« Ça pique un peu quand même. » Bon, je suis le plus grand idiot de tout l’univers.
Je me détournai donc de lui avant de proférer une autre ineptie et levai la main pour faire un signe.
En passant près de l’arbre, je le touchai. Aujourd’hui, il avait été d’une assistance encore plus salutaire que d’habitude. J’avais même envie de l’embrasser pour le remercier mais je ne voulais pas qu’Aiden croit que j’embrasse tout ce à quoi je dois dire adieu temporairement.
En l’évoquant dans ma tête, je me retournai. Il me fixait toujours, ce qui m’arracha un sourire encore plus joyeux. Non, vraiment, je crois  définitivement que le coup de foudre existe.
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