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 Maybe I wear too much pink...

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sorciers
Freya Mikaelson

morsures : 4896
inscrit(e) le : 03/01/2013
célébrité : riley voelkel
crédits : shiya, neon demon & tumblr

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MessageSujet: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyDim 1 Déc - 22:30




Maybe I wear too much pink...

« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD
Sans plus attendre je freine devant la maison de cette vieille sorcière en sortant de ma voiture rose pour m'avancer d'un pas décidé vers la porte, mes boucles rousses rebondissantes dans mon dos. Malgré le froid qui s'installe rapidement, je ne porte qu'une simple jupe blanche antique avec une paire de collant, le tout surmontée d'un chemisier bleu pâle. L'ensemble repose bien entendu sur mes talons roses qui m'assurent une plus grande taille, étant habituellement trop petite selon moi.
Arrivée devant la porte, je sonne plusieurs fois de suite à la sonnerie d'un ongle vernis d'un fuchsia pétard. Cette arnaqueuse allait bien m'entendre tient...
Je ne la vois toujours pas ouvrir la porte et c'est après m'être assurée qu'il n'y ai personne dans les parages que je fais ouvrir la porte d'un revers de la main, la faisant claquer contre le mur de l'intérieur et la faisant se refermer derrière moi alors que je m'engouffre dans la demeure de la mère Liddell.
-Regina Liddell, je n'ai nullement envie de jouer avec toi. Ramène ta peau décrépie et rend moi l'argent que tu me dois de la veille !
Je n'étais pas dupe, elle pensait pouvoir m'arnaquer ? J'étais plus vieille qu'elle... Règle numéro une : ne jamais jouer au poker avec Regina après avoir bu plusieurs verres de tequila... Elle me devait de l'argent, et c'est pas ce qui lui manquait à cette radine.
Continuant de m'avancer dans son territoire sans prendre bien garde à la décoration, j'essaie de me concentrer pour repérer sa présence. Je sens bien sûre une aura magique, mais moins intense que la sienne... Et proche.
Légèrement intrigué, je détends mon visage en fouillant le rez de chaussée avant d'arriver dans le salon. Une table se trouve au milieu. Quelqu'un est assis et penché avec plusieurs feuilles ainsi que des bocaux d'encre et des feuilles. Je peux entendre la musique que diffuse ses écouteurs de là où je suis. Haussant un sourcil, je comprends rapidement que la sorcière n'est pas chez elle et que le seul sorcier présent dans les lieux hormis moi même, c'est ce jeune homme que je n’aperçois que de dos. Soupirant, je n'ai qu'à battre d'un cil pour arrêter la musique de l'mp4 et faire exploser un bocal d'encre rose. Ce qui a pour effet de faire réveiller le jeune garçon.
-La prochaine fois tu t'assureras que la porte est bien verrouillée...
Je profite enfin de l'attention qu'il porte sur moi pour me la jouer parfaitement garce : main sur la hanche, sourcil haussé et regard approbateur tout autour de moi.
-J'ai l'impression de ma la jouer Cruella d'Enfer qui vient chercher par la couenne son blé...
Je fais craquer les phalanges de mes dos en m'avançant vers l'adolescent.
-Dis moi... Tu sais pas où est la vieille couguar par hasard ?
Je baisse les yeux pour regarder ce qui se déroulait sur la table. Des dessins, au fusain. J'en attrape un au hasard, entièrement gâché par l'explosion du bocal. Dommage... Il était plutôt pas mal.
-Désolé pour ton dessin... Je te donnerais une entrée gratuite à une soirée de ma Galerie d'Art si tu veux. Dis-je sans vraiment y mettre trop d'assurance. Le plus important c'est que je voulais mettre la main sur Regina, et vite. Va savoir où elle devait être à 17h de l'après midi... Probablement déjà morte saoul dans un bar. J'avais pourtant dis à Mélinda que cette sorcière était une vraie dévergondée, que j'étais la marraine du bac à sable à côté d'elle... Enfin bref. Je n'avais aucune envie de la dessaouler. Si je devais m'en charger, j'allais presque l'étouffer des les toilettes du bar en question.
Je reporte mon attention sur le mage, agacée en laissant tomber la feuille sur la table.
-Et tu es qui toi au juste ? La conchinta ? Où est la señorita de la casa ? Hein ? Par pitié dit moi que t'est pas un immigré qu'elle a fait venir de l'autre bout du monde et qui ne parles pas notre langue...
En tout cas vu sa gueule il avait tout d'un immigré.


Elizabeth & Irving

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyLun 2 Déc - 19:30





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Elizabeth et Irving

J’étais foutu, foutu, foutu, foutu et re-foutu. Quelle idée... Franchement ? Qu’est-ce qui m’était passé par la tête en faisant une telle démonstration de ma force ridicule ? Elle était tout de même une grande sorcière… L’héritière des garces mortes à l’entendre... Je visualisais ma tombe de là : Irving Pharrell, explosé de l’intérieur par un sortilège mal placé de Lizzie Pinky Lafay, la folle du quartier. Néanmoins, une partie de moi restait fière, noble. Cette même part de moi-même avait su s’hérisser, lutter, même si la lutte n’était que vaine. L’issue était prévisible, certes, mais j’avais su montrer de quel bois je me chauffais. Et même s’il ne s’agissait que de vulgaires brindilles, ce n’était pas si mal. J’allais m’améliorer pour lui en mettre toujours plein la vue. Ça c’était carrément évident. Avant que je n’eus le temps de lâcher le moindre soupir, une chaise vint me frapper les mollets par derrière, me forçant à m’asseoir. Okay. Une dernière prière ? Tu peux toujours crever. Elle allait me faire mal, très mal. Cependant, je voulais rester droit, fier. Et c’est ce que je fis lorsqu’elle fit trembler chaque meuble de la maison en me poignardant d’une remarque sur le vase que j’avais littéralement fait éclaté. Cette femme était tout aussi effrayante que passionnante. Voilà une bonne vingtaine de minutes que je suis en sa compagnie et je finissais par apprécier certains de ses traits. J’espérais de tout cœur qu’elle ne l’apprendrait jamais. Malgré ma peur évidente, je m’efforçais de garder mon sourire qui me seyait si bien. Lizzie-Pinky 1, Irving 0. Elle avait gagné la bataille mais j’étais certain que j’allais remporter la guerre. Question d’années et de beaucoup d’entraînement. Je ne protestais pas lorsqu’elle m’imposa de la suivre. Mes pas étaient lents, le plus royal que je puisse faire. J’attrapais mon manteau au passage et fermais la porte derrière-moi. Regina allait trouver la maison vide en rentrant. Mais où allais-je ? Selon les dires Lizzie-Pinky : faire les boutiques. Je la voyais venir de loin. Si elle croyait sérieusement pouvoir me reléguer au port des sacs à la Pretty Woman, elle se mettait le doigt dans l’œil et ce, jusqu’au coude. Je montais dans sa voiture de barbie et nous partîmes, discutant comme si de rien n’était. Cette femme me faisait froid dans le dos mais j’espérais lui rendre un jour la pareille. […]
Une montagne de sacs dans les bras, je suivais du mieux que je pouvais Elizabeth. Où nous étions ? A vrai dire, je n’avais pas trop fait attention. Une galerie marchande, sans aucun doute. Et à la vue des enseignes prestigieuses, mon petit sourire redoublait d’amplitude. Notre dernière destination ? Une parfumerie. Tandis qu’elle m’argumentait ses différents choix de fragrances, je me contentais d’hocher la tête. A vrai dire, elle pouvait bien sentir la fraise, la banane, la meringue ou encore le jus de sardines : j’en avais strictement rien à faire. Du moins, tant qu’elle ne me faisait pas un petit cadeau. J’étais serviable, un petit toutou, et je voulais mon « nonos ». Pourquoi pas un vêtement ? Alors pour le coup, j’essayais de m’impliquer.
« C’est vrai que le parfum est agréable et qu’il tiendra peut-être plus longtemps mais, ne trouvez-vous pas qu’il est un peu trop frais ? Peut-être est-ce la touche de pomme, je ne sais pas. » A mon grand étonnement, ce n’était pas vraiment du baratin. C’était pensé. Elle me toisa quelques minutes, probablement histoire de juger de la qualité de mes propos puis reposa le flacon sur le présentoir. Elle fit un demi-tour sec et rapide, et le clac sonore de ses talons sur le sol marbré refit des siennes. Incorrigible. Condamnée. Terriblement elle. Intérieurement, je priais pour que la prochaine boutique ne soit pas exclusivement féminine, me mordant les lèvres et levant les yeux d’un air suppliant. Comme si je croyais en un quelconque Dieu miséricordieux. Comme si. Je reprenais mon expression habituelle, me massais les mains rougies par le frottement des sacs et continuais mon périple. J’espérais de tout cœur que cette femme ait une réelle compassion. Au fond de moi, je ne me faisais pas d’illusions. Elle était de la même trempe que Regina après tout.

Je luttais du mieux que je pouvais pour feindre l’indifférence la plus totale.

Enfin, jusqu’à la prochaine boutique.





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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyMar 3 Déc - 18:42




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« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD
La concentration magique dans les lieux était intense. Après tout, je me trouvais dans la demeure d’une sorcière maniant la magie noire comme un bébé boit au biberon, un autre sorcier et moi, l’une des plus puissantes en ville –sans vouloir me vanter-, il était normal que l’atmosphère du salon soit tendu, c’est donc sans grande surprise que j’entends la lampe dans un coin de la pièce grésiller. Et il pensait avant de me voir que ces actes provenaient des esprits alors ? Je détourne le regard avec une fausse mine modeste.
-Me comparer aux esprits des Sorcières Mortes… Mmh… C’est vrai que j’attends ma petite place à leurs côtés quand je les rejoindrais.
Quoi ? Me comparer à une sorcière fantôme, c’est assez flatteur quoi.
Je replace une mèche rousse derrière mon oreille en levant les yeux au ciel. J’ai bien entendu qu’il parlait anglais en m’expliquant que l’autre vieille était partit –et c’était trop lolant que je dise ça. Elle avait quel âge ? 50 ans hein, j’en avais plus de 100 ans…
C’est en synchronisation parfaite que je réponds à sa question, ma réputation me précédait elle ? En tout cas ça me plaisait bien, de toute manière il était évident qu’un jour ou l’autre tout le monde dans ce foutu merdier connaîtront le nom d’Elizabeth Lafay. Un message hein ? Quel gentil pigeon voyageur. Au moins il le proposait et devait le faire de son plein gré.
Je suis le sorcier dans la cuisine, en gardant une main sur ma hanche et réfléchissant quelques secondes.
-Non c’est bon, je peux bien attendre quelques minutes…
J’avais étais bannie de la Nouvelle Orléans pour avoir pratiqué ma magie dans une foutue crypte, bon c’était sois ça sois Vandeville se retrouvait seule à soutenir le prix de Marcel. Et qui sait, si je n’avais pas étais dans le lot peut être qu’elle aurait était tué. Même sans hésitation. Qu’est ce qui aurait empêché Marcel de l’exécuter lors du bal ? Rien. Hors j’étais aussi dans le coup, et le Roi de la Nouvelle Orléans ne pouvait pas tuer sa meilleure amie, la sœur qu’il n’a jamais eu. Donc j’étais de retour à Mystic Falls, avec tout un Coven de jeunes sorcières à défendre et entraîner avec Mélinda.
Je rigole à l’image qu’il donne ; Voler sur un balai ? J’étais plus du genre à voler dans ma voiture rose oui…
-Oui, on peut dire ça comme ça dans le sens où les balais sont des voitures de luxes et les soirs de pleines lunes des soirées poker et black jack. Et je suis là pour récupérer mon dû… La garce… Tu sais pas où elle a foutue son fric par hasard ? Non bien sûre… Les pigeons-commis-de-service, tous inutiles. Elle doit être du genre à planquer des liasses de billets dans le matelas elle.
J’étais riche, oui. J’étais la directrice de la Galerie d’Art mais me faire voler de l’argent par Regina, c’était inadmissible, j’avais un minimum de fierté. La vieille était directrice d’une marque de prêt-à-porter, elle pouvait se passer de quelques centaines de dollar.
-Dit moi Erwan, je t’ai jamais vue en ville, tu sors d’où exactement ?
J’attrape le dossier d’une chaise pour m’asseoir dessus, pliant les jambes en examinant ma manucure. J’avais besoin d’une séance beauté… J’emporterais Mélinda avec moi, avec le retour du Lloyd, la pauvre femme s’enferme chez elle en jouant du piano et chantant des chansons déprimante. Young and Beautiful, will you still love me when I’m no longer young and beautiful ? Ouais mon cul… Est ce que tu m’aimerais quand je serais vieille et ridée comme une vieille pomme plutôt.
-Aucune idée de quand maîtresse rentrera ? Il est 17h… Je me vois mal rester enfermer ici en dessinant comme une mémère, sans vouloir te vexer.  


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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyMer 4 Déc - 16:25





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Elizabeth et Irving

Je la regardais de mes prunelles sombres, mon rictus moqueur au coin des lèvres. « Elizabeth Pinky Lafay » lui aurait fait un merveilleux nom de scène. Néanmoins, mon commentaire sur les esprits semblait l’avoir flatté dans son égo déjà démesuré. Elle les avait mentionnées sous le nom étrange de « Sorcières Mortes ». Alors c’étaient ces traînées qui me vouaient une haine sans fin ? Qu’elles crèvent. Du moins, une seconde fois. Je riais mentalement avant de prononcer : « Ne vous réjouissez pas tant. Vos sacro-saints  esprits sont des garces. » Je la quittais. Quelque chose chez cette femme m’agaçait profondément. Peût-être sa manière de me comparer à une main d’œuvre immigrée. C’était assurément cela. […] L’eau froide coulait abondamment le long du bout de mes doigts rougis par l’encre. A l’aide du dos rugueux d’une éponge, je les frottais si fort que j’eus l’impression que l’encre que  je cherchais à faire disparaître eût été en réalité mon sang. JE pensais ensuite à Regina, partie plus tôt je ne sais où. J’entendis Lafay me parler de leurs jeux d’argent depuis le salon. Je ne pouvais m’empêcher de sourire narquoisement tandis que je secouais mes mains au-dessus de l’évier d’un blanc immaculé. Imaginer deux sorcières de haute voltige s’adonner à de telles futilités manqua de me faire partir d’un rire incontrôlable. La manie que tous avaient de la qualifier de « vieille » était tout aussi hilarante. Je lui hélais depuis les couloirs : « Son fric ? Ça m’étonnerait qu’elle le cache sous un vulgaire matelas. Croyez-moi, j’aurais déjà trouvé quelques liasses de billet alors que je cherchais sa coke. » Regina avait des moyens. Clairement. La vieille était pleine aux as et vivre en sa compagnie m’avait octroyé un goût tout particulier pour un luxe et une opulence que mes putains de parents puritainsauraient exécré. Mine de rien, j’adore ça. Alors que je retournais dans le salon, éponge à la main, elle me demandait grosso modo pourquoi ne m’avait-elle jamais vu dans la ville aussi pourrie que minuscule de Mystic Falls. Je m’accroupissais et nettoyais la nappe – en plastique, heureusement – plutôt vulgairement. Une partie de moi se jurait que lorsque j’en aurai les moyens, j’aurais des domestiques pour toutes ces tâches ingrates. Non que j’eus détesté mettre les mains dedans, c’était plutôt l’image que je renvoyais que j’haïssais. Un vulgaire esclave domestique ; ce qui contrastait parfaitement avec l’étiquette « Prada » de mes vestes. Je me relevais, la défiais du regard. « J’ai emménagé ici il y a trois mois et demi. Je vivais à Norfolk. Je suis quelqu'un de discret. » Aucun détail supplémentaire. Seulement le strict nécessaire. Mais le ton cinglant de ma réponse ne l’affecta pas le moindre du monde. Elle s’assit et me toisa. Elle écarta ensuite une mèche de sa chevelure rousse, pencha la tête sur le côté et posa les yeux sur sa montre en soufflant. Un geste théâtral qui m’agaça au plus haut point. Se moquait-elle de moi ? J’en étais persuadé. Sa question quant à ma « maîtresse » et à mes activités de « mémère » eurent le don de me faire sortir de mes gonds. Elle avait beau être aussi illustre que puissante, je n’étais pas un vulgaire chihuahua affublé d’un accoutrement rose bonbon. Je me relevais, la fureur brûlante dans les yeux. L’ampoule de la lampe vola en pièces avec tant d’énergie que des bris de verre arrivèrent jusqu’aux pieds de cette Lafay-gonflée. « Le clebs n’a pas la moindre idée de l’heure du retour de madame. Ayez la grâce de me faire transmettre un message ou veuillez.. Déguerpir. » Cette fois, ce fut un vase qui explosa. C’en était trop. Pour qui se prenait-elle ? Je sentais que si je lui laissais encore du ou, elle me prendrait définitivement pour son laquais. Inacceptable. La colère atteint son apogée au travers d’une phrase, une seule, prononcée le plus distinctement et plus calmement qu’il m’eût été possible. « Et-mon-nom-est-Irv-ing. » Les plombs sautèrent, nous plongeant dans la pénombre. Une vague de fatigue m’assaillit.
J’allais certainement me prendre une correction mais au moins, j’avais montré les crocs. J’étais un putain de Rottweiler.
Revenu à la raison après ce saut d’humeur, je savais que j’allais prendre cher.
Oh ça oui.





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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyMer 4 Déc - 21:41




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« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD

Je faisais impasse sur ce rictus carnassier dessinant le contour de ses lèvres, il était à faire froid dans le dos. Néanmoins j'aurais bien aimé savoir à quoi il pensait en ce moment...
Je pousse un rire traînant en l'entendant décrire les esprits comme des garces, frottant ma jupe colorée.
-Et bien je compte bien être la reine des Esprits dans ce cas là !

Je l'attendais dans le salon, accoudée sur la table recouverte d'une nappe en plastique. J'entendais nettement l'eau coulée ainsi que le son de ses paroles. Sa coke ? Ah la la... Ces jeunes alors, et c'est comme ça que Regina voulait donner l'exemple à son petit protégé ? Laissez moi rire... J'ai toujours aimé les protégé des autres sorcières, j'ai moi même envoyé le petit sorcier de Mélinda dans un trou de Sorcières Mortes, à Salem. Protégé qui était également mon neveu, nous partagions le même sang et pourtant je l'avais envoyé à l'abattoir, à la boucherie comme une pauvre bête, sans peine ou regret, j'en étais même fière.

Toujours la jambe repliée sur l'autre, je le contemple éponger les tâches d'encre. Elle l'avait commandé où ? Il était drôlement docile. Je me demande ce qu'elle lui a promit en échange de ses services, des restes de drogue qui traîne au fond du sac à main sans doute.
-Northfalk, ou Norf chose peut importe, connaît pas... ça sonne suédois, ou norvégien, ou slovaque, t'es sûre que tu n'es pas juste qu'anglais toi ? Et avec un nom pareil... Irv... Ing (?).
J'ignorais son air de défis en réfléchissant quelques secondes à ce que j'allais faire en attendant Regina. Rester ici et faire chier la bonne ? Mmh... Il a pas l'air hilarant, si son humour était aussi coincé que son nom autant aller à un enterrement, ça serait beaucoup plus drôle.
Sans avoir le temps d'entrouvrir la bouche, j'entends la lampe non loin de moi éclater, le verre arrivant juste devant le bout de mes talons. Mais je le laisse continuer dans sa lancée... Avant qu'il n'éclate un vase trônant sur une table basse dans le fond de la salle. Je me relève lentement, la tête haute et la mâchoire serrée, faisait disparaître mon ton insolent pour une voix plus grave et menaçante, humectant mes lèvres.
-C'était un vase ming sombre crétin. Me contentais je d'énoncer. Sérieusement, une ampoule et un vase brisée ? On ne jouait pas dans la même cours... Il en fallait plus pour m'intimider. J'enjambe les débris de verre pour contourner le sorcier, tapotant son épaule. Je relâche un soupir d'approbation en attrapant une étiquette de son manteau.
-Prada, bon choix...
Je me reposte devant lui, à quelques centimètres de son corps. Si je n'avais pas mes talons haut il me dépasserais largement.
-Il est l'heure pour le clebs de faire sa promenade.
Si nous étions dans un film, une musique entraînante devrait jouer en fond. Je ne laisse pas vraiment le temps à ce Irving de refuser au d'autres -il n'a suffit qu'à faire trembler chaque meubles et tableaux de la demeure pour l'intimider, du moins je pense (j'espérais) qu'il s'agisse d'intimidation-.
C'est don en roulant mon postérieur que je m'avançais vers la sortie, ajustant un tableau sur mon chemin avant de regagner ma voiture rose, ajustant le rétro viseur pendant que la conchita s'avançait vers ma voiture.

-T'en penses quoi de celui là ?
Je tend mon poignet vers la figure d'Irving, imbibé de parfum aux senteurs d'abricots, orchidées, belladone, encens et autres.
-C'est épicé on dirait... Il me faut quelques chose qui tienne pour l'hiver tu comprends. Lui expliquais je avec un air que je prendrais pour expliquer la vie à un bébé.
Ça faisait combien de temps ? Aucun idée, mais on avait fait le tour du centre commercial plusieurs fois déjà, et avouons le : je ne me gêne pas pour l'utiliser comme porte achats. C'est d'ailleurs avec un ton de garce faussement excusée que j'écarquille les yeux.
-Pauvre bichon, donne moi ces sacs, t'es tellement gentil de me porter mes habits, je comprends que Regina t'ai embauché... Si serviable. Rigolais je avant d'attraper le parfum en question pour me diriger vers la caisse.


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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyVen 6 Déc - 21:52





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J’étais foutu, foutu, foutu, foutu et re-foutu. Quelle idée... Franchement ? Qu’est-ce qui m’était passé par la tête en faisant une telle démonstration de ma force ridicule ? Elle était tout de même une grande sorcière… L’héritière des garces mortes à l’entendre... Je visualisais ma tombe de là : Irving Pharrell, explosé de l’intérieur par un sortilège mal placé de Lizzie Pinky Lafay, la folle du quartier. Néanmoins, une partie de moi restait fière, noble. Cette même part de moi-même avait su s’hérisser, lutter, même si la lutte n’était que vaine. L’issue était prévisible, certes, mais j’avais su montrer de quel bois je me chauffais. Et même s’il ne s’agissait que de vulgaires brindilles, ce n’était pas si mal. J’allais m’améliorer pour lui en mettre toujours plein la vue. Ça c’était carrément évident. Avant que je n’eus le temps de lâcher le moindre soupir, une chaise vint me frapper les mollets par derrière, me forçant à m’asseoir. Okay. Une dernière prière ? Tu peux toujours crever. Elle allait me faire mal, très mal. Cependant, je voulais rester droit, fier. Et c’est ce que je fis lorsqu’elle fit trembler chaque meuble de la maison en me poignardant d’une remarque sur le vase que j’avais littéralement fait éclaté. Cette femme était tout aussi effrayante que passionnante. Voilà une bonne vingtaine de minutes que je suis en sa compagnie et je finissais par apprécier certains de ses traits. J’espérais de tout cœur qu’elle ne l’apprendrait jamais. Malgré ma peur évidente, je m’efforçais de garder mon sourire qui me seyait si bien. Lizzie-Pinky 1, Irving 0. Elle avait gagné la bataille mais j’étais certain que j’allais remporter la guerre. Question d’années et de beaucoup d’entraînement. Je ne protestais pas lorsqu’elle m’imposa de la suivre. Mes pas étaient lents, le plus royal que je puisse faire. J’attrapais mon manteau au passage et fermais la porte derrière-moi. Regina allait trouver la maison vide en rentrant. Mais où allais-je ? Selon les dires Lizzie-Pinky : faire les boutiques. Je la voyais venir de loin. Si elle croyait sérieusement pouvoir me reléguer au port des sacs à la Pretty Woman, elle se mettait le doigt dans l’œil et ce, jusqu’au coude. Je montais dans sa voiture de barbie et nous partîmes, discutant comme si de rien n’était. Cette femme me faisait froid dans le dos mais j’espérais lui rendre un jour la pareille. […]
Une montagne de sacs dans les bras, je suivais du mieux que je pouvais Elizabeth. Où nous étions ? A vrai dire, je n’avais pas trop fait attention. Une galerie marchande, sans aucun doute. Et à la vue des enseignes prestigieuses, mon petit sourire redoublait d’amplitude. Notre dernière destination ? Une parfumerie. Tandis qu’elle m’argumentait ses différents choix de fragrances, je me contentais d’hocher la tête. A vrai dire, elle pouvait bien sentir la fraise, la banane, la meringue ou encore le jus de sardines : j’en avais strictement rien à faire. Du moins, tant qu’elle ne me faisait pas un petit cadeau. J’étais serviable, un petit toutou, et je voulais mon « nonos ». Pourquoi pas un vêtement ? Alors pour le coup, j’essayais de m’impliquer.
« C’est vrai que le parfum est agréable et qu’il tiendra peut-être plus longtemps mais, ne trouvez-vous pas qu’il est un peu trop frais ? Peut-être est-ce la touche de pomme, je ne sais pas. » A mon grand étonnement, ce n’était pas vraiment du baratin. C’était pensé. Elle me toisa quelques minutes, probablement histoire de juger de la qualité de mes propos puis reposa le flacon sur le présentoir. Elle fit un demi-tour sec et rapide, et le clac sonore de ses talons sur le sol marbré refit des siennes. Incorrigible. Condamnée. Terriblement elle. Intérieurement, je priais pour que la prochaine boutique ne soit pas exclusivement féminine, me mordant les lèvres et levant les yeux d’un air suppliant. Comme si je croyais en un quelconque Dieu miséricordieux. Comme si. Je reprenais mon expression habituelle, me massais les mains rougies par le frottement des sacs et continuais mon périple. J’espérais de tout cœur que cette femme ait une réelle compassion. Au fond de moi, je ne me faisais pas d’illusions. Elle était de la même trempe que Regina après tout.

Je luttais du mieux que je pouvais pour feindre l’indifférence la plus totale.

Enfin, jusqu’à la prochaine boutique.



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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyMer 11 Déc - 14:47




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« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD

Survivre à une journée shopping, en ma compagnie, relevait forcément du miracle. Peut être que son côté sorcier lui permettait de tenir le coup, mais je suis prête à parier qu'un simple humain se serait déjà arrachés les cheveux, se roulant au sol en attendant une camionnette pour se faire interner en Asile. Première chose surprenante c'était donc ça, que la Erwan ne pète pas un plomb et portait jusqu'à maintenant ma montagne de sacs. Ensuite, il arrivait même à se concentrer ! Il avait réussi à émettre un jugement exacte sur un parfum, si exacte qu'il me dissuada d'acheter le flacon et me le fit reposer. Me retournant en faisant danser mes cheveux roux dans mon chemisier, je continue de frôler le rayon femmes, faisant tourner la carte de fidélité entre mes doigts vernis. Je commençais en avoir marre. Non en fait ce qui commençait à m'énerver c'est que la bonne de la journée puisse avoir raison, me mettant en tort. Ah... Allô quoi, j'étais Lafay, personne ne m'avait jamais contredis, et cela en 103 d'existence sur cette terre. Wouah, ça m'en fait des bougies mine de rien, et mes sorts de ralentissements ne s’estompent toujours pas ! J'aimerais bien voir à quoi je ressemblerais à peine un peut plus vieille. Une vieille garce ridée égocentrique qui doit porter une ceinture et une minerve sans doute. Cette idée de m'imaginer vieille me fait frisonner. Je finis par attraper un flacon au bouchon doré et au liquide noire -je suis une grande fan de Lady Gaga- avant de me diriger vers la caisse, rentrant ma carte et composant le code. Je jette un regard au petit russe (même si il était pas russe il avait une gueule et un nom de russe, alors chut), prête à lui demander de choisir ce qu'il veut dans le rayon hommes. Mais je me rétracte. Les aigles ne volent pas avec les poules, et il n'était pas là pour faire les boutiques, il était là pour porter mes achats même si pour le moment c'est moi qui retenait les sacs Sesigual, Zara, Versace, Dolce Vita...
Affichant un sourire faussement sympathique à la vendeuse, je finis par sortir, le sorcier derrière moi. Il faut que je trouve un truc à dire si je veux garder mon porte manteau pour la journée, un sujet de discussion, vite...
-Donatella !
Je ne me suis pas rendu compte que j'ai presque crier, attirant les regards autour de nous. Je sens son regard «wtf » poser sur moi.
-Donatella.
Répétais je à mesure que son regard s'accentuait.
-Donatella Versace est incroyable... C'est une femme géniale. A chaque fois que je passe en Europe je passe lui faire la bise. Je l'ai rencontré y'a deux ans, pendant ma grande fugue de Mystic Falls après la Guerre opposant Originaux et Sorcières Mortes...
Apparemment il ne portait pas les esprits dans son cœur, j'aurais bien voulu le voir agir face à ces fameux esprits, en chair et en os. Je devrais lui présenter Mary... Cette garce de sorcière morte. Quelle ironie du sort... Elle était mon mentor et une grande amie. Maintenant nous sommes rivales comme jamais. La garce a rejoint Klaus... De toute les sorcières mortes -Sarah, Ruth, Abigail, Emily...-, il avait fallut que la pire « survive ».
-Tu dois te foutre de mes connaissances. Je lâche un rire en baissant la tête avant de tourner la tête vers lui, baissant la voix. Le fait qu'elle est elle aussi une sorcière est sûrement plus intéressant hein ?
Bon, où aller maintenant ? Je reste posé dans la galerie marchande, réfléchissant vers où continuer mon Odyssée. Soupirant et faisant virevolter une boucle, je penche la tête en direction de la conchita à Regina.
-Tu commande sur internet ou tu fais les boutiques toi aussi ?


Elizabeth & Irving

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptySam 14 Déc - 15:09





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Elizabeth et Irving

Des sacs plein les mains, j’arpentais les couloirs de ce centre commercial, la tête ailleurs. Il fallait dire que Lafay n’était pas vraiment bavarde. D’un côté, c’était tant mieux. Si elle n’avait rien à dire, elle n’avait pas à se forcer. Après tout, il valait mieux ça qu’une discussion mielleuse et sans intérêt. Lorsqu’elle passa à la caisse, j’attendais devant la vitrine, contemplant les lieux. Je les connaissais presque par cœur (à force d’y faire les boutiques) mais ce n’est pas pour autant que je n’étais pas bluffé par sa banalité. Des boutiques les unes à côté des autres. Un éclairage jaunâtre désagréable. Un carrelage imitation marbre recouvert de traces de pas et d’autres saletés. Je levais la tête pour contempler ce qu’il restait d’une verrière « classieuse ». Aujourd’hui, elle était tant opaque que les maigres rayons de soleil qui filtraient les nuages ne parvenaient même pas à m’atteindre. Pourtant, selon les panneaux posés devant l’entrée, il s’agissait bel et bien de la deuxième plus grande galerie marchande après celle de Charlotte. Grande peut-être mais agréable, pas forcément. Cependant, ma vision de l’endroit n’était pas très objective. J’étais prêt à parier qu’elle découlait de mon profond ennui. C’était exactement dans ce genre de situations que mon envie de pratiquer de la magie montait en flèche, allez savoir pourquoi. Pourtant, c’était totalement hors de propos, secret oblige. Des fois je me mettais à imaginer ce qui se passerait si la magie venait à être découverte. A chaque fois, je tombais sur quelque chose de bien trop proche du massacre de Salem pour me rendre optimiste. Néanmoins, le retour de la crinière rousse me tira de mes songes. Elle me regardait, hésitait. A quoi pouvait-elle penser ? Et là, sans prévenir, elle se mit à hurler quelque chose comme « Donatella ». Une véritable hystérique. Je la regardais interrogateur. Que lui arrivait-il ? Venait-elle d’être mordue par un serpent à sonnette ? J’aurais pu sourire à cette idée mais curieusement, je n’en fis rien. Je la regardais silencieusement, attendant qu’elle s’explique. « Donatella. » De qui pouvait-elle bien parler ? Elle avait au moins réussi à aiguiser ma curiosité. « Donatella Versace est incroyable... C'est une femme géniale. A chaque fois que je passe en Europe je passe lui faire la bise. Je l'ai rencontré y'a deux ans, pendant ma grande fugue de Mystic Falls après la Guerre opposant Originaux et Sorcières Mortes... » Bien sûr je voyais très bien de qui elle parlait. Après tout, c’était une légende de la mode. Incroyable oui. Enfin, elle l’était. Avant qu’elle n’abuse du bistouri. Néanmoins.. Quelle chance d’avoir rencontré une telle pointure. Si Lafay voulait attirer mon attention, elle l’avait désormais. Mais même si la madonne Versace était un sacré personnage, j’étais plus intéressé par la partie sur les Originaux et les Sorcières Mortes. Regina m’en avait déjà parlé succinctement et j’avoue que j’étais plus que captivé par ces évènements. « Vous avez fugué ? C’est pas de bol ça… Quelle chance vous avez eu de rencontrer une si grande personnalité ! » J’avais un sens inné pour caresser les gens dans le sens du poil. « Tu dois te foutre de mes connaissances… » Là, elle se trompait. Même si c’était un personnage haut en couleur et carrément excentrique, elle restait une puissante sorcière et j’étais prêt à n’importe quoi pour gagner en puissance. Y compris faire semblant de m’intéresser à je ne sais quelle anecdote fumeuse racontant sa rencontre avec une légende – défigurée – de la mode. « Le fait qu'elle est elle aussi une sorcière est sûrement plus intéressant hein ? » Cette fois-ci, elle marquait un point. Depuis ma propre « révélation » je n’avais jamais réfléchi à l’idée que peut-être des célébrités puissent-elles être aussi être des sorcières (voire des sorciers, même si c’était plus rare). « Sérieusement ? Me dîtes pas que… Coco Chanel en était une aussi ?! » Une pointe d’ironie qui l’invitait seulement à me parler d’autres célébrités ayant baigné dans la sorcellerie. Peut-être qu’un jour, je serai parmi elles. Souhait naïf et pas vraiment réfléchi. Si une partie de moi aspirait à plus de luxe et de paillettes l’autre aimait bien trop la décadence et l’immoralité pour entrer dans les rangs. Quelques secondes s’étaient écoulés depuis l’affirmation de Lafay. Cette dernière brisa à nouveau le silence :
« Tu commandes sur internet ou tu fais les boutiques toi aussi ? » Je répondais simplement, sans aucune arrière-pensée à cette question si naturelle. « Un peu des deux. Internet est très pratique pour commander à des boutiques bien trop loin de notre chère Virginie mais en même temps, faire les boutiques est une activité relaxante. Dommage qu’aucun magasin d’envergure ne soit présent ici. Oh bien sûr, je me limite quand il s’agit d’achats de ce genre. Je préfère m’acheter un beau cadeau que plein de merdes… Enfin, quand j’arrive à épargner assez. » Ma réponse me paraissait plutôt honnête. Je vivais sous mes économies avec l’aide de Regina mais il ne fallait pas trop abuser quand même.
En y réfléchissant bien, cette diva de Lafay n’était pas aussi désagréable que ça…
… Couleurs vives exceptées.




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Freya Mikaelson

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MessageSujet: Re: Maybe I wear too much pink...   Maybe I wear too much pink... EmptyLun 23 Déc - 20:38




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« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD

Oui, bon, j'avais fugué mais c'était pas non plus le terme le plus approprié. Bon si ! Oh mais bon bref !
-Disons que j'étais surtout mitigé entre le deuil et la rancœur, j'ai préféré quitter la ville, sinon soit on aurait finit par me tuer ou je me serais jeter du pont. Oui à ce moment là j'étais encore vulnérable comme sorcière...
Me projeter dans le passé, me repenser faible et presque sans pouvoirs... C'était étrange, j'avais l'impression de repenser à une vie antérieure, je n'avais pas l'impression que la sorcière faible dont j'étais en train de penser, c'était moi.
-A ce moment là je ne pratiquais encore que la magie blanche, c'était l'époque où une sorcière magie blanche c'était tendance.
Maintenant qu'est ce qui était tendance ? L’Expression ! Pour peut qu'on en crevait pas du moins.

Bingo, au moins j'avais raison sur un point : j'avais capté son attention en révélant que Donatella était elle même une sorcière. Ça avait était simple de faire connaissance avec elle... S'incruster à une soirée, être super bien fringuée et balancer le tout comme une bombe sur les sorcières. Elle n'a pas pu contourner la conversation, j'avais trop d’assurance et elle a du flairer qu'à ce moment là je n'étais plus novice. Deux divas sur leurs 31 qui échangent des sorts en fumant des Orlando et buvant du champagne, ça ferait un magnifique tableau que je ferais bien encadré au dessus de ma cheminée.
Je réfléchis quelques secondes à sa question en fronçant un sourcil.
-Mmh... pas à ma connaissance non ! Mais va savoir.
C'est vrai, rien n'empêchait les stars d'appartenir au surnaturel ! D'autant plus que bon, j'étais moi même une sorcière, Elizabeth Lafay ! Je baisse les lunettes de soleil retenu sur mon front sur mon nez avec un sourire amusé quand j'entends sa réponse, assez honnête, trop honnête même. Ça sous-entendais des trucs ça ? J'achetais des merde ? Je lève les sourcils au ciel en regardant les sacs, soutenus par des hanses en tissus retenues entre mes doigts. H&M, Louis Vuitton, Sephora, Prada... Mine de rien le centre commercial de Mystic Falls avait des trucs sympas, bon ça n'égalisait pas Paris ou Milan mais bon. Pour un petit bled en Virginie ça allait.
-J'ai horreur des boutiques en ligne, trop rapide, je me fais chier à mourir après ! J'aime bien faire la tornades dans les rayons en passant des heures à essayer les derniers articles !
Habits qui, après les avoir mis une fois, ne ressortirons que lors de quelques occasions et resteront la plupart du temps sous des protections en plastique dans mon dressing.
-Et ça m'étonne qu'avec la pie avec laquelle tu vis tu ne puisses pas piocher quand bon te semble sans que ça manque à cette sorcière !



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