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 Art were my only weapon

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sorciers
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MessageSujet: Art were my only weapon   Jeu 13 Fév - 20:24

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Jeremy & Elizabeth




∞ Art were my only weapon
Le printemps n'avait pas encore pointé le bout de son nez, mais les oiseaux étaient déjà de sortie. J'entendais leurs chants et je pouvais aussi déduire que le temps était plus ou moins radieux, sentant la chaleur du soleil frapper ma peau. Mes doigts parcouraient lentement la page d'un énième livre en braille. J'aurais pu écouter de la musique oui, pour peut que je puisse me repérer sur l'écran tactile de mon téléphone. J'aurais pu écrire mais j'aurais été incapable de revoir mes fautes ou si les lettres avaient un sens. J'avais encore du mal à m'habituer à mon statut d'aveugle et la lecture était la seule occupation que j'arrivais à exécuter sans faire n'importe quoi. Mais les choses avaient changées, faiblement mais sûrement : je sais faire courir des rumeurs, en plus d'être une commère -je l'avoue- je ne suis pas une sorcière de pacotille et notre communauté, aussi longtemps puisse-t-elle être cachée, sait prendre en compte au minimum mes mots. J'ai pu remonter à l'éventuel source de ma cécité, mais bien que tous concorde, je préférais attendre un peut. J'avais encore des doutes... J'aurais pu en parler à Mélinda, mais cette dernière a déjà beaucoup de responsabilités. Si les sorcières m'écoutent moi, en comparaison Mélinda serait en mesure de représenter notre race au sein du gouvernement ! Je préférais donc lui cacher ce que je savais et m'en charger moi même, aussi difficile que ça soit.
C'était le milieu de l’après-midi et je restais assise dans le parc, sur un banc. Comme une vieille. Bon j'étais pas toute jeune, j'avais un peut plus d'un siècle, mais j'en parais quoi, 27 ans physiquement. J'avais attaché mes cheveux en queue de cheval, chose que je n'aurais jamais fait en temps normal, laissant toujours ma masse de cheveux roux bouclés cascadant dans mon dos. Au revoir les jupes vintage avec les tailleur rose bonbons. Depuis que j'étais handicapée -disons le clairement-, ma folie du rose avait nettement diminuée. Si bien que j'avais insisté auprès de Trina pour qu'elle m'achète une cane et une paire de lunettes noires. Et non pas rose. Oui, Elizabeth avait bien changée. Du moins à l’œil nu, la plupart des gens ne voyait que des facettes très superficielle de ma personne : l'ancienne professeur d'art du lycée, la directrice de la Galerie d'Art, la Garce (avec un grand G) et le meilleure pour la fin : la sorcière encore vivante qui a voulu tuer les vampire sil y a maintenant 3 ans. Génial. On fait notre job de sorcières en protégeant les humains contre les vampires et voilà qu'on se fait lyncher, tous des insectes... Mais revenons à nos mouton. Il semblerait que depuis que je ne porte plus de roses les gens sont plus attentifs à l'être humaine que je suis. Mais je m'en fiche, je n'ai pas besoin de leur pitié, les personnes que j'aime me connaissent suffisamment bien pour savoir que je suis loin de n'être qu'une vulgaire garce qui s'est faite refaire les lèvres. Et le nez, d'accord.
Je refermais mon bouquin en me frottant les tympans, mine de rien ça devenait rapidement saoulant. Le chants des oiseaux, le bruit de l'eau qui coule de la fontaine, les rires des ados, les échos et tout le reste ne sont pas assez suffisants pour camoufler le bruits des voitures qui roulent autour du parc, des klaxons, des hurlements des sales gosses et tous ce genre de trucs. J'aurais peut être du rester chez moi, sous mon porche... Comme une vieille. J'avais tellement envie de retourner en boîte de nuit, ou dans un bar. Mais je ne suis pas apte à sortir dans ce genre d'endroits, surtout pas en soirées. Je préférais penser ainsi plutôt que de me lamenter sur mon sort et de me sentir plus faible que je ne le suis déjà.
Soupirant, j'ai rouvert mon livre à la bonne page. La Marque des Anges, de Laini Taylor. J'adorais ce livres. J'avais terminé le premier parpaings en quatre jours, faut dire que j'avais rien d'autre à faire. Je comptais bien terminer ce tome là dans l'après midi. Sauf si la présence que je sens s'avancer vers moi... Est vraiment pou moi.

© .JENAA



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Jeu 13 Fév - 21:49



Ft. Elizabeth A. Lafay
Voilà une journée étrange. L'hiver n'était pas finie, et pourtant le ciel dégagé et la douceur de la température laissait présager une belle journée. On était loin des journées ensoleillées d'un printemps du mois de Mai, mais c'était déjà superbe. Un temps idéal pour sortir après tant de temps à hiberner. Probablement que d'autres auraient exactement la même idée. Je n'avais de toute manière rien de plus utile à faire dans l'immédiat, n'allant pas travailler avant quelques heures. J'ai largement le temps devant moi pour faire autre chose. Et qu'est ce qu'on s'ennuie quand on n'a rien à faire, non ? Au moins, avant, le fait d'être encore en études permettait d'avoir une occupation pour la journée, et être constamment en bonne ou mauvaise compagnie. Mais maintenant, non, je devais faire avec ma nouvelle vie d'adulte. Rha. C'est plus difficile qu'on pourrait le croire, au final, d'être adulte. Et pas toujours amusant. Enfin bon.

C'était donc sans attendre que je me prépare à sortir de la maison, avant que le mauvais temps ne rapplique le petit bout de son nez. Veste et chaussures enfilées, j'ouvre la porte en criant à qui voulait bien l'entendre que je sortais me promener. J'oublie parfois que la maison était bien vide ces derniers temps. Direction... Euh... Bonne question. Je marchais sans vraiment savoir où j'allais en fait. C'était assez idiot, je devais avoir l'air d'un pauvre paumé. Tant pis, je tournerais en rond jusqu'à bien trouver une occupation. Il allait bien y avoir quelque chose de plus qui allait me tomber sur la tête. Enfonçant les mains dans mes poches, je m’approchais de plus en plus du centre-ville, principal centre d’activité de cette petite bourgade. Avec un peu plus de chance, peut-être que je rencontrerais une bonne connaissance. Et, alors que j’entrais dans le parc, parcourant calmement le chemin bordé de verdure en laissant vagabonder mes pensées au gré du vent. Je ne comptais même plus le nombre de personnes que je croisais, qui souriaient pour ceux qui me reconnaissaient. Tous le monde semblait heureux et en paix. C’était à peine si j’arrivais à sourire franchement, de mon côté. Comment font-ils tous ? Ou est-ce moi qui suis trop à côté de la plaque ?
Je continuais à avancer, l’air frais me faisant plus que du bien. Je pouvais laisser mes pensées les plus noires se dissiper librement, et me sentais déjà un peu mieux. Non, je ne pouvais plus me laisser trainer comme ça. Je n’étais plus cet adolescent perdu, drogué et totalement alcoolique. C’était fini tout ça. Je devais aller de l’avant. Et puis après tout, les Gilbert étaient connus pour leur grande force morale, non ? Capables de toujours se relever après une épreuve. Autant faire en sorte que la réputation soit maintenue. Mais ils me manquaient tous, sans exception. Les rires des enfants, alentours, et leurs chamailleries me rappelaient chacun des visages de ceux qui nous avaient quittés. Comme quoi, il était difficile de tourner la page et se débarrasser de son passé.

A un détour de plus, mon regard se posait sur une femme assise sur un banc. Elle semblait un peu s’ennuyer, seule sur son banc. Et alors que je m’apprêtais à l’ignorer et repasser à autre chose, un petit quelque chose me rappela quelqu’un… Je m’attardais donc en m’approchant. Et soudain, je me souvins. Quel idiot. C’était elle, évidemment. Je m’approchais d’un pas plus rapide, soudain libéré de tout ce poids triste et gris. Un soulagement de pouvoir revoir une personne qui n’était pas entachée de toutes ces mauvaises choses. Je me surpris à esquisser un sourire, signe d’un petit plaisir. Vous savez, ces petits plaisirs qui, accumulés, font d’une journée une belle journée.

Arrivé à sa hauteur, j’hésitais un peu à m’assoir à ses côtés, me contentant de quelques salutations, me demandant si elle allait me reconnaître.

« Madame Lafay ? »
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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Ven 14 Fév - 18:52

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Jeremy & Elizabeth




∞ Art were my only weapon
Je ne me suis jamais mise à la place des aveugles, j'étais beaucoup trop égoïstes pour ça à vrai dire. Mais ce qu'on voit dans les séries télévisés, c'est pas que du flan en fait : j'avais réellement l’impression qu'en ayant perdu la vue, mes autre sens semblaient plus... En éveil. Les sons parvenaient mieux à mes oreilles, je pouvais parfaitement comprendre le braille rien qu'au touché et je sentais le parfum bon marché des pouffes achetés par leur copain pour ce 14 février, alors qu'il venait de se taper une autre nana chez ses beau-parents. Ne me demandez pas comment je sais, c'est un fait que je ne peux pas expliquer. J'ai bien tout une théorie sur ce qui m'arrive mais c'est encore un point sur lequel je reste perplexe : serait-il possible que mes pouvoirs se développe ?
Et en ce moment même je sentais parfaitement un regard peser sur mes épaules, plus que d'habitude jusqu'à entendre parfaitement des bruit de pas sur le gravier et sentir quelque s'asseoir à mes côtés. Je suis d'abord restée droite, fixant devant moi sans voir quoi que ce soit derrière mes lunettes de soleil. Jusqu'à ce qu'une voix me parvienne. J'ai d'abord du réfléchir, je connaissais ce timbre là mais j'ai du fouiller pour savoir. Déjà, qui m'appelait encore « Madame Lafay » ? C'était du temps où j'enseignais encore au lycée. Maintenant la plupart des gens se contentaient simplement d'un dédaigneux « Lafay ». J'ai enfin pu mettre une étiquette sur cette ombre assise à mes côtés, mon expression maussade et noire voilée par une certaine surprise, je dois avouer que je n'avais plus eu de nouvelle de lui depuis tant de temps... Plus de 3 ans précisément.
-Jeremy Gilbert ?
Comme si le ton d'interrogation était nécessaire. Je m'empresse de lui demander comment il vas, c'est ce que font les professeur quand ils revoient un de leurs anciens élèves non ? J'ai revu sa sœur il y a quelque jours, à la bibliothèque, nous avons discutés longuement avant que nos chemins ne se séparent sur un ton solennel et respectueux.
-Je passais que tu avais quitté Mystic Falls, depuis que je suis revenue j'ai eu peut de nouvelles à propos de toi.
Revenue, je suis revenue depuis un an. C'était effectivement un peut trop pour attendre des nouvelles de quelqu'un. Je pensais qu'il s'agissait d'une idée d'Elena, toujours déterminée à protéger et mettre à l'écart du danger ceux qu'elle aime. Mais je dois dire que j'avais moi même eu un emploi du temps chargé pour pouvoir reprendre des nouvelles d'un de mes anciens élèves, aussi intéressant soit-il dans ces œuvres. Oui, il n'avait pas une réputation des plus convaincante pour faire concurrencer le dossier d'un bon élève, mais honnêtement le jeune Gilbert faisait partie des meilleurs selon moi en matière d'art. C'était toujours un régal de voir ce qu'il sortait, la manière dont il faisait quelque chose de complètement éloigné de l'idée qui nous vient en entendant le sujet de création, et qui pourtant reste dans ce thème là. Il allait loin, il ne gardait pas la première idée que la majorité des élèves trouvaient.

J'enlève mes lunettes en pliant les branches et les posant sur le banc, sur la couverture de mon livre. J'aurais voulu voir à quoi ressemble exactement mes yeux. Mélinda m'avait dit qu'ils avaient gardé leur couleur. Pourtant je pouvais sentir que quelque chose n'allait pas bien : est ce qu'ils avaient perdu leur éclat ? Le vert émeraude de mes pupilles était-il devenu plus terne et triste ? Aucune idée. Mais du moment qu'ils n'étaient pas blancs comme le lait, je n'allais pas me plaindre.
-Tu m'excuseras pour les formalités.
Je laisse apercevoir un triste sourire en coin, est ce qu'il avait remarqué pour ma cécité ? Ça ne devait pas être bien compliqué, je n'avais pas bougé la tête, fixant toujours dans le néant total, j'ignorais si du point de vue d'un passant je dévisageais un inconnu, si j'observais un enfant ou l'herbe du parc... C'était déstabilisant. Le pire restait quand je voulais me maquiller ou me coiffer.
-Bon, sinon, quoi de nouveau ?
Je n'avais jamais était perchée dans ma relation avec mes élèves, j'étais restée une femme de très jeune dans ma tête qui pouvait facilement se mettre à la place adolescents et autre jeunes qui pensent que je suis incapables de m'amuser.
Intérieurement, je me retenais de le questionner à propos de ce qu'il pensait sur les vampires et leur « coming-out ». Savait-il déjà ? Comment avait-il encaissé la nouvelle concernant la nature de sa sœur ? Tellement de questions, trop d'indiscrétion... A ce niveau là je n'avais pas changé, j'avais beau être plus sensible à ce qui m'entoure et aux choses qui ont vraiment de la valeur, je restais toujours une curieuse insatisfaite, une commère quand cela ne concerne pas les choses trop importantes... Et une garce.

© .JENAA



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Ven 14 Fév - 23:42



Ft. Elizabeth A. Lafay
Je me suis donc permis de m’assoir, celle-ci n’ayant présenté aucun signe d’opposition. Au final, je n’avais pas tout de suite compris qu’elle avait perdu la vue. Et si ce n’est en totalité, au moins en grande partie. Pourtant, les détails et indices ne manquaient pas. Elle ne bougeait que peu, et son regard était fixé sur l’horizon. Il fallait être idiot pour ne pas comprendre. Il aurait été étonnant qu’en trois ans, la vie ait transformé la jeune femme en légume. Non. Elle était aveugle, voilà tout. Comme quoi, je suis égoïste de croire que je suis le seul qui souffre. Je ne savais pas quoi dire de plus en fait, depuis tout ce temps… Et je n’ai pas eu à le faire en fait. Elle brisa le silence, me posa plusieurs questions, des questions routinières. Comme s’il ne s’était rien passé en trois ans.

J’esquisse un sourire, ne sachant que répondre. La traditionnelle comédie « Je vais bien, merci ». Ou le sempiternel « Tout va mieux, c’est bon ». Non, elle s’en rendrait vite compte. Ce serait l’insulter que croire le contraire. Autant dire toute la vérité. J’aspire un coup, et au final je soupire. Comme si j’essayais de décompresser, alors que je n’avais aucune raison de le faire. Je ne sais comment expliquer mon état, ni dire si je vais bien, ou mal. Plutôt, un mélange des deux. Je suis en réalité… Totalement paumé.

« Eh bien… Ca va. J’ai l’impression d’être retombé aussi bas qu’à la mort de mes parents. Et en même temps, je me sens bien, capable d’aller de l’avant. C’est assez… Étrange. »

Je continuais de lui expliquer plus en détail ce que je voulais dire. Le fait est qu’en réalité j’avais du mal à vraiment tourner la page. En plus ces fantômes qui me hantent, impossible de tout oublier. Peut-être que je devrais me mettre à rédiger un journal, moi aussi ? D’ailleurs, quelle tête je devais avoir ? J’étais bien content dans l’immédiat qu’elle soit aveugle. Ce serait bien le seul point positif. Je me gardais de le lui dire, toutefois.

Et voilà maintenant qu’elle me posait une nouvelle question, alors que j’allais essayer de retourner sa question pour prendre de ses nouvelles à elle. J’hochais la tête, comme si je pensais qu’un simple geste suffirait à me faire comprendre. On est un peu bébête, nous humains, parfois.

« Elena voulait que je parte, c’est vrai. Elle a presque réussie. Presque. Au final, c’est elle qui est partie, dans l’espoir probablement de me protéger. Mais elle me manque. »

Je m’arrêtais à cette simple petite phrase de fin, ne voulant pas avoir la voix qui déraille totalement. Elena était partie loin, trop loin. Je savais au fond qu’elle voulait agir du mieux qu’elle pouvait. C’était louable, et je l’en remerciais. Mais je ne pouvais m’empêcher de lui en vouloir inconsciemment de vivre si loin, justement. Mais ainsi va la vie, rien ne peut rester inchangé indéfiniment.

J’allais d’ailleurs me confondre en excuse. J’ai disparu pendant trois ans. Le temps était passé vite, je ne m’en étais pas rendu compte. Je n’y avais même pas fait attention. C’est horrible. J’aurais du donner des nouvelles, au moins pour la forme.

Encore une fois, alors que je tentais de prendre l’ascendant dans la conversation pour prendre des nouvelles du professeur le moins pire du lycée, voir du monde, celle-ci me coupait dans mon élan. Visiblement, elle semblait contente de me revoir. J’étais d’un côté assez soulagé.

« Pas grand-chose, en fait. J’ai trouvé un travail, au Mystic Grill. J’essaye de vivre normalement. »

Je ne savais pas trop ce que je pouvais lui dire. Même si instinctivement, je sentais que je pouvais lui faire confiance. Qu’il n’y avait pas de raison que je me méfie, c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’empêcher de mettre un mur invisible. Un voile de protection. Mais conscient que je ne pouvais pas m’attarder sur une réponse aussi évasive, qui éveillerait plus de soupçons qu’autre chose, je précisais ma réponse en lui indiquant que je vivais toujours avec Jenna, ma tante, et que je m’efforçais de lui faciliter la vie. Après toutes ces années à assumer le rôle de tutrice, en élevant deux adolescents plus que perturbés, il en fallait du courage pour nous supporter moi et ma sœur.

Au final, après un petit blanc dans la conversation, je souris et retourna au final la question à mon interlocutrice.

« Et pour vous sinon ? »

Vous, tu, je ne savais quoi choisir. J’étais impressionné par son statut de professeur d’autrefois, et à la fois tenu par une certaine familiarité. Je ne savais vraiment pas si je devais la tutoyer ou la vouvoyer.
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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Sam 15 Fév - 10:14

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Au moins, sa réponse avait le mérite d'être clair. Mystic Falls est une petite ville, certes depuis les récents événements notre bourgade était peut être montée de quelques échelons niveau popularité, mais quand je suis arrivée c'était encore une minuscule ville, un point sur une carte où chaque habitants savaient ce que vous avez mangé le soir même, comme s'il fouillaient dans vos poubelles. C'est donc naturellement que j'avais appris la tragique histoire des jeunes Gilbert. Elena, l'adolescente populaire, intelligente pour qui tout le monde était prêt à s'allonger sur la braise pour la laisser passer, non pas par soumission ou pitié, mais bien parce qu'elle était et est toujours une personne formidable. Et puis le petit Gilbert, un jeune qui n'aura malheureusement pas eu l'adolescence que sont censés avoir chaque ados de son âge. Il avait 15 ans quand le drame c'est produit, et n'avait selon moi pas eu le temps de faire face aux saletés de la vie pour subir la mort de ses parents. Je me contente de hocher la tête, comme je sais si bien le faire.
-C'est les deux facettes d'une même pièce. C'est quoi déjà ce proverbe ? Ce qui nous blesse nous rien plus fort ? Oui un truc dans le genre...
Je m'arrête quelque secondes, dire que la mort de ses parents était une chose qui devait arriver pour lui permettre d'avancer, c'était bien la chose à dire si mon caractère de garce occupait 100% de ma personnalité.
-Je pense que tu es prêt à aller de l'avant et que tu continue de garder en mémoire ce passage là de ta vie pour te remémorer que la vie n'est pas rose comme ma voiture, et que tu ne peux pas te permettre d'être un jeune homme insouciant.
Tous les adolescents sont insouciant, ils se préoccupent de choses futiles sans prendre en compte les choses importantes. Jeremy Gilbert n'aura pas eu la chance de profiter de son insouciance et il était maintenant tant pour lui de réellement aller de l'avant sans laisser le passé tacheter son avenir.
Quand il exprime son sentiment d'avoir vu sa sœur partir, je sens nettement mes traits du visage se détendre sous l'effet d'une certaine tristesse, mais je m'efforce de rester de marbre.
-Ta sœur pense que s'éloigner de toi et le meilleur moyen de te protéger. Elle ne veut pas que son petit frère ait affaires aux horreurs qui rythment la vie des êtres surnaturels. Elle veut te préserver au maximum et attends juste que les chose se tassent, je ne dis pas que tout rentreras dans l'ordre dans le meilleur des monde, ça serait trop hypocrite pour moi mais les choses iront mieux si tu laisses le monde aller de l'avant en laissant les êtres surnaturels faire avancer le monde surnaturel. C'est comme vouloir alimenter un feu en jetant un seau d'eau dessus, tu ne peux interférer dans quelque chose qui n'est pas dans ton niveau.  
Aux dernière nouvelle, Jeremy n'avait rien d'un être surnaturel j'espère ? Sinon ce que je venais de dire perdrait tout son sens. S'il était un vampire, je l'aurais senti, de même pour un lycan. Un esprit ? Non, il était encore en vie quand la brèche fut momentanément ouverte.
Une job au Mystic Grill et une envie d'avoir une vie normal ? Quel doux souhait... Moi aussi, je voulais une vie normal, il y a de cela un peut plus de 50 ans. Puis j'ai découvert que le pouvoir me permet d'avoir ce que je désire et me sentir puissante. Pas invulnérable, non la preuve aujourd'hui, mais... Intéressante et pleine d'assurance. Mais je n'allais pas donner mon point de vue au jeune Gilbert : ça serait le pousser dans un monde remplit de vampires, lycans, sorcières et j'en passe. Ce qu'Elena ne veut pas qui lui arrive. Ce que je ne veux pas non plus. Depuis maintenant trois ans, je méprisais la race des Humains. Les sorcières combattent depuis la nuit des temps pour les protéger des vampires... Moi même il y a trois ans j'ai combattu au nom de la Nature. Et comment les Hommes remercient les Serviteurs de la Nature ? En s'alliant aux vampires, en nous pointant du doigt comme des monstres. Les vampires étaient les véritables monstres dans l'histoire. J'ai laissé tomber le combat pour deux ou trois grandes raisons : la première, j'avais perdu beaucoup trop de gens que j'aimais. Ruth, Sarah, Mary... Ensuite, les Humains était incontestablement et pathétiquement la race la plus hypocrite et méprisante qu'il soit. Plus jamais je ne lèverais le petit doigts pour eux. Sauf certains en qui je voyais qu'ils restaient des valeurs et une bonté d’esprit. A savoir les Carter et le jeune Gilbert. Oui, c'était assez restreint. Et la raison final, c'était Elena Gilbert. Le soir de l’ultime combat opposant Originaux et Sorcières mortes, j'ai appris qu'elle n'était pas humaine et pourtant je continuais de voir la lueur d'humanité en elle. Preuve que je m'étais trompés sur un point essentiel : tous les vampires ne deviennent pas des monstres. Trois ans plus tard, je continuais de voir cette lumière chez l'orpheline.

-Moi ? Je réfléchis deux petites secondes. J'ai quitté Mystic Falls durant deux ans suite à la disparitions de mes amies, dans l'incendie du Mystic Grill.
Je n'avais aucune idée sir Jeremy savait pour moi, et ma nature. Il devait forcément avoir entendu parler des sorcières, et il a forcément eu vent de cette invasion de sorcières mortes qui ont tentées d'éradiquer les Originaux. Mentionner qu'elles étaient mes amies devait être un point assez révélateur sur moi.
-Quand je suis revenu en ville je me suis vengée de celle qui les renvoyées en tuant son protégé. Mon neveu.
Je n'en étais pas fière, non pas d'avoir tué mon neveu : je m'en moque. Mais je suis aujourd'hui amie avec celle que j'ai brisé en tuant Alexandre. Je l'ai envoyé dans un trou à Salem où ce dernier a subit la malédiction d'une sorcière de Salem.
-Après ça j'ai ouvert une Galerie d'Art en ville et j'ai passé quelque semaines en Nouvelle Orléans avant de me rendre compte que la situation y était désastreuse, j'ai bien failli y rester.
Quel gâchis. La Nouvelle-Orléans était une terre sainte pour les sorcières, à l'égal de Salem, et pourtant aucune d'entre nous ne pouvons y pratiquer les Arcanes.
-Et maintenant, comme tu le voie, je suis en proie à une cécité, maudite par une sorcière.

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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Dim 16 Fév - 13:31



Ft. Elizabeth A. Lafay
Je ne pu retenir un sourire. Un vrai, pour une fois. Dommage que personne ne soit là pour le voir. Ils se faisaient rares ces derniers temps. Elle n’avait pas totalement tord, même si je ne partageais pas totalement ses avis, il fallait reconnaître qu’elle visait plutôt juste. Discuter avec elle changeait un peu les idées, laissant de côté tous les messages se voulant réconfortant. Parfois, seule la vérité peut aider. Même si celle-ci peut se montrer blessante. Quand bien même les autres veulent bien faire, en essayant d’être gentils et attentionnés, je préférais de loin l’honnêteté dont faisait preuve l’ancienne prof actuellement. A défaut d’être professeur puis directrice d’une galerie d’art, elle aurait fait une bonne psychologue. Du moins, en théorie.

« Merci. J’apprécie votre franchise. »

Et même si elle visait juste, je ne pouvais pas partager son avis à propos du monde surnaturel, qu’on devait laisser avancer. C’était donc ça ? Rester à attendre, s’assoir et voir ce que l’avenir nous réserve sans même essayer de faire quoique ce soit ? Ces monstres se sont bien imposés à nous, nous causant souffrance et colère, et on devrait continuer à se faire flageller sans rien dire ? Même si je n’étais qu’un simple humain, qui à part mes quelques capacités de chasseurs, ne profite pas de pouvoirs ou de particularités tel qu’un loup-garou ou un vampire, voir une sorcière, ce n’était pas une raison pour vivre comme si de rien n’était. Et puis, après toutes ces épreuves, il aurait bien difficile de vivre comme si de rien n’était. L’histoire des Gilbert, et de tout Mystic Falls est empreinte de ce monde surnaturel, jusqu'à la moelle. On pourrait même finir par croire que ceux sont les humains, au final, les intrus à Mystic Falls.

« Je sais qu’elle fait ça pour me protéger. J’en ai conscience, et je ne lui en veux pas. Elle a toujours été comme ça en fait. Et avec tout le monde. Mais je me refuse à devoir la laisser affronter ça toute seule. C’est ma sœur, et je lui dois bien ça. »

En répondant ça, je me remémorais toutes les fois où elle a prit sur elle, où Elena s’est sacrifié pour protéger et défendre ceux qu’elle aimait. Il était difficile d’en faire une liste exhaustive et complète, tellement les moments étaient nombreux. Elena avait affronté la peur, et prit son courage à deux mains pour découvrir la véritable nature de Stefan, et de fil en aiguille, les circonstances l’ont transformé en vampire. Une étape difficile qu’elle avait menée plutôt bien compte tenu de la situation.

« C’est tout simplement injuste. »

Et puis, Elizabeth mentionna l’incendie du Mystic Grill. Triste évènement, je n’avais pas saisi tous les tenants et aboutissants de cet incendie, ni des victimes qu’il y avait eu, mais juste que cela n’avait pas du être beau à voir. Je grimaçais en l’écoutant, elle semblait de marbre. Comme si rien ne la perturbait. Peut-être par simple fatalisme.

La Nouvelle Orléans, beaucoup de rumeurs sur cette ville. Des histoires plus ou moins vraies, à propos des vampires notamment, dont un roi dénommé Marcel. Ainsi que le carnage qui avait eu lieu lorsque des vampires avaient émigré de Mystic Falls vers la Nouvelle Orléans… Non, cette ville ne devait pas être le paradis sur terre, je n’avais aucun mal à croire la version d’Elizabeth à ce sujet.

« Il faudra que j’y fasse un saut, à cette Galerie d’Art dans ce cas. »

J’étais vraiment intéressé, c’était plus qu’une simple réponse de formalité. Cela pourrait être une expérience intéressante. Je ne m’étais jamais vraiment prit d’intérêt pour ce genre d’exposition, malgré les compliments reçus pour l’art, l’esprit trop occupé ailleurs. Il serait peut-être temps de changer. Se désintéresser de certaines choses pour en essayer des nouvelles.
Quand elle mentionna sa malédiction, plusieurs questions me vinrent en tête : Qui ? Pourquoi ? Elle devait avoir vraiment fait quelque chose pour s’attirer une telle malédiction. Et serait-ce pour toujours ? Je n’osais pas trop demander, ce serait assez indiscret.

« Je suis désolée pour vous… Que s’est-il passé ? »

Oh et puis zut, hein. On n’a qu’une vie.
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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Ven 7 Mar - 13:26

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∞ Art were my only weapon
Je trouve un peut déplacé cette notion de remercier une personne pour sa franchise, dans le sens où ça signifie qu'un bon nombre de personne n'ont pas toujours été franches avec le jeune Gilbert. Ce n'est pas sa politesse que je critique, mais bel et bien les autres. Détestant l'hypocrisie, j'ai toujours présenter les quatre vérités telles qu'elles sont : sans les nuancer pour les révéler aux yeux de tous telles qu'elles sont. A prendre ou a laisser, c'est ce qui a fait de moi une personne peu apprécié avant que je débarque à Mystic Falls, il y a trois ans de cela. Beaucoup de choses se disent dans mon dos, mais je refuse catégoriquement que quelqu'un dise que je suis quelqu'un de faux.

Oui, je ne peux pas aller à l'encontre de ses mots. Même avec moi elle a fait preuve d'une immense compassion. Or, rien ne la poussait à agir ainsi avec moi, bien au contraire : j'avais tenté de tuer les siens, et ce, par tout les moyens. Ce n'est que dans un acte de lucidité, le soir fatidique que je lui ai sous entendu les intentions des sorcières mortes, et qu'elle devait fuir. Avec ses amis, et son frère pour aller le plus loin possible.
Je ne relève pas ces arguments là, il a raison, personne ne devrait avoir à supporter autant de pression et prendre autant de responsabilité, et surtout pas une personne comme sa sœur. Mais il semblerait que toute les personnes présente dans un rayon de plusieurs kilomètres, elle soit la seule à faire preuve d'abnégation et d'altruisme. Ça en devenait presque effroyable de voir à quel point elle se battait corps et âme.

Quand il évoque le fait de passer à la Galerie d'Art, je souris.
-Une cargaison de champagne de luxe va venir la semaine prochaine. Champagne aux particules d'or exporté des littoraux de la France. Je t'en garderais une bouteille.
Malgré ma cécité, je continuais de gérer ma Galerie d'Art avec trois fois plus de détermination, ce n'était pas le moment de baisser les bras, pas un moment de faiblesse comme celui ci. Je devrais peut être penser à engager une adjointe, mais le temps que je perdrais à étudier les dossiers, à savoir si la personne est digne de confiance... Tout ça serait du temps perdu pour le bon déroulement de la Galerie. D'autant plus que ma cécité me ralentirait beaucoup trop dans cette recherche de potentielles candidats. Je devrais à la limite choisir une personne que je connais déjà, envers qui je sais que j'ai total confiance.
-Franchement, ça serait une bonne chose pour toi. Il n'y a pas que des tableaux qui ne ressemblent à rien, il y en a pour tous les goûts. Je suis sûre que tu serais intéressé.
Dire que certains tableaux ne ressemblent à rien est légèrement déplacé de ma part. Je suis ancienne professeur d'art et maintenant directrice d'une Galerie, je devrais défendre chaque œuvres, même les mochetés. Mais soyons honnêtes : il y a vraiment des choses, je me demande comme le type fait pour devenir célèbre avec ça. Oui oui, d'accord il a juste interpréter sa volonté et son état d'esprit sur une toile... A voir le résultat j'ai bien trop peur d’exécuter une intrusion mentale pour savoir ce qui se trame dans sa tête.
Quand il m'interroge sur mon état actuel, le sourire qui était apparu sur mes lèvres inconsciemment se fige avant de vaciller, comme une flamme à l'air libre pour finalement disparaître. M'humectant les lèvres, je redresse la tête.
-A tu déjà entendu parler de Marie Laveau ? Une anecdote de la Nouvelle-Orléans. C'était une prêtresse vaudou du dix-neuvième siècle qui est à l'origine de la magie vaudou toujours présente en Louisiane. L'histoire veut qu'elle soit enterrée au cimetière Saint Louis numéro un. En réalité la garce voyage de corps en corps depuis plus de 300 ans... J'ai pensé pouvoir la rallier à ma cause, en faire une alliée. Faire une alliance avec la Reine du Vaudou revient à vouloir rendre un anaconda végétarien... Mais honnêtement, plus le temps passe, plus j'ai l'impression que la vérité n'a jamais été aussi clair à mes yeux.
C'était la vérité, je semblais plus respective à ce qui se passait autour de moi et faisait plus attention à ce que je faisais. J'avais l'impression que pendant une durée indéterminée, j'étais réellement possédée. Quand je repensais à certaine chose, je me disais « Est ce que j'ai vraiment fais ça ? ». J'ai mis certains de mes actes sur le compte de l'Expression, qui a pendant trois ans rongée mon âme. Je pensais être forte, puissante de voir que je pouvais encaisser cette forme de magie sans mourir, mais il semblerait que cette magie-parasite avait trouvé un autre moyen de se nourrir de mon être. C'est comme si elle prenait vie et occupait toute ma volonté. Et ma cécité m'a véritablement ouverte les yeux. Quelle ironie.
-Enfin, je travail sur un moyen de briser ce sort. C'est complexe, les mambo et leur magie vaudou... Mais avec de la préparation et du temps j'y arriverais.
Je me rend compte alors que j'ai déballé de but en blanc que j'étais une sorcière, sans être sûre de savoir si l'orphelin était au courant.
-Est ce que... Tu savais que j'étais une sorcière ? Ne m'oblige pas à rentrer ta tête pour sortir cette information de ton cerveau s'il te plaît...
J'accompagnais mes paroles d'un léger rictus, bien que j'étais vraiment sérieuse.

© .JENAA



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Art were my only weapon   Mer 19 Mar - 20:30



Ft. Elizabeth A. Lafay
Comme quoi, parfois, parler peut faire un bien fou. Libérateur. Je n’aurais jamais cru ça possible, ayant toujours eu plus tendance à tout garder pour moi-même. Encaisser sans broncher et assumer pleinement mes responsabilités. Bon, sans broncher, pas toujours c’est vrai… Mais ce qui est vrai surtout, ce qu’on ne mesure pas le besoin que nous avons tous de tisser des liens avec les autres. Ce sentiment de stress et d’inquiétude ressentie depuis que j’ai connaissance des vampires, qui semble continuer sans interruption depuis, et sans que je ne puisse m’y opposer. Qu’il disparaisse, par de simples paroles. Cela relèverait presque du mythe. J’étais au final content d’être tombé sur elle, même si je ne la connaissais pas autant que d’autres, elle présentait l’avantage d’écouter sans juger.
Son silence sur ses arguments finit de le convaincre qu’il avait raison, et qu’elle ne chercherait pas à le convaincre du contraire. Mais de toute manière, il faudrait bien que je m’y fasse donc, autant ne pas polémiquer plus au-delà. A défaut, j’harcèlerais ma sœur au téléphone. A cette pensée, j’esquisse un léger sourire amusé, comme un béta, ne me rendant pas compte que je souriais tout seul.
A propos de la Galerie :

« Oh et bien, si vous me prenez par les sentiments, je ne vais pas résister plus que nécessaire à cette invitation. »

Quand elle évoque les tableaux de la galerie, et mon potentiel intérêt pour eux, j’haussais les épaules comme pour signifier mon manque d’assurance dans ce domaine. Même si je pouvais en effet être intéressé, je ne me pensais pas suffisamment adepte en la matière pour y porter plus qu’un simple œil d’amateur. Ce même œil que beaucoup porte dans des musées, qui observent les œuvres sans vraiment savoir ce qu’ils regardent. Et pas forcément des peintures. Je n’aimerais pas avoir l’air aussi idiot. D’autant que certains tableaux sont assez biscornus.
En guise de seule réponse, autant tenter une petite taquinerie…

« Si c’est une exposition de peinture d’enfants, organisée par l’école primaire, je risque d’être vexé. »

Enfin bon, fermons la parenthèse et redevenons un peu plus sérieux…
Marie Laveau, ce nom ne me disait pas grand-chose, si ce n’est rien. Je n’ai pas connu grand nombre de sorcière en fait, seulement les quelques qui avaient osé mettre les pieds à Mystic Falls avant que le secret ne soit dévoilé au grand jour. Du coup, me demander si je connaissais une sorcière de la Nouvelle-Orléans, c’était beaucoup demander. C’était déjà un miracle que je sache situer la ville sur une carte, et énumérer quelques points historiques à son sujet.
Alors, vu la description qu’Elizabeth me faisait du phénomène, je ne pouvais que ressentir un frisson dans le dos. La sorcière vaudou ne semblait pas avoir beaucoup d’état d’âme. 300 ans à errer d’un corps à un autre, et bien. Je me demandais ce que devait ressentir ses ‘victimes’. Et encore, si elle était capable de faire ça, de quel genre d’autres trucs serait-elle capable ?
Quand Elizabeth évoqua son objectif, je ne fus pas étonné. Je savais déjà que c’était une sorcière. Je n’avais même pas compris sur le fait qu’elle venait de me dévoiler clairement cette nature qui, disons le, ne se crie pas sur tous les toits. Ce n’est qu’avec sa question, et son air plutôt sérieux que je comprenais ce qu’elle venait de faire.

« Bah… »

Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre. Comment j’étais devenu au courant déjà ? Quelques signes ne trompaient pas, par-ci, par-là. D’autant que pour avoir reçu une malédiction, il fallait l’avoir cherché avant. Même si la malédiction ne voulait pas forcément dire qu’elle était une sorcière, ou une créature surnaturelle, cela voulait au moins dire qu’elle était un minima impliquée avec une sorcière.
Enfin bon, je n’étais pas non plus réellement sûr qu’elle fût une sorcière. Probablement Elena qui avait du me mettre sur la piste une fois. Difficile de cacher des choses par moment.

« Bien, oui. A défaut d’être au courant, j’avais quelques doutes. Mais ça ne me dérange pas plus que cela… »

Avant de lâcher un :

« Et puis… Si vous avez besoin de mon aide, n’hésitez pas. Vous savez où me trouver en plus. »
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